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A propos des Lucubrations, dans la revue Harfang

Publié le par Pilgrim.

La revue littéraire Harfang, dédiée à la nouvelle, consacre une page de son numéro 59 aux éditions Zonaires. Il y est question de Vent fou, le recueil de Frédérique Trigodet, ainsi que des Lucubrations de Lucien, qui s'offre ainsi une nouvelle couverture médiatique pour bien passer l'hiver au chaud.

Un grand merci à la revue pour son éclairage.

Voici la page : 

A propos des Lucubrations, dans la revue Harfang

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Au n°3 de la revue poétique L'Air de rien

Publié le par Pilgrim.

La revue L'Air de rien m'a ouvert ses pages pour son numéro 3 et j'en suis ravi et fier. C'est la première fois que je publie dans une revue exclusivement poétique et que je me frotte à ce monde qui m'a toujours intimidé, peinant à m'y sentir légitime. J'ai osé transmettre mon texte Pendant que à la revue et je ne le regrette pas.

L'Air de rien est une petite revue poétique, donc, et marseillaise. Chaque numéro est consacré à un(e) poète, Laure Samama pour le numéro 3, et ouvert aux contributions d'une dizaine d'autres. Je me trouve, ici, aux côtés de Laetitia Extrémet, Julie Cayeux, Lionel Perret, Karen Cayrat, Sylvain Milliot, Emmanuelle Sarrouy, Fabrice Farre et Junie Lavy. Un artiste, à chaque fois différent, illustre la couverture, Magdalena Lamri pour le n°3 avec son œuvre L'offrande (2021, fusain).

Pour découvrir la revue, il suffit de se rendre sur son site

Au n°3 de la revue poétique L'Air de rien

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Portraits inattendus, chez Zonaires Éditions

Publié le par Pilgrim.

Portraits inattendus, chez Zonaires Éditions

Les éditions Zonaires ont conçu un ouvrage collectif (Portraits inattendus) autour de 16 figures qui, par leurs actes, leurs œuvres et/ou leur aura, ont pénétré l'imaginaire de leurs contemporains et de leurs descendants, au point de devenir des représentations quasi mythologiques. 16 auteurs se sont penchés sur leur cas, chacun le sien, pour offrir un instantané de leur modèle à un moment crucial de leur vie, réinventer leur histoire. 
J'ai eu l'immense plaisir de m'associer à ce projet et de mettre mes pas dans ceux d'Antonin Artaud, écrivain, poète, dramaturge, dessinateur, acteur, artiste hors-norme, au moment de son internement à Rodez. Ma contribution à l'ouvrage s'intitule Le Mômo et ses doubles.

Les personnages abordés associés à leurs auteurs sont les suivants (en plus du mien) : D’Artagnan et Pierre Monier, Jacques Brel et Estelle Berger, Coluche et Dominique Theurz, Olympe de Gouges et Serge Cazenave-Sarkis, Frida Khalo et Julie Legrand, Jacques Lacan et Joël Hamm, Martin Luther King et Jordy Grosborne, Rosa Luxembourg et Peggy-Loup Garbal, Missak Manouchian et Emmanuelle Cart-Tanneur, Louise Michel et Alain Emery, Groucho Marx et Désirée Girod, Jim Morrison et Franck Garot, Rosa Parks et Valérie Brun, Qiu Jin et Guan Jian, Maria Spiridonova et Pierre-Louis Douheret.
En plus, sont proposés quatre textes sur les Mondines.
L'ouvrage est illustré par Nathalie Sougnoux.

Portraits inattendus est disponible dans toutes les bonnes librairies, à la commande, ou plus directement sur le site des éditions Zonaires.

Publié dans Zonaires

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Ma rencontre avec Michel Houellebecq

Publié le par Pilgrim.

Il fume à sa fenêtre. Du haut de son appartement, il surplombe Paris et le quartier chinois où il a choisi de résider. Sa tour n’est pas la seule ; d’autres oblitèrent son paysage et cassent sa ligne d’horizon. Il fume, disperse la cendre au-dessus de ma tête. De sa bouche ou de ses narines, dissémine des volutes qui n’ont pas le temps de se former. À peine ébauchée, elles se dissolvent dans l’air. La cigarette entre deux doigts, il se dit qu’il pourrait être ailleurs. Il se tourne vers chez lui, considère son salon ; effectivement, il pourrait être ailleurs. Il revient à l’extérieur, au spectacle du béton qui écrase les points de fuite, des blocs quadrillés en casiers superposés qui tranchent les perspectives ; ici est plus conforme à l’idée qu’il se fait du monde. D’un petit coup sec de l’index, il se débarrasse de la cendre qui gagne puis porte la tige à ses lèvres. Il aspire. Regarde en bas. Me repère. S’attarde sur ma personne. De son étage, je ressemble à un insecte. J’en ai la taille et l’anonymat. Il suit mon avancée. Il ne sait pas pourquoi il me suit des yeux. D’autres gens marchent sur le trottoir. D’autres sillonnent le macadam. Et des plus dignes d’intérêt. Je n’ai rien de notable, rien qui me démarque de la banalité ambiante. C’est peut-être pour ça qu’il m’observe, parce que je suis insignifiant. Petit homme sans envergure qui fait ce qu’il peut, se débat avec son inconsistance. Du haut de sa fenêtre, il me considère. Il se penche et, sans faire exprès, en ramenant sa main vers ses lèvres, maladroitement laisse tomber son clope. Aussitôt, il m’oublie ; instinctivement, scrute le vide sous lui, tente d’évaluer la trajectoire de la cigarette. Il est gêné. Il sait qu’elle pourrait se rabattre dans un appartement, en dessous, sous l’effet d’un courant d’air et, accrochée dans des rideaux, déclencher un incendie. Cela s’est vu ; la raison pour laquelle il est fortement déconseillé de jeter ses mégots par la fenêtre. Il est gêné mais il n’y peut plus rien. Il est trop tard pour rattraper le coup. Et il n’a pas fait exprès… Il renonce à s’enquérir de la cigarette, s’écarte de la fenêtre, la ferme. Le mégot volette jusqu’à moi, tombe à mes pieds. Je lève le nez, essaie de repérer le con qui balance ses mégots dans la rue. J’inspecte les trente étages qui me dominent en quête d’un coupable, renonce rapidement à le trouver. Je hausse les épaules, poursuis mon chemin.

Publié dans Mes rencontres avec...

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