J+546, le 04/05/20
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J’ai terminé de lire l’essai d’Anselm Jappe, La société autophage. Un essai brillant et convaincant sur le système capitaliste et son caractère mortifère ontologique, système qui porte en lui la destruction du monde, de la société, et son autodestruction. Sa démonstration se tient et prolonge des raisonnements qu’un simple constat sur l’état de notre environnement et l’évolution de la société peut inspirer. L’ennui est que le propos s’arrête là. Certes il faut changer de système et reléguer aux oubliettes le capitalisme mais aucune piste n’est donnée pour y parvenir. On fait comment et pour quoi faire ? Les grandes questions sont là : comment et pour quoi ? Quand on entend certains, remplis de haine, on craint que le comment soit résolu par un débordement de violence … Je le redoute… J’ai l’impression, parfois, qu’on n’en est pas loin.
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J+541, le 29/04/20
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Les mesures de déconfinement ont été précisées. L’ensemble reste tout de même flou. Il y aura des disparités selon le taux de contaminés des départements. Chez nous, le virus circule encore et les services hospitaliers sont toujours bien (trop) sollicités. Le déconfinement, pour nous, risque fort d'être réduit à sa portion congrue. J’espère, néanmoins, que l’on pourra s’aérer un peu dans la nature en randonnée et faire librement du vélo. Des activités qui ne requièrent guère d’interactions sociales.
S’agissant de la reprise scolaire, je crains qu’elle soit très limitée. Pour G, la rentrée au lycée sera probablement reportée à septembre. En ce qui concerne le collège, je ne sais trop encore comment la reprise sera organisée. Ce serait bien, pourtant, que les enfants retournent dans leur établissement et renouent un peu le contact avec leurs camarades et leurs profs. L’enseignement par internet reste, quand même, très restreint. En primaire, et ça ne nous concerne plus, la rentrée est prévue. La maire de Montbéliard, qui ne prend jamais le moindre risque et refuse de se mouiller, a contacté par mail les parents pour leur demander ce qu’ils comptaient faire (le retour à l’école n’étant pas obligatoire). Selon les réponses, elle décidera de la réouverture ou non… Les gens ont peur de tout. Je ne suis pas certain que ce soit un service à rendre aux gosses que de leur épargner l’école.
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J+543, le 01/05/20
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Fête du travail en confinement.
J’ai mes cinq nouveaux textes, constitutifs d’une partie. Ils tiennent à peu près la route. Une bonne base de travail. Je les laisse de côté. Les reprendrai plus tard. Je vais songer à la suite. J’écrirai à partir de ma nouvelle P***. Je pense m’y consacrer d’ici quelques temps, a priori pas tout de suite. Je laisse mûrir.
Deux de mes textes sortent en ce moment, dans deux revues. Nuit Cheyenne, dans le numéro 38 de Dissonances et En boucle dans La clarté sombre des réverbères de Jacques Flament. Je suis particulièrement content de figurer à nouveau dans la revue Dissonances, tant le niveau y est relevé et sa qualité éprouvée. J’ai en outre une affection particulière pour ce texte, Nuit Cheyenne.
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C'est moi ou les gens deviennent de plus en plus cons. Toxiques. Cons. Cons. Toxiques. À moins que ce soit les réseaux.
Cons.
Se défaire des réseaux.
Ton écran défile. Toxique. Lance des particules de haine. Anathème et t'aime pas. Primaire et déconcomplexé, le racisme ; primaire et déconcomplexé, l'antisémitisme ; primaire et déconcomplexé, l'ostracisme. Faut que ça soit primaire pour que ça passe. Toxique. Pour que ça clique. Et
ça n'en finit plus de polémiques qui durent le temps que nous ayons craché toutes nos saloperies moisies dans la merde de nos cervelles à nouveau emplies à peine les avons-nous répandues dans un cycle sans fin comme si nous étions des tonneaux des Danaïdes de merde toujours insatiables de merde que par un réflexe compulsif il nous faut encore et toujours déverser partout partout partout
Heureusement, ailleurs n'est pas concomplètement concontaminé. Ailleurs, si si, je trouve matière à espérer.
Si si.
Dans la foule, d'Albert Besnard (1900) - National Art Gallery
J+528, le 16/04/20
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J’ai toujours un jour de retard dans ce journal. Je commence ma journée d’écriture par ces pages, relate donc ce que j’ai fait la veille. Ces pages comme une mise en route, une chauffe avant de me lancer dans le vif du sujet. J’ignore souvent quelle sera mon activité littéraire du jour, ma production. Sauf, bien sûr, quand je travaille sur un ouvrage ou un projet au plus long cours, comme l’écriture d’un texte conséquent ou sa correction. Ce qui, somme toute, est le cas le plus fréquent. Cette semaine, je dois dire que je merdoie. J’écris ici ou là. Va d’un sujet l’autre. Mon blog est idéal pour ces périodes d’entre-deux ; il me permet de continuer à exercer un minimum ma plume alors que je me sens en friche. J’ai toujours en tête cette nouvelle que je devrais écrire, dans la lignée de celle que j’ai écrite la semaine dernière et des précédentes, rédigées plus tôt. Je n’ai pas envie de m’y mettre, pour l’instant.
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J+539, le 27/04/20
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Une période un peu flottante, où je prends un peu de recul par rapport à l’actualité si bien que je me mets en marge et hors d’atteinte. Je sais que l’on n’en finit pas de polémiquer, de conjecturer sur ce qu’il faudrait faire ou pas. Chaque jour emportant son lot de débats pour finalement aboutir à rien ou à pas grand chose. Je pense qu’on en fait un peu trop, qu’à force de vouloir être protégé, on renonce à vivre. Je ne suis pas certain que ce soit mieux de vivre plus longtemps, si c’est pour vivre terré, à l’abri de toute agression extérieure, surtout si, comme beaucoup des personnes âgées concernées, on n’est de toute façon pas loin de l’issue. D’aucuns refusent d’envoyer leur môme à l’école. Je ne pense pas que ce soit leur rendre service. Surtout qu’on n’en est pas sorti de cette pandémie et qu’il y a fort à parier qu’en septembre, à la rentrée scolaire prochaine, la situation ne soit pas très différente de celle de mai… Alors quoi ? On va garder les enfants à la maison ? Quand bien même le virus ne les atteindrait que dans d’infimes proportions… Dès qu’on sort de chez soi, on prend des risques. Même chez soi, on n’est pas à l’abri d’un accident.
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J+523, le 11/04/20
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Le confinement se poursuit, se prolonge, dure. Les jours se ressemblent. Et je me répète : c’est la déroute économique qui se profile, qui inquiète le plus. Beaucoup risquent de payer cher l’épidémie et de se retrouver dans des situations très difficiles. Si au moins l’on pouvait profiter de cette crise pour reconstruire sur des bases saines et vertueuses, plus respectueuses de l’homme et de la planète, bâtir un modèle plus sobre et solidaire. Où toutes les cartes seraient redistribuées et les richesses enfin partagées.
Un espoir nunuche, sans doute. Une recomposition indispensable, pourtant, qui devrait s’imposer si l’on souhaite éviter le désastre, pas seulement celui du covid, mais tous les autres qui menacent, liés au réchauffement climatique et à la destruction de l’environnement et qui s’annoncent encore plus destructeurs.
Je vois que je me laisse aller à des considérations du café du commerce. Oui. Ça ne fait rien avancer. Ce ne sont que des mots. Ceux-ci traduisent néanmoins une véritable attente.
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J+526, le 14/04/20
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Encore un mois, donc, avant d’amorcer un commencement de déconfinement. Jusqu’au 11 mai, à rester enfermé. Deux mois au total ! Peut-être que G devra retourner à son travail plus tôt. Actuellement en télétravail et en chômage partiel, et pour le mois d’avril. On lui demandera peut-être de redémarrer plus tôt. On verra bien.
Je suis un peu dans le flou. Je ne sais quoi faire, s’agissant de mon travail. Quoi écrire ? Me relancer dans un texte inédit, dans le prolongement de celui que j’ai écrit la semaine dernière ou rédiger autre chose, qui n’a rien à voir, ou reprendre des textes plus anciens, ou me consacrer à mon blog, que je dois à nouveau alimenter… Je suis dans le flou et me sens mou, un peu las. Manque de peps. Un peu sec.
Cela fait un moment que je n’ai pas parlé des livres que je lis, ni des films que je regarde. En matière littéraire, rien ne m’a marqué, ces derniers temps. Peut-être est-ce parce que je n’ai pas les dispositions d’esprit pour. Des livres honnêtes, qui se lisent, mais qui ne m’emportent pas. S’agissant des films, j’en vois pas mal en ce moment. Des films que j’ai déjà vus, d’autres que je découvre. Comme Le Satyricon de Fellini, dont la beauté des images m’a cueilli. Une œuvre baroque et puissante. J’ai vu Douleur et gloire, également, d’Almodovar. Dans la lignée des grands films sur la création et les créateurs. Et puis j’ai revu Paris Texas, éblouissant. Un peu long, parfois, mais si profond et humain que cela comble tout le vide que l’on ressent. Vide que Wenders veut nous faire ressentir, celui qui ronge les personnages fracassés. À travers leurs errements, tandis qu'ils hantent des espaces désertés, jusqu'à leur renaissance qui bouleverse. Une vision de l’Amérique de Wenders, inspirée par Hopper.
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Je connais un gars, il écrit, le drôle, il écrit comme je scrolle, le pauvre, avec son petit Bic, hic et nunc, sur son petit carnet. Spirales. Semper et ad nauseam. Des pages et des pages. Mon âme, dit-il, mon âme !
A-t-on déjà entendu pareille ineptie alors qu’un jour sans clic vaut ruine de l’âme ? Il écrit et personne ne le followe. Sa folle vie n’est qu’accrochée à son stylo. Suspendue à une bille qui roule sur un papier.
Me voici de retour avec mes ouvrages, pour ce début d'été, aux côtés des Plumes Comtoises, à un salon du livre, joliment nommé Évasion estivale littéraire (tout un programme !) ! Il aura lieu à Bart, le dimanche 28 juin 2026, de 10h à 18h au foyer culturel. L'on pourra s'y ravitailler en lectures pour la saison. L'occasion de belles découvertes. Et comme d'habitude, l'on y trouvera bonne humeur et convivialité.
J+518, le 06/04/20
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Texte transmis à Jacques Flament après une dernière correction. Je ne suis pas convaincu de sa qualité mais, comme de toutes façons il ne sera pas lu, noyé qu’il sera dans le flot des contributions, ce n’est pas grave. J’ai un peu l’impression, à ce propos, de faire du remplissage, de tirer à la ligne dans le seul but de fournir du contenu et de donner une raison d’être au numéro de la revue. Peu importe le contenu, pourvu qu’on puisse en tirer cet objet éditorial, que chaque contributeur (et je n’y dérogerai pas, à la fois pas solidarité avec JFE (et soutien économique) et parce que je récupère (et archive) toutes les parutions où figure l’un de mes textes) se fera une joie de se procurer. Plus il y a de contributeurs, plus les perspectives de vente sont grandes. Je ne suis pas dupe. Je le sais. Les auteurs, ou la plupart, achèteront le numéro, le feuilletteront peut-être, vérifieront en priorité la place de leur création, la parcourront afin de s’assurer que tout y est. Au mieux, ils s’arrêteront sur deux ou trois textes de leurs connaissances… puis ils rangeront l’exemplaire. Mon texte, dans ces conditions, ne risque guère de tomber sous l’œil de lecteurs, peut-être d’un ou deux si des connaissances un peu plus poussées participent à l’ouvrage. Pour tout dire, je ne suis même pas certain d’être lu par Jacques Flament, du moins : vraiment lu. Sa politique étant de récupérer des textes d’où qu’ils viennent, il a juste à s’assurer que ceux-ci ne contreviennent pas à la législation. Bref…
Les éditions XX m’ont répondu. M qui s’occupe de la collection visée a accusé réception de mon roman (...) et m’exhorte à la patience. Une réponse personnalisée qui change un peu. Je ne me fais néanmoins guère d’illusions. Peu probable que le roman trouve grâce à ses yeux et à ceux de la maison… Quant à la patience, je crois que j’en suis armé…
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J+520, le 08/04/20
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Poursuite du travail amorcé en début de semaine. Pas vraiment satisfait, pour l’instant. À voir, selon la tournure que ça peut prendre.
Des nouvelles des VR ! J’ai été contacté par une société, qui s’est dite intéressée par le roman. Sauf que je n’ai jamais contacté cette maison… Cette structure offre en fait des services pour l’autopublication. Un éditeur auquel j’ai transmis un tapuscrit (j’ignore encore lequel) a refilé ce dernier à la maison en question, soi-disant parce qu’il avait été remarqué et qu’on voulait lui offrir une possibilité de publication. Le prestataire a prétendu qu’ils avaient sélectionné mon texte parmi d’autres (quel honneur !) et qu’ils étaient prêts à travailler dessus. Ben voyons… J’ai répondu en faisant part de mon étonnement de voir mon roman entre leurs mains et de mes doutes quant à la sincérité de leur démarche. Ils (je devrais dire : elles) ont réagi en jouant les effarouchés.
Ce procédé, celui de transmettre les textes recalés par des maisons d’éditions à des prestataires de services, me scandalise quelque peu.
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J+514, le 02/04/20
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G est mise en chômage partiel. Pour au moins tout le mois d’avril. À 60%. Pas d’inquiétude dans l’immédiat. Ses revenus ne seront pas entamés. La situation inquiète, néanmoins. L’impression que tout peut basculer. Ce système dont on nous dit depuis des années qu’il est comme ça, qu’on ne peut aller à son encontre, qu’il faut faire avec, paraît bien fragile. L’effondrement ne semble plus une vue de l’esprit. Et si, dans l’absolu, on pourrait l’appeler de ses vœux, tant cette société capitaliste et matérialiste rebute, en fait on le redoute. Car nul ne peut dire par quoi elle sera remplacée… L’inconnu, derrière, et les enfants à protéger, leur avenir à édifier. Personne ne sait comment cela se passerait si tout se cassait la gueule et quand on voit le comportement de certains (et parfois d’états), lors de ce confinement, on a tout à craindre. Le libre cours aux plus bas sentiments, le chacun pour soi et la loi du plus fort comme ligne de conduite. La perspective effraie.
Je ne pense pas, cependant, que cette crise du Covid soit celle qui fasse sombrer notre civilisation. En revanche, elle pourrait bien la faire vaciller sur ses bases. Peut-être l’opportunité d’une remise en question et d’un bouleversement en ordre de bataille. Pourvu qu’on se serve de l’avertissement pour opérer une vraie transition, tenable pour tous, vers un monde plus respectueux de l’environnement et des autres, notamment des plus fragiles, pour revoir nos modes de vie et nos priorités, refonder nos sociétés. Oui pourvu… Vœu pieu. Je ne suis pas certain qu’on ait plusieurs opportunités de procéder à une transformation maîtrisée.
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J+515, le 03/04/20
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Jacques Flament lance aussi son appel à textes autour du confinement. Des textes à lui envoyer rapidement pour publication au sein du troisième numéro de sa revue La clarté sombre des réverbères, dont les deux précédents numéros sont sortis il y a près de 5 ans. Chacun y va de son collectif sur le sujet. Je ne sais si je participerai. J’ai déjà écrit deux textes sur la question pour Zonaires et plusieurs pour mon blog. J’ai jusqu’au 12 avril pour la rédaction. 2500 secs, max, à tracer ; ce qui est peu.
Mes dernières lucubrations tournent aussi autour de la question. J’ai recensé l’ensemble de mes textes sur Lucien. Il commence à y en avoir un nombre conséquent, bientôt de quoi faire un recueil. Un recueil pour qui ?
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J+516, le 04/04/20
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J’ai rédigé quelques lignes pour la revue de Jacques Flament. À revoir avant envoi. C’est le 8ème texte que j’écris sur le confinement : 2 pour Zonaires, 3 lucubrations, 2 autres pour mon blog (dans ma rubrique Le lecteur s’ennuie) et, donc, ce dernier pour JFE. Le sujet est propice. Tout le monde a quelque chose à dire. Les éditeurs s’engouffrent dans la brèche. Chacun veut son livre sur la question. Je crains l’overdose et subodore la fausse bonne idée. Je ne suis pas certain que beaucoup de lecteurs soient tentés. Avec tous ces textes qui ont déferlé et déferlent sur le net ou dans les médias, la coupe va rapidement être pleine.
(...)
Un mot, comme une goutte d'eau, dans la mer,
Un mot, comme un grain de sable, dans le désert
Un mot, comme une étoile, dans le ciel
Un mot-goutte, un mot-grain, un mot-étoile.
Un mot, comme un cri, dans la foule
Un mot, comme un battement, dans un cœur
Un mot, comme un souvenir, au cimetière
Un mot-cri, un mot-battement, un mot-souvenir.
Et puis un mot, le dernier, comme mon amour pour toi.