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Grotte

Publié le par Pilgrim.

Les livres des Editions Christophe Lucquin sont hors-norme, audacieux et passionnants. Grotte d'Amélie Lucas-Gary ne déroge pas à la règle.

Grotte

Le gardien de la grotte millénaire traverse le temps à l'écart du monde, reclus dans son coin. Mais du monde, il est difficile de s'abstraire surtout quand il vient à vous. Les personnages défilent, tous animés de motivations, de désirs différents, en quête de sens ou d'eux-mêmes, de réponses qu'ils espèrent trouver au fond de la grotte. Le lecteur assiste à une succession de saynètes, bestiaire d'une humanité désemparée, véritable ménagerie, où l'on voit la première dame de France côtoyer Ben Laden, Philippe Bouvard ou un extra-terrestre. Les acteurs de ce théâtre d'ombres constituent des archétypes qui renvoient non seulement à La Fontaine mais surtout à Platon et à ses idées... et bien entendu, à sa caverne. Car ici tout est spécieux, et le motif qui domine est le double (ceux mimétiques du gardien, qu'il retrouve en chacun de ses visiteurs et qu'il "absorbe" faisant de lui un être (trop ?) insaisissable et éthéré, celui (ou réplique) de la grotte, allégorie du monde et de l'humanité...). Du réel, ce n'est pas tant le reflet que l'on distingue (comme dans la caverne de Platon) mais son illusion, voire le double. Et l'on songe à Clément Rosset et à son essai Le réel et son double : "... la structure fondamentale de l'illusion n'est autre que la structure paradoxale du double. Paradoxale, car la notion de double, on le verra, implique en elle-même un paradoxe : d'être à la fois elle-même et l'autre."
Et Amélie Lucas-Gary enfonce le clou. L'histoire se répète. C'est l'éternel retour et le cycle des temps, la roue de la vie. Toujours la même histoire déclinée, éternellement tragique, éternellement comique, où l'on se demande, pris de vertige, ce qu'il en est de la copie quand l'original est un faux.

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Le plus grand chapiteau du monde

Publié le par Pilgrim.

Je danse comme un derviche sur la piste aux étoiles
Main droite tournée vers la lumière
La gauche répartit les astres.
Je grave les lois de l'univers. En 1919, John et Charles Ringling ont dévoré le Barnum & Bailey Circus.

Burp !

Je gravite autour de son centre. Les hommes Soleil me poussent hors de scène. Je m'accroche aux mots qui jaillissent ; veux rejoindre mes frères, mes semblables qui s'exhibent, jeter des paillettes aux queues des comètes, poussière sur l'orbe des gradins vides. 

Publié dans Ringling, Barnum

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Calipso needs you !

Publié le par Pilgrim.

L'association Calipso est menacée de disparition !

J'ai souventCalipso needs you !, sur ces pages ou mes anciennes, évoqué le CAfé LIttéraire, Philosophique et SOciologique virtuel qu'elle a fondé et que son "pilier" (Patrick L'Ecolier) tient avec constance et talent, point de ralliement de maints auteurs, lieu d'échanges et de propositions littéraires enthousiastes et enthousiasmantes. J'ai souvent relayé les projets culturels, la plupart éditoriaux, qu'elle mène, certains auxquels j'ai eu le privilège et le plaisir d'être convié (les collectifs Zonaires) ou d'autres, tout aussi passionnants qu'elle a soutenus (ainsi de l'humaniste : Avant l'exil j'étais quelqu'un...). J'ai souvent, aussi, mentionné le très couru concours de nouvelles qu'elle organise et qui m'a valu, quatre années, de figurer dans les anthologies qui en ont découlé. C'est dire à quel point je suis attaché à Calipso et combien je mesure son importance dans notre système culturel. Alors que le milieu éditorial ambiant demeure ultracloisonné, Calipso offre un havre d'expression aux auteurs qui n'ont pas la "carte" ! Et cela mérite d'être protégé ! 

Comme beaucoup d'associations, Calipso rencontre des difficultés de financement (subventions supprimées, etc...), elle lance donc pour subsister et traverser cette période délicate un appel à l'aide. 

Un appel à l'aide dont vous connaîtrez toutes les modalités ici :

Soutien à l'association Calipso

Calipso compte sur nous... pour qu'on puisse encore compter avec elle !

Publié dans Calipso, Superblog

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Une nouvelle "fantastique" primée à Montrouge

Publié le par Pilgrim.

J'ai appris un peu par hasard, et cela a été une belle surprise, que ma nouvelle intitulée A longueur d'ondes avait reçu le troisième prix ex-aequo du concours 2015 de la nouvelle fantastique et policière, organisé par la ville de Montrouge, et ce, dans la catégorie fantastique. 
J'suis content ! 

Le palmarès, genre "fantastique" :
1er : La bonne-mère de B.E. Torgemen
2ème : Un dîner à Copenhague d'O. Legrand
3èmes ex aequo : A longueur d'ondes de B. Camus et Dialogue de sourds de D Yoric

Et pendant que j'y suis, et même si je n'y ai pas participé, le palmarès, genre "policier" :
1er : Troktès ébaudie de P. Deville
2ème : Le tueur de la pluie de G. Gil
3ème : Drôle d'oiseau de J.M. Palach

Le palmarès complet : ici !

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La proposition de Ringling

Publié le par Pilgrim.

 

Ma darling Clémentine, sors ton Browning.
Y'a Ringling, qui monte sur le ring.

Cash, il t'offre le monde.
Mais toi, ce que tu veux, c'est veiller sur ta caisse
Et soigner les rhumatismes de Joseph

à Plombières-les-Bains.

 

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Visite du Bunker (8) : le môme citrouille

Publié le par Pilgrim.

Le Bunker, troisième témoignage, chez Jacques Flament.

 

Visite du Bunker (8) : le môme citrouilleVisite du Bunker (8) : le môme citrouilleVisite du Bunker (8) : le môme citrouille
   

"Un gosse, dont la tête grosse comme un potiron saillait sur un corps en bonbonne, l'observait derrière des lunettes aux verres boursouflés."

Le Bunker, 3ème témoignage

 

Nota : il n'est pas interdit de cliquer sur les images.

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Clémentine

Publié le par Pilgrim.

Au café de la mère à boire, Clémentine tient le bar et le crachoir. 500 francs qu'elle les fera pousser, ses poils à double panache ! Oscar tope là et disparaît avec l'oseille. La femme à barbe s'en moque. Elle a gagné la gloire.

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Pattes de mouche et autres saletés - un superblog de Laurine Roux

Publié le par Pilgrim.

Pattes de mouche et autres saletés - un superblog de Laurine Roux

Des blogs d'auteur, il y en a beaucoup. On y fait sa petite promotion, y annonce ses publications, ses dates de signatures. On y raconte ses exploits, y partage ses expériences. On y donne son avis sur des sujets divers et variés, le plus souvent littéraires, y pousse ses coups de gueule, y livre son journal intime ou pas, ses chroniques de la vie d'un auteur. Et puis on y expose quelques uns de ses textes... Bref, à peu de choses près, ce qu'on peut trouver ici même, sur le blog que vous êtes en train de parcourir... et qu'on peut aussi retrouver, plus ou moins, sur Pattes de mouche, le blog de Laurine Roux.
Oui mais, sur Pattes de mouche, il y a beaucoup plus et surtout l'essentiel ! Ce n'est pas seulement que ce soit brillant, réjouissant et profond, qu'on y découvre des textes après la lecture desquels on se sent plus intelligent - et rien que ça, tirer vers le haut le visiteur, suffirait à rendre ce blog indispensable - c'est surtout qu'on y assiste, ou du moins qu'on à l'impression d'assister, au processus de création lui-même. Laurine Roux nous invite à suivre deux de ses projets (Works in Progress, pour faire bien !), ses Carnets du Transsibérien et Walden, et nous confronte à ce qu'il y a de plus mystérieux : l'acte créateur. Elle nous offre, et c'est un privilège qu'elle nous accorde, de la suivre dans sa construction d'une oeuvre dont se dessinent au fur et à mesure les contours, se profilent les thématiques et où s'agencent déjà quelques pièces éclatantes et passionnantes.

Pattes de mouches est un superblog et Laurine Roux une auteure à suivre absolument. Et il faut que ça se sache !

 

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"Un canapé sur l'Oise" : un recueil pour rire de Libres Plumes

Publié le par Pilgrim.

"Un canapé sur l'Oise" : un recueil pour rire de Libres Plumes

 

Suite au premier concours de la nouvelle humoristique qu'elle a organisé (dont les résultats sont à découvrir ici), l'association Libre Plumes a pris l'excellente initiative de regrouper les 15 nouvelles finalistes au sein d'un recueil (numérique et papier), intitulé Un canapé sur l'Oise.

Mon texte (Un thème à la con) ayant eu cet honneur, j'ai le grand plaisir de l'y voir figurer.
Vous pouvez le découvrir, avec les autres finalistes et la préface du président du jury Philippe Jaenada, et vous le procurer à cette adresse : Libres Plumes
Un recueil qui n'engendre pas la mélancolie, idéal pour l'été !

La deuxième édition du concours est en cours. Vous avez jusqu'à fin juillet pour envoyer vos propositions. Voir les modalités de participation !

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Le Victor Hugo de Ousmane Sow

Publié le par Pilgrim.

Le Victor Hugo de Ousmane SowLe bronze géant se dresse sur le parvis des droits de l'homme, devant l'hôtel de ville de Besançon. La sculpture monumentale représente Victor Hugo en habits de Jean Valjean, consultant sa montre de gousset. Le clin d’œil à la vieille tradition horlogère de la cité est fortuit néanmoins heureux, puisque la sculpture a été commandée non par la commune mais par Médecins du monde, en refus de la misère et de l'exclusion.
Le sculpteur revendique son admiration pour l'écrivain et leur ressemblance frappe tant que l'on ne peut s'empêcher de songer à un autoportrait de l'artiste. Victor Hugo est représenté à l'âge où il est sûr de son autorité, de son art, de son influence, et une force tranquille (pour reprendre une expression éculée) émane de lui. L'homme convaincu de sa propre grandeur, regarde sa montre. On le sent maître du temps, et quelque peu avare du sien, plus précieux que celui des autres. L'on est surpris en apprenant qu'il est en guenilles, tant le costume qu'il a revêtu rappellerait plutôt celui d'un bourgeois, bourgeois qu'il était, avec sa veste, son gilet, sa chemise et cette montre de gousset, costume que l'on devine alors, conformément aux intentions explicitées, élimé, usé jusqu'à la corde (et la veste, à y regarder de près, semble en effet bien défraîchie) même si ça n'est pas évident... Il faut se rabattre sur les grosses chaussures et l'absence de chapeau pour trouver des signes tangibles de l'indigence exprimée, plus que sur la rugosité et les aspérités de la surface, assez caractéristiques du style de Sow et donc, en l'occurrence, peu significatifs.
Ainsi, l'on est troublé. L'artiste en guenilles supposées a plutôt des allures de notable ; la posture et la tenue (quoiqu'on en dise) traduisent sa haute position sociale et la conscience qu'il avait de son rang. Et l'on s'étonne que l’œuvre puisse être emblématique d'une réaction contre la pauvreté. Une contradiction et une opposition, qui tiendraient s'il était question d'un autre nanti que Hugo. L'écrivain a en effet vécu dans l'aisance et l'on connaît son goût pour le confort (jusque dans l'exil) ; personne, pourtant, n'a écrit manifeste plus puissant contre la misère. De sorte que l'ambivalence ressentie devant la statue, l'écart entre bourgeoisie et quart-monde, comblé par la figure universelle et compassionnelle du grand homme, procurent à l’œuvre de Sow une force fédératrice, propre à remuer tous les cœurs, et exhortent le passant à davantage de fraternité. L'on se dit alors, sur les pas de Hugo et de Sow : « Hommes et femmes de bonne volonté, de tous pays et de toutes conditions, unissons-nous ! »

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