De la lumière par les fenêtres

Pierre Bonnard - La fenêtre ouverte
1919 - Huile sur toile
© Virginia Museum of Fine Arts -Richmond - © ADAGP
"La fenêtre s'ouvre comme une orange
Le beau fruit de la lumière"
Les fenêtres - Apollinaire

Pierre Bonnard - La fenêtre ouverte
1919 - Huile sur toile
© Virginia Museum of Fine Arts -Richmond - © ADAGP
"La fenêtre s'ouvre comme une orange
Le beau fruit de la lumière"
Les fenêtres - Apollinaire
— Tu sais, papa ?
— Non, j'sais pas.
— Thomas, il dit que le Père Noël n'existe pas.
— Ah, il dit ça, Thomas.
— Oui...
— ...
— Il dit toujours n'importe quoi, Thomas.
— Ah bon !
— Oui. Il dit que des trucs comme ça. Je lui explique qu'il se trompe mais il comprend jamais rien.
— ...
— Il est bête.
— Oh, faut pas dire ça !
— Si. D'ailleurs, toi aussi, tu comprends jamais rien.
1835, année drolatique.
"110 ans à Louisville, 161 à Philadelphie, Joice Heth : la femme qui n'attend pas les années pour vieillir, qui défie les lois de l'espace-temps. Venez l'admirer, la momie ambulante et quasi aveugle, avec sa face décharnée, ses membres paralysés. Qui croirait à voir ainsi la vieille esclave, qu'elle a porté et soigné le père de la nation, George Washington ?"
— Tu te poses là et tu bouges plus ! Je m'occupe du reste.
Il guide la vieille dame, l'installe dans son fauteuil, prend du recul et examine le tableau.
— Souris ! lui enjoint-il. Ouvre la bouche.
Elle s'exécute. C'est mieux, songe-t-il.
— Cache pas tes mains !
Il faut tout lui dire... Elle délie ses doigts crochus, arbore ses ongles recourbés.
— Voilà ! C'est pas compliqué !
Dans les années 1660, rejeté par les uns, relégué par les autres, Spinoza écrivait ces lignes (Traité théologico-politique - chap 14) et éclairait le monde, en lançant Les Lumières :
"Quant à ces fondateurs de sectes, nous ne voulons pas les accuser d'impiété pour cette seule raison qu'ils ont adapté à leurs opinions les paroles de l'écriture ; de même en effet qu'elle fût adaptée jadis à la compréhension du vulgaire, de même il est loisible à chacun de l'adapter aussi à ses opinions propres, s'il y voit un moyen d'obéir à Dieu, en ce qui touche la justice et la sécurité, d'une âme plus pleinement consentante. Nous les accusons parce qu'ils ne veulent pas reconnaître aux autres la même liberté, persécutent comme ennemis de Dieu tous ceux qui ne pensent pas comme eux, vécussent-ils le plus honnêtement du monde et dans la pratique de la vertu charitable, chérissent au contraire comme des élus de Dieu ceux qui les suivent docilement, alors même qu'ils sont le plus dépourvus de force morale ; et l'on ne peut concevoir attitude plus criminelle et plus funeste à l'état."
Un petit mot, aussi, de la revue littéraire Harfang, dans son numéro 47 (nov 2015), à propos de L'anthologiste.
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L'occasion d'éclairer le travail de cet éditeur numérique porté sur la nouvelle qui, face aux difficultés que rencontrent les petites structures éditoriales, a interrompu ses activités depuis des mois, mais dont les ouvrages sont toujours disponibles dans la plupart des librairies numériques, ouvrages parmi lesquels figurent deux anthologies (collection Histoires à lire...) auxquelles j'ai participé : Histoires à lire dans une salle d'embarquement (incluant ma nouvelle Fleurs blanches) et Histoires à lire sur le trône (incluant ma nouvelle La colère d'Achille).