Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sans cape, dans le canal

Publié le par Pilgrim.

Sans cape, dans le canalMais que fabrique-t-elle ?!!!
— Attention, Têtenlair !
Elle regarde ailleurs, zigzague, dévie, franchit le bord grillagé d'orties et plonge. Direct dans la flotte. Moment de stupeur. Le temps que j'enregistre l'info : je ne la vois plus, elle est dans le canal. Et l'arrêt en catastrophe, la bicyclette en travers des pattes qui ne veut pas me lâcher, dont je me dépètre. À toute berzingue, en manquant de m'aplatir, je rejoins la rive. Un état des lieux. Elle est allongée dans la vase, de l'eau jusqu'au cou, son vélo qui l'entrave. Je saute, l'attrape sous l'aisselle. Tout va bien : j'ai pied. Je m'arrime à la berge, la sors de là. Puis la machine. Puis moi. Un deuxième passage dans les orties. Histoire de s'embraser un peu plus l'épiderme. Et les pleurs. La petiote trempée, secouée. Les passants qui regardent et commentent : « Plus peur que de mal ! » ... Certes.

De retour fissa à la maison, je la dépiaute, sa peau rougeoyante, la glisse dans la baignoire. De l'eau chaude. Soupirs. Têtenlair reprend ses esprits et son calme.
— J'aurais pu me noyer, dit-elle, très impressionnée, après que je l'ai sermonnée sur sa conduite plus qu'aléatoire.
— Oui... mais bon, j'étais là quand même...
Elle me considère, me dévisage. Un petit sourire se dessine sur ses lèvres. Elle se met à pouffer.
— Tu crois que t'es le prince charmant ? se moque-t-elle.
— Pourquoi dis-tu ça ?
— Ben oui, tu te prends pour le prince charmant qui me sauve, et tout... alors que t'as même pas de cape !

Publié dans Père au foyer

Partager cet article
Repost0

Visite guidée du Bunker (5) : entre l'intranquillité et l'aveuglement

Publié le par Pilgrim.

Le bunker, troisième témoignage, chez Jacques Flament Editions.

 

"Si bien qu'il a dû se résoudre à amputer sa propre création des feuilles les plus sacrées qui soient, celles de ses compatriotes, Pessoa et Saramago, et de dormir, calé entre l'aveuglement et le Livre de l'intranquillité, afin que nul ne les profane."

 Le bunker, 3ème témoignage

 

  

 

 

 


Pessoa, l'intranquillité (Extrait 2) par artofilms

Partager cet article
Repost0

A-Marée, un recueil chez Bloganozart

Publié le par Pilgrim.

A-Marée, un recueil chez Bloganozart

 

 

Suite à un concours littéraire organisé en juin dernier par l'association Bloganozart, autour du vers de Baudelaire : Homme libre, toujours tu chériras la mer, et sur le thème de la mer et des monstres marins, j'ai eu l'honneur de voir ma proposition retenue et primée. 
L'on peut retrouver aujourd'hui, ma courte nouvelle intitulée L'appel du large, dans le recueil A-Marée, publié par Bloganozart Editions, collection Gueule du Loup, avec entre autres des textes de Mmes Jarzynski, Malléus, Vincent... et de M Cauda, l'auteur du 4ème témoignage du Bunker, qui vient de sortir chez JFE.

Pour se procurer cet excellent recueil, il suffit de le commander à Bloganozart (10 € frais de port inclus).

Publié dans A-Marée, Bloganozart

Partager cet article
Repost0

Visite guidée du Bunker (4) : Soleil Vert

Publié le par Pilgrim.

Le bunker, troisième témoignage chez Jacques Flament Editions 

 

 

 

1er mouvement de la symphonie pastorale de LV Beethoven.

 

 

 

 

Nota : les images sont à cliquer !!!

Partager cet article
Repost0

Tout premiers avis de lecteurs sur le Bunker, troisième témoignage

Publié le par Pilgrim.

Voici les tout premiers retours publics de lecteurs et compagnons de route internautes, sur le bunker 3, déposés sur la toile et les fora littéraires en particulier, au fil des conversations. Je ne résiste pas au plaisir narcissique de les restituer ici (promis, je n'abuserai pas du procédé...). Que les concernées veuillent bien me pardonner cette faiblesse !!! Et pour ceux qui s'interrogeraient, Pilgrim est mon pseudo de surfeur du cloud ! 

De l'écrivain Nathalie Vignal, sur le forum Imperialdream :
"Les extraterrestres ont oublié l'un des leurs et devinez, il est sur IDEY, on en a de la chance. Plus sérieusement, c'est une explosion qui m'a emportée, j'ai pas lâché le bouquin, sauf pour faire une pause clope...  Je vous avais parlé de Sommeil, de Murakami... enfin je crois... bref, je l'avais dévoré pour cette petite voix magique qui m'attrapait et peu importe où elle m'emmenait, et bien, celle de Pilgrim, qui ressemble plus à un cri qu'à une petite voix, c'est idem. Je me suis dit qu'il était cinglé, mais quel magicien !!! Il nous a fait du Grand Art ! Encore Bravo, Pilgrim."

De Valérie Laplanche, auteure de l'excellent recueil Impressions, soleil couchant, sur le forum Maux d'auteurs : 
"Le sieur Camus a un talent… un talent… énorme.
Ah non, c’est un peu court, jeune fille, on pouvait dire… ah, Dieu ! Que Pilgrim part en vrille !
Jolie, la vrille.
Du reste, je soupçonne fortement l’auteur d’avoir concocté son récit à la mode de l’Actor’s Studio, enfermé dans quelque bunker rescapé de la dernière guerre. (Mais qui donc gardait les enfants ?)
Premiers mots, premières pages, foin de salamalecs, on se retrouve en apnée dans l’histoire. Le style corrosif et mordant dissout tous les atermoiements, sous la vague, la férocité. Je me marre et j’en redemande. Mais qui dit vague dit sable et qui dit sable dit mouvant. Insidieusement, voilà que l’on perd pied, pour s’être tenu trop près des personnages. Tout juste si l’on se sent glisser. Et l’humour change de densité, est-ce encore de l’humour d’ailleurs, ça y ressemble mais convoque dans le même temps certaines de ces noirceurs qu’on voudrait ignorer. Pas de ça chez nous. Mais qui sait, au fond, jusqu’où nous sommes capables de plonger ?
Sacré Pilgrim, si je m’attendais…
Je recommande. Absolument."

Et, toujours sur Maux d'auteurs (et FB) les mots gentiment déposés par Danielle Akakpo, auteure entre autres de l'émouvant Jen et Juliette et du drolatique D'amour et d'oseille : 
"Quels trésors d'imagination, quelle création d'atmosphère ! Le roman m'a sacrément remuée. Je n'en dirai pas plus pour laisser aux futurs lecteurs le plaisir de la découverte. Bravo !"

Enfin, je ne résiste pas au plaisir de rapporter l'avis (également posté sur le forum MDA) de l'écrivain Laurine Roux, dont j'admire particulièrement les écrits (le dernier en date dans la revue Métèque 2) et dont je recommande le passionnant (et je pèse mes mots) blog : Pattes de mouche :
"Viens de terminer Le Bunker, Troisième témoignage, lu d'un souffle, de plus en plus dense et tassé, le rythme tendu par les 100 pages, comme la peau du ventre d'Andréa, d'ailleurs on attend un peu la fin comme une délivrance, une mise à bas... et la vague en motif, les répétitions qui enflent le texte... Tout ce que j'aime, quand la forme, les motifs, le rythme et les références se répondent en écho, ici contre les parois d'un Bunker oppressant. D'ailleurs, la légèreté d'apparence du début laisse vite place à des phrases plus resserrées, les images moins désinvoltes, imprimant un mouvement de vague réussi au phrasé. Ça, c'est beau.
Je crois savoir que tu aimes Volodine. J'ai pensé à lui par moment; fière intertextualité.
Toutes les références au Moyen-âge, à Villon, à la sculpture, à l'art et surtout à Dostoïevski sont bien choisies, doublées de renvois au cinéma qui, là encore, opèrent comme l'eau qui vient claquer contre l'eau: l'art sur l'art, l'art dans l'art, figure de la métalepse qui s'ouvre ici en vaste question sur la personne de l'écrivain, du fou, de l'artiste, de l'humain... et un chaman... ça pouvait que me plaire!
B-R-A-V-O."

Voilà pour l'entrée en matière et cet accueil très réconfortant ! Un grand merci à elles !

 

Mises à jour (avril 2016) : 
D'autres retours publics supplémentaires, parce qu'après tout, j'aurais tort de me priver. Alors voilà !

De Mémoire du Temps, auteure d'une imparable et originale Novella de science-fiction, La verge noire aux éditions ELP :
"J'ai lu aussi, j'ai adoré l'humour au second (ou plus, bien plus) degré, les références ciné (justement, deux références pour les prochains auteurs du bunker qui liront, très surréalistes, et en profiteront peut-être : "L'ange exterminateur" de Bunuel et "Le territoire" de Raoul Ruiz) les références à la sculpture, même si j'avoue ne pas être très documentée, l'histoire dans l'histoire aussi... enfin plein de choses qui donnent une impression très originale à ton récit... bien sûr on pense aussi à ce court-métrage culte "Le bunker de la dernière rafale".
Je relirai en plus certainement histoire de le gober en une fois et non par petits bouts...
J'espère que tu vas nous en écrire d'autres des récits plus longs qu'une nouvelle !"

Un avis de Daniel Birnbaum, poète et auteur, entre autres, d'une plongée fascinante au cœur de la société camerounaise et de ses intrications, La poupée effacée (Jacques Flament Editions). Un avis assez bref mais qui, je dois le dire, m'a particulièrement fait plaisir même si la référence est assez lourde à porter :
"à propos de bunker, je viens de lire celui de Pilgrim, c'est brillant, c'est du Dick."

Un avis d'Eliptik, auteure aux multiples talents, qui écrit aussi bien pour les petits que pour les grands (avec son recueil Morts en vrac) et aux dons d'illustratrice certains :
"Je l'ai lu, j'ai adoré ! Les références m'ont touchée. La folie des hommes aussi. Bravo l'auteur !
Et vive la Vague et le chewing-gum !"

Publié dans Actu Bunker 3

Partager cet article
Repost0

A propos du Bunker 3, dans l'Est Républicain du 4 avril 2015

Publié le par Pilgrim.

J'ai eu les honneurs de l'Est Républicain, pour Le bunker, troisième témoignage.
Un bel article de Sophie Dougnac, paru dans l'édition papier du 4 avril 2015 et accessible sur le site du journal.

Ma trombine en première page...

A propos du Bunker 3, dans l'Est Républicain du 4 avril 2015

A propos du Bunker 3, dans l'Est Républicain du 4 avril 2015

 

 

... et l'article dans le journal !

Cliquer sur l'image pour lire l'article, sur le site de L'ER

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Visite guidée du Bunker (3) : "Bats in mourning" - Jeremy Johnson

Publié le par Pilgrim.

 Le bunker, troisième témoignage, chez Jacques Flament Editions.

 

 

 "Un choc esthétique, puisque la composition de Jeremy Johnson avait déterminé son orientation artistique ultérieure et influé sur ses choix picturaux. Du moins, selon la brochure de l'exposition et ses raccourcis enjolivés..."

 Le Bunker, 3ème témoignage

It's not who I am underneath but what I do that defines me.

Batman 

Une photo et une oeuvre issues de Meddling With Nature

Partager cet article
Repost0