Journal, extraits des jours J+436 et +444, les 15 et 23/01/2020
Jour J+436, le 15/01/2020
(...)
Phase laborieuse, donc. Je bosse sur mes textes. Il y a un moment que je n’ai pas écrit un inédit, du moins un inédit relativement consistant. En dehors des lignes que j’écris pour mon blog et pour ce journal, de ces lignes qui me permettent d’entretenir un minimum ma fibre créatrice. C’est un peu angoissant, cette carence de nouveautés. La menace de la stérilité. Puis-je encore créer ? Je me consacre à l’existant. Il est vrai que j’ai de quoi faire. Tant que je n’aurais pas écoulé un minimum de textes dans l’édition, tant que je ne me serais pas libéré d’un peu de ce poids littéraire, je ne pense pas que j’aurais l’esprit pour un nouveau gros projet. Pourtant, ça me taraude. Et il est probable que j’y vienne dans un avenir pas si lointain. La publication des Cordes sensibles va certainement m’y aider. À condition, bien sûr, que j’aie encore cette faculté de produire… Mon angoisse.
(...)
Jour J+444, le 23/01/2020
(...)
Période laborieuse. Pas très créative. Mais productive.
J’alimente mon blog. Le moyen d’entretenir l’imaginaire, ma machine à créer, même si la brièveté des textes concernés ne permet pas de le déployer.
Je me répète.
Peut-être parler d’autre chose, du monde et de sa marche. Il n’y a rien de réjouissant. Je suis allé à une réunion au collège, organisée par le département, les élus et les responsables de l’éducation nationale avec les parents, au sujet du problème de sureffectif et de son règlement, de la sectorisation envisagée en conséquence. Comme à chaque fois, je ne me suis senti en phase avec personne. L’impression d’être à part, de ne pas partager les mêmes conceptions de la société et du monde, de n’avoir pas les mêmes priorités. L’impression que les autres tournent en boucle, incapables de s’ouvrir, d’élargir leur horizon, d’échapper à leurs fantasmes, incapables de se mettre à la place de l’autre, d’écouter. Arc-boutés sur leurs positions et sur leurs opinions. Et l’impression que les préoccupations des uns ou des autres sont à côté de la plaque, pas à la hauteur des enjeux et surtout pas de l’intérêt général. C’est sans doute moi qui suis à côté de la plaque. Je ne me sens en connivence avec personne.
(...)
/image%2F0654895%2F20251023%2Fob_0f317d_jour-j-444.jpg)
/image%2F0654895%2F20251023%2Fob_2ff477_jour-j-434.jpg)
/image%2F0654895%2F20251023%2Fob_90205f_jour-j-427.jpg)
/image%2F0654895%2F20251023%2Fob_c455b6_jour-j-420.jpg)
/image%2F0654895%2F20250929%2Fob_0244aa_jour-j-410.jpg)
/image%2F0654895%2F20250826%2Fob_114b77_jour-j-400.jpg)
/image%2F0654895%2F20250826%2Fob_99e907_jour-j-388.jpg)
/image%2F0654895%2F20250826%2Fob_9681af_jour-j-385.jpg)
/image%2F0654895%2F20250523%2Fob_a8969d_jour-j-381.jpg)
/image%2F0654895%2F20250522%2Fob_9c5837_jour-j-379.jpg)