Contre nature
Le désarroi des bords de mer
Quand la falaise s'éboule
Dans les galets roule
La vague rocheuse.
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Le désarroi des bords de mer
Quand la falaise s'éboule
Dans les galets roule
La vague rocheuse.
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Femme fumigène n'éclaire plus la Terre
Son flambeau s'est métamorphosé en torchère
Des brandons de haine, des flammes délétères
Dans son sillage, nuits et brouillards prolifèrent.
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D'après Pandemonium de John Martin
J+381, le 21/11/2019
(...)
Je laisse reposer mon recueil (...). Avant de le reprendre d’ici quelques jours. Il devrait être prêt, comme prévu, pour janvier. Je regarde ailleurs. Je me suis à nouveau penché sur BV, mon roman que je traîne depuis une vingtaine d’années, que je reprends une fois de plus, auquel je voudrais donner encore une chance. Sauf que je ne sais où l’envoyer, à qui l’adresser. L’objet est bizarre. Très court, très noir, très étrange. Je ne cesse néanmoins de penser qu’il mériterait un éclairage éditorial. Oui… Il est l’un de mes rares textes, écrits avant 2008, auxquels je n’ai pas renoncé.
(...)
J+382, le 22/11/2019
(...)
Aussitôt dit, aussitôt fait : j’ai transmis BV à un éditeur. Nouvelle bouteille à la mer. J’ai fini par jeter mon dévolu sur une maison. Je pense l’envoyer à d’autres, également.
Je navigue donc entre plusieurs romans, plusieurs recueils, que j’expédie au petit bonheur la chance. Au petit bonheur la malchance, plutôt, jusqu’à présent.
Je lis en ce moment le dernier bouquin de Bret Easton Ellis : White. Pas terrible. Sur le plan de l’écriture, c’est même assez bâclé, pour ne pas dire torché. Je ne sais si c’est dû au traducteur, qui ne s’est pas relu, ou si celui-ci est resté fidèle à l’original et s’est contenté de retranscrire la prose de l’écrivain américain. Quant au fond, ça fait un peu pitié. Les réseaux sociaux qui empêchent de parler librement, les clivages qui se radicalisent, la dictature victimaire. La description du microcosme de l’élite libérale et culturelle des États-Unis. Qui tourne en rond. Qui se regarde le nombril. Mmouais… Rien de neuf. Ellis consacre un bouquin au phénomène des réseaux sociaux pour dire qu’on ne doit pas prêter d’importance aux réseaux sociaux et à ce qui s’y dit… Mmouais… J’ai lu American Psycho, ai apprécié. Le roman se tient ; il ne mérite néanmoins pas le foin qu’on en a fait autour. Je crois qu’Ellis est largement surestimé, que sa réputation repose sur une imposture. En tout cas sur des critères qui ont plus à voir avec la mode et la communication qu’avec la littérature. Du flan.
(...)
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(...)
J’ai envoyé le roman à un autre éditeur. L’une de mes dernières cartouches. Je n’en ai plus qu’une ou deux en réserve. Après, ce sera selon les découvertes éditoriales du moment et les opportunités. Ça sent de plus en plus le sapin pour mes XXX. Enterrement en prévision. Je ne parviens pas à m’y résoudre. Je reste persuadé qu’il ne dépareillerait pas dans une librairie. Suis-je aveuglé ? Peut-être… En tout cas, je peux de moins en moins pour lui. Juste guetter la possibilité d’un asile, quelque part.
Je songe à nouveau à utiliser ce journal pour mon blog, à y retranscrire les pages. Un moyen de l’alimenter alors que je peine un peu, en ce moment, à rédiger des textes pour lui. L’impression de tourner en rond. En dehors de mes lucubrations qui sont toujours source d’inspiration. Je me dis que ce journal pourrait être un moyen d’attirer l’attention. Je me fais sans doute encore des illusions.
(...)
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