Message
J'ai toujours été un garçon sage
Sans âge
L'âme hagarde
En garde
Un garçon de passage
Dans une voie de garage.

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... Le tout est de savoir pourquoi j’écris ce journal. Si c’est en vue d’une publication ? Ou si c’est pour moi ? Dans ce dernier cas, pourquoi alors ne pas se lâcher complètement et laisser libre cours à mes pensées, les mauvaises, les furieuses ? Aucun risque de blesser quiconque si ces mots sont voués à l’obscurité de mon disque dur. Et je peux dire mon ressentiment, manifester ma mauvaise foi et exprimer mes espoirs aussi naïfs et pitoyables soient-ils. Pourquoi craindre le regard de l’autre si j’en suis à l’abri ? Et inutile de trop se soucier de la rédaction, de la fluidité. Laisser le trop plein déferler. Tant pis si c’est haché, décousu, mal fichu. Crier. Enfin. Se laisser aller. Crier, puisque personne n’entendra. Et se répandre même si ça n’est pas très reluisant.
J’hésite. Encore. Je me dis qu’il pourrait toujours se trouver quelqu’un sous les yeux duquel ses pages tomberaient. Et je ne sais pas si j’aurai la force, à la fin, d’appuyer sur la touche suppression du dossier. Je ne pense pas que j’en aurai la force. Je conserve tout. Le mauvais et le moins mauvais. Peut-être qu’à la fin, quand je la sentirai, cette fin, si tant est que je la sente, j’aurai cette lucidité, cette élégance, ce bon sens, de faire le ménage. Je n’en suis pas certain.
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J’ai quelques articles d’avance sur mon blog.
Du travail, encore, sur mon moyen texte. Mais je suis au ralenti. Les vacances des enfants arrivent et je sais qu’elles ne sont guère propices à l’écriture. Je reprendrai sérieusement, après. Le travail est en plan ; c’est toujours plus facile pour moi de me replonger dedans quand il est interrompu en plein milieu.
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