À l'aigre-douce, chez Alter Real Éditions
L'humour est la politesse du désespoir, dit-on. Le recueil de Dominique Theurz, qui porte bien son titre, en est la démonstration. La légèreté apparente des situations, de la forme littéraire, accompagne une détresse intérieure des personnages et la rend d'autant plus poignante. Il y a de la pudeur, de l'élégance, une certaine classe, même, dans cette façon qu'à l'auteure d'aborder, l'air de n'y pas toucher, sur le fil, des sujets douloureux.
Dominique Theurz y parvient grâce à une écriture au cordeau. Rien de trop. Des nouvelles ciselées qui requièrent du temps au lecteur, qui réclament qu'il s'y arrête car, ici, chaque mot compte. Une justesse et une efficacité qui rappellent celles des meilleurs fabulistes. Et, à n'en pas douter, il y a de cela, dans ces textes, un air de fable, et non pas tant par le recours fréquent à la personnification animale (d'insectes, notamment) ou d'objets mais par la simplicité (apparente) et l'universalité du propos. Un travail d'orfèvre.
À l'aigre-douce est paru en 2018. Il serait dommage de passer à côté. À découvrir, sans hésitation !
Le recueil, À l'aigre-douce de Dominique Theurz, aux éditions Alter Real, ici.







