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Au n°166 : Spécial Emile Moselly, des Etudes Touloises

Publié le par Pilgrim.

Au n°166 : Spécial Emile Moselly, des Etudes Touloises


À l'occasion du centenaire de la mort de l'écrivain lorrain, Emile Moselly, la revue du CELT, Etudes Touloises, a concocté un numéro spécial autour de sa figure. Elle a demandé aux différents lauréats du prix littéraire qu'elle organise chaque année et qui porte le nom de l'auteur d'y contribuer en écrivant un texte sur ou autour de la Moselle. Lauréat en 2013, je me suis volontiers et avec plaisir plié à l'exercice. Mon texte intitulé À la source a ainsi rejoint ceux des autres participants.

Nous trouverons également dans le numéro le texte du dernier prix Moselly (2018), La révolte de la vieille dame, décerné à Geneviève Bobior-Wonner.

La revue est à commander sur le site des Etudes Touloises.

 

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Barnie

Publié le par Pilgrim.

BarnieCauserie familiale :

Tous, vous en avez. C'est dégoûtant. Moi non. Je préfère. 
Et tes cheveux ?
Les cheveux, c'est pas pareil. Mais sur le corps, là, partout : beurk.
Ben, toi aussi, t'en auras. Et ça ne saurait tarder.
Nan. Moi j'aurai pas de poils.
Ben si. Et bientôt tes seins se...
Tais-toi. J'veux pas entendre ça. Ça se dit pas.
Comment veux-tu qu'on dise ? C'est comme ça que ça s'appelle.
Nan. On dit pas ça. C'est dégoûtant.
C'est pas dégoûtant. Qu'est-ce que tu racontes ? On dit seins...
Taisez-vous. Je veux pas que vous disiez ça. 
On doit dire comment alors : poitrine...
Ahhh. Arrêtez. Taisez-vous.
Nichons, alors ?
Aahhhh. Mais ça va pas la tête. Faut pas dire ça.
Comment ? Faut bien un mot.
Nan.
Ben si. Alors ?
...
...
Barnie.
Barnie ???!!!
Oui on dit barnie.
Barnie ! Mais d'où tu sors ça ? Je ne connais pas ce terme.
Ben si : barnie, l'envers de nib... euh... (en chuchotant) nibard.

Publié dans Père au foyer

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Le 24 novembre 2018 à Mathay, avec les Plumes Comtoises

Publié le par Pilgrim.

Le 24 novembre 2018 à Mathay, avec les Plumes Comtoises

 

 

 

Je retrouverai les Plumes Comtoises, le 24 novembre 2018, à Mathay (25) de 14h à 18h, lors d'une rencontre avec les lecteurs, pour passer un moment convivial et présenter mes ouvrages. 

L'occasion de préparer les fêtes pour un Noël en livres !

 

Publié dans Agenda, Plumes Comtoises, Salon

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Un zouave en Yser

Publié le par Pilgrim.

Belgique, Het-Sas. Août 1917 (collection Pascal Lamy) 

26 avril 1915 ; Het-Sas, Belgique. La date ; le lieu.
28 ans. L'âge.
Charles Dutartre. Le nom.

Après Ypres et les premiers gaz mortels,
L'enfant de l'assistance, un trou rouge à la poitrine,
Près de l'écluse, tomba.
Il laissa Louise et deux orphelins ;
Ma grand-mère n'avait pas deux ans.

La terre vola tant en cette zone d'Yser
Que rien de la sépulture du zouave ne subsista.

Restèrent les médailles et des mots : 
« Zouave de 1ère classe, plein d'allant et de zèle. Tombé glorieusement au champ d'honneur le 27 avril 1915, au canal de l'Yser en se portant à l'attaque avec sa vaillance accoutumée. Médaille militaire, Croix de guerre avec étoile de bronze. »
Et un trait sur la date.

Un zouave en Yser

Publié dans Des fins de l'histoire

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Daïmon

Publié le par Pilgrim.

J'ai découvert Daïmon, dont je me suis procuré le premier numéro. Une démarche, une entreprise, qui m'ont intrigué et impressionné par les ambitions affichées. La revue littéraire, dirigée par Raluca Belandry, consacre chaque opus à un auteur, ici Thomas Pourchayre (que j'ai lu, déjà et avec beaucoup d'intérêt, au gré de mes pérégrinations littéraires, notamment chez 15K, Dissonances, JFE...), en publiant quelques uns de ses textes et des ses photographies, éclats divers et irréconciliables (?) de sa production artistique, fragments pour un portrait kaléidoscopique, censé suggérer des pistes, donner des clés, sonder les origines et la source de la création, en bref, comme Raluca Belandry et Henry James le disent, déceler le motif sous le tapis. La revue se conclut par une conversation. C'est passionnant et, heureusement, le mystère demeure entier, même si par moment l'on croit toucher du doigt son élucidation. Des jalons sont posés, l'univers de l'écrivain (à peu près) circonscrit. Des thèmes s'avèrent récurrents et certaines influences (plutôt des inspirations), identifiées. L'acte de création reste néanmoins insaisissable, résiste à la réduction. Et c'est tant mieux. Je crois, pour ma part, qu'il ne faut pas trop chercher à le cerner, il se pourrait bien qu'il se venge. Je tire mon chapeau (que j'ai piqué à mon tour au Grand Homme) à Raluca Belandry pour son initiative, d'autant plus audacieuse qu'elle ne choisit pas un artiste établi du sérail, au sillon bien tracé et terrain connu, mais un (opportunément dénommé L'ailleuriste et rendant l'exercice plus difficile) qui évolue sur les chemins de traverse éditoriaux et se joue des frontières littéraires. 

La revue est disponible sur le site qui lui est dédié, ici. Et l'on peut la commander ou s'abonner sur cette page.

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