Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Salon littéraire de L'Isle sur le Doubs, le 18/05/2019, avec les Plumes Comtoises

Publié le par Pilgrim.

 

J'aurai le plaisir de me rendre à L'Isle sur le Doubs, le 18 mai 2019, après-midi, pour la deuxième édition du salon littéraire organisé par le collège Paul-Élie Dubois et à l'initiative de l'autrice Cécile Ama Courtois. J'y serai avec les Plumes Comtoises. 
Les collégiens seront donc à nouveau à la manœuvre pour faire de cette manifestation un moment riche en animations et événements. Ce sera en outre pour moi l'occasion de conclure le travail mené ces derniers mois avec une classe de 4ème, à partir des Brèves revisitées, suite à mon intervention au collège au début du mois de mars (voir ici, pour plus de détails).

 

Partager cet article
Repost0

…

Munchachapoya

Publié le par Pilgrim.

D'aucuns prétendent que l'artiste s'en est inspiré. D'autres, non. La dispute est stérile. La trace des archétypes dans l'inconscient collectif. Et leur jaillissement en images toujours renouvelées. Nous sommes d'un âge immense.¹

¹ : CG Jung

 Le cri, Edvard Munch - Momie Chachapoya, Musée de L'homme (Paris) - Les 7 boules de cristal, Hergé

 

Publié dans Hergé, Jung, momie, Munch, Galerie

Partager cet article
Repost0

…

Un effondrement

Publié le par Pilgrim.

Un effondrement

J'avais 16 ou 17 ans quand j'ai écrit ce texte. Des années, avec d'autres avant, d'autres après, où je sillonnais, le plus souvent solitaire, les rues de Paris. De la porte de Choisy, où j'habitais, jusqu'aux Halles et Beaubourg en passant par le quartier latin, où j'étudiais. Mon territoire, balisé par les salles obscures que je hantais et qui m'ont fait découvrir le monde, les salles Action, le Champo, L'Escurial, le Reflet Médicis, le Hauteufeuille, le Galande où, pendant des années, l'on a diffusé Brazil et où se tenait (se tient toujours) la grand messe du Rocky Horror Picture Show, et toutes les autres salles, celles des Gobelins, d'Odéon ou des Halles. Mon territoire avec ses points d'ancrage qu'étaient la Contrescarpe, le Luco, les quais et le Vert-Galant, le boulmich ou L'odéon, et les libraires, les disquaires où je traînais, les cafés où l'on se rejoignait et Notre Dame pour phare, à la vue de laquelle, à chaque fois, je me sentais pousser des ailes. 
J'avais 16 ou 17 ans, quand j'ai écrit ce texte un peu bancal, emphatique et sentimental, maladroit et ponctué de clichés, néanmoins sincère ; un texte intégré dans un recueil qui depuis dort dans un carton, avec tant d'autres qui l'ont rejoint. Et il y a un peu de cet adolescent, qui est parti en fumée avec Notre Dame. Consumé. Une petite mort. 

J'avais 16 ou 17 ans quand j'ai écrit ce texte, que j'exhume et restitue tel quel : 

Ballade

J'ai fait l'amour sur un toit de Paris avec mon ombre,
Alors qu'un nuage indiscret s'étalait autour de moi.
J'arrêtai le temps pour le chevaucher et m'élançai dans la pénombre.
Je planai, abandonné dans tes possessifs bras,
Ma Dame, qui ont étreint jusqu'au plus laid des hommes.
Prostituée respectable, tu t'es offerte à Quasimodo,
Et aujourd'hui, c'est à moi, éperdu, que tu te donnes.
Je dansai entre les jambes encourageantes du Pont Neuf,
Attiré par les improbables silhouettes que dessinaient les belvédères
Et me jetai dans la Seine, où échoué sur une invisible nef,
Je fus porté vers l'ange qui me frôla de son aile légère.
Je volai au-dessus de la République au regard triste
Et me sentis coupable, coupable de ses détresses ;
Je pleurai et elle posa sur les miennes ses lèvres discrètes.
Mes larmes rejoignirent celles, intarissables, des Champs-Élysées
Et je me laissai conduire par les flots jusqu'à l'Arc
Dont le triomphe faisait pâlir l'obélisque exilé.
Je redécouvris le fascinant et imposant tombeau face au parc
Et le surpris à regretter son allure terrifiante,
Tandis que les rues m'encourageaient de leurs sourires
À les pénétrer, à entrer dans leur insatiable ventre.
J'appréciai le corps frémissant de la rue de Mouffetard,
Me délectai jusqu'à l'ivresse de la sensuelle rue de Buci
Et connus la jouissance avec Saint-Andre-Des-Arts.
Enfin, j'offris mon corps, répandis mon sang, rue Saint-Denis,
Abandonnai mon âme repue sur les toits de Montmartre
Et je mourus pour devenir Paris.

 

Publié dans Des fins de l'histoire

Partager cet article
Repost0

…

Dans le doute...

Publié le par Pilgrim.

... je me permets de vous soumettre une brève œuvre de fiction, un trip/texte éclair (et néanmoins sombre) d'à peu près 110 000 secs, qui s'intitule Machinchose.
Si je m'en réfère à votre profession de foi, publiée sur la page d'accueil de votre site, mon court roman devrait vous intéresser. Oui, il devrait... J'en doute néanmoins tant il engendre de la perplexité. Dans ces conditions, je le sais, je devrais m'abstenir mais s'il fallait que je m'abstienne à chaque fois que je doute, je n'aurais plus qu'à finir comme ce pauvre Bartleby et "je préfèrerais ne pas"...

Dans le doute...

Publié dans Vous avez dit auteur ?

Partager cet article
Repost0

…

Autour des Brèves revisitées, avec les 4ème du collège Paul-Elie Dubois

Publié le par Pilgrim.

Autour des Brèves revisitées, avec les 4ème du collège Paul-Elie Dubois

J'ai eu le plaisir de rencontrer début mars la classe de 4ème C du collège Paul-Élie Dubois (à L'Isle sur le Doubs), à l'invitation de sa professeure de français (et avec la documentaliste de l'établissement), afin de parler de la nouvelle en générale et des Brèves revisitées en particulier. Une intervention en illustration de la thématique la fiction pour interroger le réel. L'échange s'est conclu par un passage de relais puisque les élèves ont à leur tour été sollicités, avec pour mission de s'inspirer, à l'instar des auteurs du collectif des éditions Zonaires, de brèves de l'actualité (qu'ils auront choisies) pour en tirer des histoires.
Ils ont accepté de jouer le jeu. J'ai le privilège de les accompagner dans leurs travaux d'écriture. Ils sont à l'ouvrage sur des textes variés, plein de ressorts et de fantaisie, poétiques et à l'imagination débridée, des textes d'où émane une énergie bien revigorante. Un grand bravo à eux !

 

 

Partager cet article
Repost0

…

Mort de Jumbo

Publié le par Pilgrim.

Cette enquête est gênante. Faudrait pas qu'en examinant la bête, ils déduisent les mauvais traitements. Cela ferait mauvais genre. Le mieux serait de les prendre de court et d'emballer la dissimulation de preuves dans les contours d'une drama propre à déclencher une immense émotion populaire. Qu'on en oublie les sournoises accusations des pointilleux de la cause animale !
Le plus problématique sera de l'attirer sur les rails juste au moment où la locomotive déboule. Le reste ira de soi. L'histoire toute trouvée : l'éléphant s'élance au secours de l'éléphanteau et se sacrifie pour le sauver. De quoi faire pleurer dans les chaumières. Et de soustraire le corps aux autorités pour cause d'hommage national et en vertu du respect dû au mort célèbre. On se dépêchera d'empailler l'animal et, par la même occasion, de le raccommoder un peu, de ravauder les lésions, d'en atténuer les traces. Ni vu ni connu. Une remise à neuf qui vaudra à Jumbo un baroud d'honneur et une tournée post-mortem pavée de succès. Barnum, dans son inépuisable ingéniosité, lui inventera même une veuve pour l'accompagner dans ses exhibitions.

Image : source.  

Publié dans Jumbo, Barnum

Partager cet article
Repost0

…

Fanfare

Publié le par Pilgrim.

Je suis tambour et pouët
Trompette
À contretemps je tombe
Battu

 

Fanfare

Publié dans Bribes

Partager cet article
Repost0

…

Ivresse de la chute, aux éditions Zonaires

Publié le par Pilgrim.

Un recueil que la mort hante. Où les personnages sont comme des insectes cernés. Pris dans les filets de leur destin. Ou dans les barbelés. C'est selon. Bouffons de la fortune, dirait Roméo. Le Fatum auquel on se heurte et qui emprisonne ses proies. L'absurdité de l'existence, la vanité que c'est de se débattre contre l'inéluctable. D'où le sentiment d'enfermement qui domine, tout le long de la lecture. L'on s'échine à fixer la vie sur une photo, un tableau. L'un ira même jusqu'à inséminer son oeuvre pour la lui insuffler mais la mort est têtue et la vacuité du geste inexorable. C'est toujours une image de la mort qu'on obtient et finalement des gisants qu'on fixe sur pellicule. Ces trois photos seront aussi mystérieuses que la centaine d'autres qui dorment dans le sac de toile. Tous ces sourires sans nom qui peuplent la surface argentique finiront par disparaître aussi bien que les corps qui y ont laissé leur trace. Ce n'est qu'une question de temps (extrait de Faussaire). Et l'on aura beau tenter de les faire revivre ces morts, comme Elisa par le prisme de ses jumelles, c'est peine perdue. Seuls les mots pourront quelque chose et donner le change... Sauver une trace, la  mémoire, un souvenir. Ainsi dans la dernière nouvelle du recueil où l'homme, zombi tant qu'il vivait, trouve à s'incarner et s'anime (au sens premier du terme) à travers son dernier message. Seuls les mots et peut-être aussi les grands-mères, personnages récurrents, un peu sorcières un peu fées, qui offrent un ancrage dans la vie et la possibilité d'une île.
Tout le recueil est irrigué par ce sens du tragique et c'est ce qui en fait, selon moi, la réussite et la profondeur. Profond et émouvant, comme ce magnifique texte Temps de chien, sans doute mon préféré, qui fait écho à un autre, souvenir d'enfance, où était déjà annoncée la mort du père, mort dont l'ombre plane sur les protagonistes décidément humains, trop humains. 

Le recueil de nouvelles, Ivresse de la chute, de Joël Hamm est disponible sur le site des éditions Zonaires.

Publié dans Joël Hamm, Zonaires, Bouquins

Partager cet article
Repost0

…

p 437 : le retour de Duduche

Publié le par Pilgrim.

hallelujah Duduche est revenu il est de retour entier et en pleine forme mon coeur mon coeur ne t'emballe pas fais comme si tu ne savais pas que le Duduche est revenu vous mes mains ne tremblez plus souvenez vous quand je vous pleurais dessus Duduche est revenu dans le fourré est réapparu sur la route en se dandinant m'est passé sous le nez réjouissez-vous Duduche is back il a échappé à la mort les pneus n'auront pas eu sa peau aucun prédateur ne lui aura volé dans les plumes sacré Duduche puisque te v'là sain et sauf à cueillir les graines que les passereaux font tomber des nichoirs et des mangeoires au gré de leurs allées et venues où étais-tu tout ce temps pas là pas là mais t'étais où l'on s'inquiétait dans les parages l'on s'interrogeait z'avez pas vu Duduche oh la la la la la z'avez pas vu Duduche et ça y est je l'ai vu veux-tu venir ici je n'le répèt'rai pas veux-tu venir ici oh il est reparti à fond la caisse quelle santé il n'a rien perdu de sa dextérité une pointe de vitesse à faire pâlir Mathilde qui certes n'a pas les mêmes dispositions il faut le reconnaître malgré la taille de ses mollets et ses baskets de compétition il n'y a pas photo la vie

p 437 : le retour de Duduche

Partager cet article
Repost0

…

Et moi et moi et...

Publié le par Pilgrim.

Trop d'auteurs, pas assez de lecteurs, et moi et moi et moi, auteur et lecteur. Des pages et des pages échouées dans mon tiroir, dans ma mémoire. Lecteur solitaire de mes mots relégués. Trop rare lecteur de livres imaginés, voués à l'absolue retraite des projets avortés. Et lecteur. Ma bibliothèque est pleine des mots qui sédimentent mes rêves de littérature. Et qui les enlisent dans des espoirs déçus. Parce que je persiste à glisser les miens. Aveuglément, je me dis, pourquoi pas, qu'ils se suffiront à eux-mêmes. L'arrogance de croire qu'ils se suffiront à eux-mêmes, que par la seule puissance de leur évidence ils s'imposeront. L'illusion est coriace.

Et moi et moi et...

Publié dans Vous avez dit auteur ?

Partager cet article
Repost0

…