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Renouveau

Publié le par Pilgrim.

Narcisses et violettes - Jean-François Millet - 1867 - Hambourg, Kunsthalle

"J'attends, en m'abîmant que mon ennui s'élève…
- Cependant l'Azur rit sur la haie et l'éveil
De tant d'oiseaux en fleur gazouillant au soleil."

Extrait de Renouveau (Poésies) - Stéphane Mallarmé

 

Publié dans Millet, Mallarmé, Galerie

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Tourbe

Publié le par Pilgrim.

Le temps où l'espace diffus enlise
Trouble
L'espace où le temps diffus enlise

Je perds racines et cime.
Tourbe.

 

Publié dans Bribes

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Journal, extrait du jour J+183, le 07/05/2019

Publié le par Pilgrim.

(...)
Je tourne en rond. Sans parvenir à me focaliser sur un projet, un travail, un texte. Il faudrait que j’écrive de l’inédit pour me recentrer mais, avec toute la masse de mots que j’ai sous le coude, je me demande s’il est bien raisonnable d’en rajouter. En évacuer avant d’en rajouter.
Je voudrais me lancer dans un nouveau projet au long cours, un roman dont je ne tiens encore aucun bout. En dehors de quelques mots, peut-être, desquels tirer un fil. Je nage. Je patine. L’absence de réponse des éditeurs commence à me peser, me plomber. Je ne parviens à m’en abstraire.
(...)

Journal, extrait du jour J+183, le 07/05/2019

Publié dans Journal : extraits

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Journal, extrait du jour J+178, le 02/05/2019

Publié le par Pilgrim.

(...)
J’ai lu, sur facebook, le commentaire d’un éditeur qui m’a fait sourire. Il a avoué qu’il ne lisait pas tout ce qu’il recevait, parce qu’il ne le pouvait matériellement pas, qu’il évacuait d’office les manuscrits si la lettre d’introduction ne lui plaisait pas ou si, par exemple, il trouvait une faute d’orthographe dans les dix premières lignes du texte. Soit. Dans son élan confessionnel, il a fini par admettre qu’il ne publiait pas les textes qu’il recevait par la poste ou par mail, qu’il ne publiait que des auteurs introduits, conseillés, et qu’il avait bien raison parce que leurs bouquins étaient meilleurs. Hum… Outre le fait qu’on peut se demander, dans ces conditions, pourquoi il attend qu’on lui envoie des textes, cet aveu est assez symptomatique du monde de l’édition d’aujourd’hui. Je crois sincèrement que de plus en plus d’éditeurs (je parle des vrais, de ceux qui ne demandent aucun argent à leur auteur) sont incapables de reconnaître, seuls, un bon texte, de s’en faire leur propre opinion et de décider par eux-mêmes de sa publication. Ils ont besoin de tiers. Ils s’en remettent à d’autres (des auteurs, des gens du milieu, qui sont sensés détenir le savoir et le bon goût). Ils ont besoin qu’on leur apporte un texte sur un plateau. Et leur perception se déformera pour s’adapter à l’opinion qu’on attend d’eux. Il suffit qu’on (une personne du sérail, qui jouit d’une certaine réputation même si celle-ci est surfaite) leur dise qu’untel est à suivre pour qu’ils le prennent en considération, que tel auteur est intéressant pour qu’ils le trouvent intéressant… et en toute sincérité… alors que, sans aucun doute, ils auraient écarté d’un simple revers de main la proposition dudit auteur si celle-ci leur était parvenue par la poste ou par mail, qu’ils l’auraient même jugée médiocre, pas à la hauteur de tous ces autres textes que leurs relations leur soumettent.
Le monde de l’édition n’est qu’un jeu de réseaux. Je le sais, je ne parviens à m’y faire.
(...)

Journal, extrait du jour J+178, le 02/05/2019

 

Publié dans Journal : extraits

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