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Portraits inattendus - Volume 2, chez Zonaires Éditions

Publié le par Pilgrim.

Portraits inattendus - Volume 2, chez Zonaires Éditions

Après un premier volet paru il y a un an (toujours chez Zonaires, voir ici), voici une nouvelle galerie de portraits proposé par les éditions Zonaires : Portraits inattendus, vol 2.
Le principe n'a pas changé : s'inspirer de figures historiques ou artistiques marquantes, de leur vie ou de moments de leur vie afin d'en offrir une vision personnelle, imaginaire ou fantasmée. Ou comment tirer la mythologie du réel. 19 auteurs au chevet de 19 personnages, chacun le sien, pour une plongée dans l'imaginaire collectif et une révision poétique de la mémoire. 
Avec enthousiasme, je me suis à nouveau prêté à l'exercice. Et après Antonin Artaud (cf Vol 1), c'est sur le phénoménal Bruce Lee que je me suis penché. Ma contribution à l'ouvrage s'intitule The Big Bruce.

Les figures associées à leur portraitiste sont les suivantes : Robert Capa par Jordy Grosborne – Sabina Spielrein par Viviane Campomar – Bruce Lee par Benoit Camus – Abbé Pierre par Jacqueline Dewerdt-Ogil – Raymond Devos par Pierre-Louis Douheret – Zhang Zhixin par Guan Jian – Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt par Alain Emery – Marguerite Duras par Julie Legrand – Oum Kalthoum par Ludmila Safyane – Mireille Balin par Pierre Monier – Camille Claudel par Dominique Theurz – Juliette Dodu par Peggy-Loup Garbal – Meena Keshwar KamalL par Martine Galati – Charlie Chaplin par Désirée Girod – Jules Vallès par Franck Garot – Angela Davis par Élodie Torrente – Nelson Mandela par Estelle Berger – Léo Ferré par Joël Hamm – Federico Garcia Lorca par Françoise Guérin

Portraits inattendus, vol 2 est disponible en librairie à la commande ou plus directement sur le site des éditions Zonaires. 

Publié dans Zonaires

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Journal, extrait du jour J+20, 25/11/2018

Publié le par Pilgrim.

(...)
Une seule vente, hier, à Mathay. Un exemplaire de mes Chroniques d’un Père au Foyer. Un que je n’aurais pas écoulé autrement. Un en quatre heures. Je ne suis jamais, encore, reparti bredouille d’un salon. Cela arrivera sans doute. Le zéro vente. Je m’en moque un peu.
(...) Je ne connais pas grand monde, en ce qui me concerne. Rien d'étonnant : je me planque dans ma grotte. Je ne lie pas facilement. Ne cherche pas le contact. Et m'en accommode fort bien. Tisser des relations sociales, je ne sais pas faire. Cela nécessite de parler ; or la plupart des sujets de conversation me paraissent tellement ineptes que je préfère me taire. Difficile dans ces conditions de nouer de nouvelles amitiés.
(...)

Journal, extrait du jour J+20, 25/11/2018

Publié dans Journal : extraits

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Journal, extrait du jour J+16, 21/11/18

Publié le par Pilgrim.

(...) Je pensais avoir une réponse. N’importe laquelle. Vu qu’on a collaboré ensemble. Un peu. Mais non. On se sent seul, des fois. La tête contre les murs. Je comprends les éditeurs, malgré tout. Je me mets à leur place. Ils sont débordés, surtout les petits. Le couteau sous la gorge. Pas assez de moyens. Ils n’ont pas le temps de répondre. Les petits éditeurs rament pour survivre et les petits auteurs crient dans le désert, jettent leurs mots dans des puits sans fond.
(...) J’étais déçu. Forcément. Néanmoins, je comprends. Je m’interroge juste. M’aurait-il gardé au sommaire si j’avais entretenu des échanges avec lui, bâti une relation personnelle ? Certains auteurs sont spécialistes de ça. Et ils en tirent avantage… D’aucuns commentent les interventions des éditeurs sur les réseaux sociaux en se pâmant. D’autres (parfois les mêmes), et de façon plus efficace, essaient de tisser des liens directs, jusqu’à les rendre amicaux. Ils multiplient les messages privés, fréquentent les salons parisiens ou les soirées de lancement éditorial, abordent les éditeurs à leur table, leur tiennent la jambe pendant de longues minutes en leur cirant les pompes, en les caressant dans le sens du poil. Ils leur déballent leur admiration, insistent sur leur proximité artistique, leurs accointances supposées, brandissent leurs œuvres comme autant de preuves. De manifestations en manifestations, ils reviennent à la charge. Le travail au corps. Les amitiés intéressées… On en connaît tous, des comme ça. Je les méprise (tout ça me dégoûte), les envie en même temps (et, alors, je me dégoûte) ; ce sont eux qui tirent les marrons du feu. Les relations publiques, le réseautage, mon incapacité.
(...)

Journal, extrait du jour J+16, 21/11/18

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Journal, extraits du jour J+13, 18/11/2018

Publié le par Pilgrim.

(...)
Week-end des gilets jaunes.
Je ne me fais plus d’illusions sur les gens et je crois que le seul moyen de faire évoluer les comportements est de taper dans les porte-monnaie.
(...)
Oui, il me semble qu’il n’y a pas d’autres moyens que le fric, pour inciter les gens à laisser leur voiture. Tous les discours sur l’environnement ne servent à rien. On ira toujours à la facilité, privilégiera toujours son petit confort.
Mais. Il y a un grand mais. Un mais qui me fout en rogne. Et qui touche les politiques de ces dernières années, celles qui consistent à systématiquement éloigner les services publics des centres urbains, quand on ne les supprime pas tout bonnement. Quel sens d’installer des gares, des hôpitaux en plein champ ? Comment, dans ces conditions, y accéder autrement que par la bagnole ? Surtout quand, dans le même temps, disparaissent les petites lignes ferroviaires, les stations des petites villes ? Quel sens d’implanter des zones d’entreprises, loin de tout, sans accompagner ces implantations d'un réseau de transports en commun ? Quel sens de développer toutes ces zones commerciales en pourtour des villes et ces quartiers résidentiels, à l'écart, qui empiètent sur les terres agricoles ? La maison individuelle à la campagne, cette aberration écologique...
(...)
Ma contribution à l’actuelle discussion du café du commerce.
Sans aucune illusion.
(...)

Journal, extraits du jour J+13, 18/11/2018

Publié dans Journal : extraits

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Salon du livre à Étouvans, le 15 octobre 2022

Publié le par Pilgrim.

Aux côtés des Plumes Comtoises à l'occasion d'un salon du livre organisé à Étouvans (25) dans sa salle des fêtes, le samedi 15 octobre 2022 de 14h à 18h, j'irai à la rencontre des lecteurs pour leur présenter et leur proposer mes ouvrages. Un moment convivial autour des livres et de gourmandises !

Salon du livre à Étouvans, le 15 octobre 2022

Publié dans Agenda, Plumes Comtoises, Salon

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Journal, extrait du jour J+10, 15/11/2018

Publié le par Pilgrim.

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Sentiment de vacuité. L’entre-deux, sans doute la période la plus compliquée à vivre, à gérer. Douloureuse (???). L’inconfort et l’incertitude. Le moment le plus passionnant, aussi, celui de tous les possibles. Il faut être à l’affût. Les sens en alerte. S’ouvrir à toutes les impressions. Réceptacle des bonnes comme des mauvaises ondes. Ce ne sont pas les sujets d’indignation qui manquent. L’indignation ne fait pas de bons textes. Sauf à être apprivoisée, endiguée, propulsée. Ce ne sont pas les sujets de préoccupation, non plus, qui manquent. Se mettre en situation de veille. Éponge. S’imbiber. Regarder, écouter, sentir, réfléchir. Je n’ai pas encore la disposition d’esprit pour. Je suis trop tiraillé. Mais peut-être est-ce cela qu’il faut : le tiraillement. Il en jaillira l’idée, l’émotion. Le déclic.
Pour l’heure, je merdoie.
(...)

Journal, extrait du jour J+10, 15/11/2018

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Journal, extrait du jour J+8, 13/11/2018

Publié le par Pilgrim.

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J’ai souvent l’impression que certains auteurs n’écrivent que pour eux-mêmes. Rien de mal à cela. Mais pourquoi publier ? Il faut parfois tant d’efforts au lecteur pour entrer dans un texte. Des efforts pas toujours récompensés, quand la réflexion, la conscience, le sentiment, au final, sonnent creux. L’indigence du propos, parfois, maquillée sous des contorsions verbales. Le talent chez les grands est dans la transmission. Ils proposent des branches auxquelles s’accrocher et emportent dans leur vaste monde de mots et de pensées.
Je n’accroche pas. Je passe. Le monde littéraire est peuplé d’imposteurs, de m’as-tu-vu, de grandes gueules. Et de pigeons. La lèpre de l’époque : l’apparence, le clinquant…
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Journal, extrait du jour J+8, 13/11/2022

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Journal, extrait du jour J+7, 12/11/2018

Publié le par Pilgrim.

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J’ai reçu, dans la semaine, les derniers numéros de plusieurs revues littéraires : Dissonances, Daïmon et La Piscine, où j’ai un texte. Une preuve de plus, s’il en fallait, de la vitalité de la littérature dans les marges, hors des circuits officiels. C’est riche, c’est intelligent. Il y a beaucoup de talents même si, trop souvent, marqués d’un esprit de sérieux dont on aurait avantage à se débarrasser. Je ne comprends pas tout, non plus. Laissé au bord de certains textes, sans doute de trop haute volée pour moi. Et de superbes pages, lignes, qui surprennent par leur acuité et bouleversent. La littérature qui se déploie.
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Journal, extrait du jour J+7, 12/11/2018

Publié dans Journal : extraits

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Journal, extrait du jour J+5, 10/11/2018

Publié le par Pilgrim.

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Aujourd’hui, 10 novembre. Week-end de commémoration. Centenaire de l’armistice,  fin de la boucherie. L’un de mes arrière-grands-pères n’en est pas revenu. Tué d’une balle dans la poitrine en avril 1915, près d’Ypres en Belgique, au bord du canal de l’Yser, trois jours après le premier emploi par les Allemands des gaz mortels à Ypres, justement. Il était zouave. Il est possible de suivre son parcours du combattant avec ses numéros de Marche, de régiment. De la Marne à cette écluse de Het-Sas. Pour le reste, on remplit les blancs. On imagine. L’horreur. Ma grand-mère n’avait pas deux ans, quand il est mort. On remplit les blancs. On imagine.
Je ne sais pas grand chose. Que sait-on d’une existence ? Il reste les actes de naissance, de décès, notariés. Des chiffres. Une descendance. De rares photos. On remplit les blancs. Le rôle des écrivains. Des artistes. Redonner chair. Une trace. Démiurges.
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Journal, extrait du jour J+5, 10/11/2018

Publié dans Journal : extraits

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Ma rencontre avec Amina Belkacem

Publié le par Pilgrim.

On ne se connaît pas. Elle me demande de me déshabiller. Je m’exécute avec empressement. Je ne souhaite pas la contrarier. Son temps est compté. Elle me le signifie en m’indiquant l’endroit où je peux déposer mes vêtements. Il ne s’agirait pas, en plus, de m’étaler.
Je me présente en tenue de combat. Elle m’ordonne de m’allonger. J’obéis, un peu tendu. Pas très à l’aise. Je redoute la suite des événements. Dès que je suis opérationnel, elle me rejoint. À mon chevet, étreint ma cuisse. S’ensuit un déferlement de palpations, massages, torsions. Elle me tourne dans tous les sens. Me tire d’un côté, me presse de l’autre. Me tâte, me pétrit. Tous mes membres y passent. Mes os, mes muscles. Des dont je n’avait même pas conscience. Des parties du corps que nul avant elle n’avait explorés. Le bas du dos, le milieu, le haut aussi. Les hanches, le thorax, les épaules, la nuque. Elle me malaxe, me broie, me concasse. J’entends des cric et des crac. Et puis, tout d’un coup, elle s’interrompt. Elle recule. Au passage me gratifie d’une petite tapette sur la fesse, en conclusion et en prime.
— Ça ira pour aujourd’hui !
Elle s’assied derrière son bureau. Je me relève, laminé, sonné. Peine à me rhabiller. Elle voudrait que je me dépêche. Elle a un autre rendez-vous. Moulu, je vais aussi vite que je peux. Ma dernière chaussure lacée, je me redresse et lui règle la prestation.
— Je vous programme une séance dans 4 à 6 semaines ?
— Ah ? !
— Oui, il faut que vous reveniez. Il y a du boulot.
— Ah !
— On dit le 13 mai à 17h. Ça vous va ?
— Ah ? Euh…
— Ça vous va ou pas ? Sinon, on peut dire le 14 en matinée.
— Euh, c’est que… D’accord, pour le 13.
— On dit le 13 à 17h, alors.
Puis elle me conduit jusqu’à la porte.

Je n’ai jamais revu Amina Belkacem. Je me suis défilé.

Publié dans Mes rencontres avec...

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