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Aha !!!

Publié le par Pilgrim.

 

Aha !!!

© Amandine Camus

Publié dans Père au foyer

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Vieil ami

Publié le par Pilgrim.

Vieil ami
Ventre au vent béance
Rêve en silence

Un arbre attrape le monde
La ramure

Entrelace les possibles.

Vieil ami

Publié dans Bribes

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"Tout a la couleur de l'aurore."

Publié le par Pilgrim.

"Tout a la couleur de l'aurore."

Hokusai : Phoenix
Temple de Gansho, à Obuse - 1843

"Nocturne et en horreur a flambé le chagrin
Les cendres ont fleuri en joie et en beauté
Nous tournons toujours le dos au couchant

Tout a la couleur de l'aurore."

Le Phénix (Le Phénix) - Paul Éluard

 

Publié dans Éluard, Hokusai, Galerie

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Au n°10 de la revue L'Ampoule

Publié le par Pilgrim.

Au n°10 de la revue L'Ampoule

 Couverture par Matteo Falone

J'ai le plaisir de figurer au sommaire de la revue L'Ampoule, pour la première fois dans sa version hors série papier, pour son numéro 10 (après mes participations dans les n°20 et 23 de la série numérique et une contribution sur le site). Exigence et singularité sont toujours au programme de cette revue artistique et littéraire qui trace un sillon passionnant. 

Ma contribution est une nouvelle inspirée par le film Brazil de Terry Gilliam (et un hommage), intitulée Le plombier volant, et est illustrée par Jeanne de Polimanie.

Les auteurs : Jeanne Baran, Sylvain Barbé, Benoit Camus, Stéphane Chao, Nicolas Collignon, Franck Dorso, Roland Goeller, Cédric Harlé, Maxime Herbaut, Sarah Kügel, Christophe Lartas, Cyro Leao, Jean-Michel Maubert, Ana Minski, Mehdi Pérocheau, Jérôme Pitriol, Émilien Rouvier, Camille Ruiz et Antonin de Sèze,

et les artistes : Charlie Ambrose, Cédric Bessaies, Christiania, Gabrielle Cornuault, Matteo Falone, Olivia HB, ID Sousia, Pierre Lansac, Armelle Le Golvan, Pierre Levée, Joëlle Nominé, Palomba, Sophie Patry, Jeanne de Polimanie, Patrick Sirot, Nathalie Sougnoux, Tony Szabo, Pierre Touron et Wood.

Le numéro est à découvrir et à commander sur le site de la revue et des éditions de L'Abat-jour

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Salon des auteurs givrés à Belfort, les 18 et 19 décembre 2021

Publié le par Pilgrim.

J'aurai le plaisir de participer au salon des auteurs givrés, le week-end du 18 et 19 décembre 2021, à Belfort, dans sa salle des fêtes. Le salon est organisé dans le cadre des festivités de fin d'année du Mois givré
Avec mes camarades auteurs, nous proposerons nos livres aux lecteurs. Plein d'idées cadeaux pour les fêtes ! L'occasion d'inviter Lucien au pied du sapin !

Salon des auteurs givrés à Belfort, les 18 et 19 décembre 2021

Salon des auteurs givrés à Belfort, les 18 et 19 décembre 2021

Publié dans Agenda, Salon

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A propos des Lucubrations, dans la revue Harfang

Publié le par Pilgrim.

La revue littéraire Harfang, dédiée à la nouvelle, consacre une page de son numéro 59 aux éditions Zonaires. Il y est question de Vent fou, le recueil de Frédérique Trigodet, ainsi que des Lucubrations de Lucien, qui s'offre ainsi une nouvelle couverture médiatique pour bien passer l'hiver au chaud.

Un grand merci à la revue pour son éclairage.

Voici la page : 

A propos des Lucubrations, dans la revue Harfang

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Au n°3 de la revue poétique L'Air de rien

Publié le par Pilgrim.

La revue L'Air de rien m'a ouvert ses pages pour son numéro 3 et j'en suis ravi et fier. C'est la première fois que je publie dans une revue exclusivement poétique et que je me frotte à ce monde qui m'a toujours intimidé, peinant à m'y sentir légitime. J'ai osé transmettre mon texte Pendant que à la revue et je ne le regrette pas.

L'Air de rien est une petite revue poétique, donc, et marseillaise. Chaque numéro est consacré à un(e) poète, Laure Samama pour le numéro 3, et ouvert aux contributions d'une dizaine d'autres. Je me trouve, ici, aux côtés de Laetitia Extrémet, Julie Cayeux, Lionel Perret, Karen Cayrat, Sylvain Milliot, Emmanuelle Sarrouy, Fabrice Farre et Junie Lavy. Un artiste, à chaque fois différent, illustre la couverture, Magdalena Lamri pour le n°3 avec son œuvre L'offrande (2021, fusain).

Pour découvrir la revue, il suffit de se rendre sur son site

Au n°3 de la revue poétique L'Air de rien

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Portraits inattendus, chez Zonaires Éditions

Publié le par Pilgrim.

Portraits inattendus, chez Zonaires Éditions

Les éditions Zonaires ont conçu un ouvrage collectif (Portraits inattendus) autour de 16 figures qui, par leurs actes, leurs œuvres et/ou leur aura, ont pénétré l'imaginaire de leurs contemporains et de leurs descendants, au point de devenir des représentations quasi mythologiques. 16 auteurs se sont penchés sur leur cas, chacun le sien, pour offrir un instantané de leur modèle à un moment crucial de leur vie, réinventer leur histoire. 
J'ai eu l'immense plaisir de m'associer à ce projet et de mettre mes pas dans ceux d'Antonin Artaud, écrivain, poète, dramaturge, dessinateur, acteur, artiste hors-norme, au moment de son internement à Rodez. Ma contribution à l'ouvrage s'intitule Le Mômo et ses doubles.

Les personnages abordés associés à leurs auteurs sont les suivants (en plus du mien) : D’Artagnan et Pierre Monier, Jacques Brel et Estelle Berger, Coluche et Dominique Theurz, Olympe de Gouges et Serge Cazenave-Sarkis, Frida Khalo et Julie Legrand, Jacques Lacan et Joël Hamm, Martin Luther King et Jordy Grosborne, Rosa Luxembourg et Peggy-Loup Garbal, Missak Manouchian et Emmanuelle Cart-Tanneur, Louise Michel et Alain Emery, Groucho Marx et Désirée Girod, Jim Morrison et Franck Garot, Rosa Parks et Valérie Brun, Qiu Jin et Guan Jian, Maria Spiridonova et Pierre-Louis Douheret.
En plus, sont proposés quatre textes sur les Mondines.
L'ouvrage est illustré par Nathalie Sougnoux.

Portraits inattendus est disponible dans toutes les bonnes librairies, à la commande, ou plus directement sur le site des éditions Zonaires.

Publié dans Zonaires

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Ma rencontre avec Michel Houellebecq

Publié le par Pilgrim.

Il fume à sa fenêtre. Du haut de son appartement, il surplombe Paris et le quartier chinois où il a choisi de résider. Sa tour n’est pas la seule ; d’autres oblitèrent son paysage et cassent sa ligne d’horizon. Il fume, disperse la cendre au-dessus de ma tête. De sa bouche ou de ses narines, dissémine des volutes qui n’ont pas le temps de se former. À peine ébauchée, elles se dissolvent dans l’air. La cigarette entre deux doigts, il se dit qu’il pourrait être ailleurs. Il se tourne vers chez lui, considère son salon ; effectivement, il pourrait être ailleurs. Il revient à l’extérieur, au spectacle du béton qui écrase les points de fuite, des blocs quadrillés en casiers superposés qui tranchent les perspectives ; ici est plus conforme à l’idée qu’il se fait du monde. D’un petit coup sec de l’index, il se débarrasse de la cendre qui gagne puis porte la tige à ses lèvres. Il aspire. Regarde en bas. Me repère. S’attarde sur ma personne. De son étage, je ressemble à un insecte. J’en ai la taille et l’anonymat. Il suit mon avancée. Il ne sait pas pourquoi il me suit des yeux. D’autres gens marchent sur le trottoir. D’autres sillonnent le macadam. Et des plus dignes d’intérêt. Je n’ai rien de notable, rien qui me démarque de la banalité ambiante. C’est peut-être pour ça qu’il m’observe, parce que je suis insignifiant. Petit homme sans envergure qui fait ce qu’il peut, se débat avec son inconsistance. Du haut de sa fenêtre, il me considère. Il se penche et, sans faire exprès, en ramenant sa main vers ses lèvres, maladroitement laisse tomber son clope. Aussitôt, il m’oublie ; instinctivement, scrute le vide sous lui, tente d’évaluer la trajectoire de la cigarette. Il est gêné. Il sait qu’elle pourrait se rabattre dans un appartement, en dessous, sous l’effet d’un courant d’air et, accrochée dans des rideaux, déclencher un incendie. Cela s’est vu ; la raison pour laquelle il est fortement déconseillé de jeter ses mégots par la fenêtre. Il est gêné mais il n’y peut plus rien. Il est trop tard pour rattraper le coup. Et il n’a pas fait exprès… Il renonce à s’enquérir de la cigarette, s’écarte de la fenêtre, la ferme. Le mégot volette jusqu’à moi, tombe à mes pieds. Je lève le nez, essaie de repérer le con qui balance ses mégots dans la rue. J’inspecte les trente étages qui me dominent en quête d’un coupable, renonce rapidement à le trouver. Je hausse les épaules, poursuis mon chemin.

Publié dans Mes rencontres avec...

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Lucien ne mâche pas ses mots

Publié le par Pilgrim.

Non, il n'en est pas question. Lucien consent à avaler des couleuvres et des pilules, à manger son chapeau ou à lécher les bottes et les vitrines du libraire, mais il refuse de mâcher ses mots.
— Merde alors ! Je mâche ce que je veux !
Il regarde son livre. Il a fière allure, son livre. Il n'a aucune envie de lui donner une mine de papier mâché.
— Va te faire foutre, Max !
Son copain le considère, désabusé.
— Ouais, ben c'est ce que je dis. T'y vas pas avec le dos de la cuillère.
Il y a des moments où Max lui court sur le haricot et pas que. Qu'a-t-il à insister, comme ça ? Ce ne sera ni avec le dos de la cuillère, ni à la fourchette, il laissera ses mots où ils sont. Il a autre chose à becqueter, merci pour lui, dans son réfrigérateur assez de crème à fouetter pour ne pas avoir à se faire rentrer ses paroles dans la gorge.
— T'as bouffé du lion, ou quoi ?
Pas la moindre part ! Il n'en a aucune en réserve. Ni au parc naturel, ni au zoo. Et rien non plus à la sauce lyonnaise. Son pote se goure de menu. Il est à côté de la plaque de cuisson.
— Tu racontes vraiment n'importe quoi.
— Oh, ça va... qu'est-ce que t'as à cracher ton venin, comme ça ? 
Du venin, maintenant ! Et d'où il le tirerait, ce venin ? Lucien soupire de consternation. Max ignore que les couleuvres ne sont pas venimeuses.
— Bon... tempère Max, qui comprend qu'il ne sert à rien d'envenimer la situation. Et sur le ton de la conciliation et d'un rabibochage en règle : en tout cas, moi je l'ai dévoré, ton bouquin.
Lucien lève les yeux au ciel. Il en a assez des conneries de son ami.
— Ben non.
Max, perplexe, ne voit pas où il veut en venir.
— Ben si... Je t'assure. Je l'ai dévoré.
— Ben non, rétorque Lucien en lui désignant son livre sur son étagère. Tu vois bien que tu l'as pas dévoré.
Max temporise. Quelques secondes de latence, pour remonter le fil de la pensée complexe de son copain. 
— Non, mais je te parle de mon exemplaire des Lucubrations à moi.
Lucien est décontenancé. Il scrute son ami. Le bougre paraît sincère.
— Ah bon ? Tu l'as dévoré ?
— Oui, confirme Max, satisfait de la tournure plus paisible que prend la conversation.
— Et... et tu as aimé ?
— Oh, ben oui, s'empresse de répondre son ami, qui ne veut plus le contrarier.

Max est reparti chez lui. Lucien, intrigué, tourne autour de ses étagères. Hésite. Se décide. Il prend son livre, en déchire quelques pages, et en lanières les engloutit. Il manque de s'étouffer.
— Pouah ! C'est mauvais !
Il file aux toilettes, se libère la trachée et la bouche. Comment Max a-t-il pu apprécier ? Et de conclure que son ami a vraiment des goûts bizarres.

Lucien ne mâche pas ses mots

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