La 5ème mort de Janka
Face à la paroi, l’oreille contre, Janka ausculta la roche. Il la sonda à la recherche de brèches par lesquelles disparaître. La surface métallique n’offrit aucune prise. Il se résolut à l’entailler. Il y planta ses ongles sous lesquels sa pulpe écorchée, à force de pression et d’insistance, s’effrita. Il grignota ses phalanges, puis ses doigts qui se disséminèrent en poussière le long de la frontière. Il n’eut plus de mains. Il usa alors ses moignons. Les frotta contre la peau lisse du terme du monde. Il se désagrégea par petits bouts. Squames absorbés par la terre, lambeaux de chair éparpillés dans l’air ferreux des temps révolus. Son corps ne tint plus que par sa tête dont il dévora encore les joues et le front. Il creusa ainsi jusqu’à ce que de lui ne subsista plus rien. Pas même la trace luisante d’un début d’érosion sur la parcelle combattue. À peine le stigmate d’une griffure imperceptible qui se colmata, fondue dans le bloc, quand Janka passa à travers.

raison et qu'il faut encore davantage se méfier des comparaisons historiques. Mais bon... avec le film de Bruno Dumont, difficile de ne pas faire le rapprochement, tant il saute aux yeux. Il y a un peu de Jeanne dans Greta Thunberg (et pas mal de ses accusateurs et de leur procès en sorcellerie dans les Bruckner, Onfray, Sarkozy et consorts...).
s, 3 locomotives. Quand, dans la cité, le cirque entre en gare, nul besoin d'un porte-voix pour l'annoncer. Barnum arrive avec sa cohorte d'amuseurs. À cinquante kilomètres à la ronde, la nouvelle doit se répandre. Il a rodé son entrée en scène, le vieux Phinéas ; il a appris à marquer les esprits et, de son empreinte XXL, le réseau ferré du pays. Tant et si bien que l'armée de l'Union s'inspirera de son sens de la démesure. Et voilà le greatest showman intronisé expert en logistique et conseiller militaire, bombardé homme canon de l'acheminement de masse pour massacres en grand large sur les champs de bataille.