Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sur le blog d'Erik Vaucey

Publié le par Pilgrim.

Un petit éclairage, ici, (et un retour !) sur le blog d'Erik Vaucey qui mérite le détour, non seulement parce qu'on y trouve, comme il est fréquent dans les blogs d'auteurs, certains de ses textes (dont je recommande chaudement la lecture), la plupart s'inscrivant dans le registre de la SF, qu'on y découvre, bien entendu, son actualité littéraire, mais aussi parce qu'il est résolument tourné vers les autres... Et dans le milieu des auteurs, très individualiste, cela est suffisamment rare pour être salué.
Erik Vaucey consacre, en effet, une bonne partie de ses pages, à mettre en valeur ses consœurs et confrères nouvellistes (et j'ai eu le plaisir d'en être), par le biais d'entretiens vivants et bienveillants. L'opportunité d'additionner les expériences, les trajectoires, les "visions" et le rapport que chacun a avec l'écriture et le monde de l'édition. Il en découle un vaste et très instructif panorama sur la nouvelle, aujourd'hui, et la place qui lui est faite.
Une initiative précieuse, donc, qui permet de mettre à l'honneur, la Nouvelle et une démarche généreuse de compagnonnage, que l'auteur poursuit par la création d'un groupe sur facebook, et d'une page d'actualités sur son blog.

Le blog d'Erik Vaucey est indéniablement un blog à suivre ! 

Publié dans Erik Vaucey, Superblog

Partager cet article
Repost0

Portrait en trottinette

Publié le par Pilgrim.

Bah... oui, quoi ! Le temps de lever, de redescendre le guidon à la hauteur de la petite, je suis déjà arrivé à l'école, moi ! En plus, en position basse et aérodynamique, ça roule très bien... Et puis quand même : quel style !

Portrait en trottinette

 

... by ma fille.

Publié dans Père au foyer

Partager cet article
Repost0

page 1258 : yaourt emmental et Jenny

Publié le par Pilgrim.

yaourts bio je me penche en quête de la date de péremption le 20 ça ira je saisis le pack de 12 le glisse dans mon caddy saisis un deuxième le pose par-dessus douze et douze font vingt-quatre il faut bien ça à la vitesse où les enfants les engloutissent dans la famille on en consomme des laitages à tel point que je me demande si je ne devrais pas en rajouter mais après le réfrigérateur déborde impossible d'en stocker en quantités raisonnables je serai obligé de revenir je suis habitué je me dirige vers les petits suisses et les fromages frais me tâte que choisir faisselle ou blanc la dernière fois c'était faisselle je crois j'opte pour blanc histoire d'alterner je m'apprête à prendre le pot quand derrière moi on s'excuse pardon pardon je me retourne une employée avec son chariot voudrait la place pour se débarrasser de son arrivage et réapprovisionner les présentoirs je me pousse bien obligé en prenant toutefois au passage le fromage blanc celui qui est onctueux d'après l'emballage parce que sinon je ne sais pas quand j'y aurai accès le lecteur s'emmerde faut que je fasse quelque chose je change de bord longe le rayon des fromages industriels et là je tombe sur Jenny le grand amour de mes trois ans un bail que je ne l'ai pas vue quarante ans ça fait à l'époque je vivais à Nouakchott c'est en Patagonie pour ceux qui s'interrogent et qui sont nuls en géographie et je la retrouve au super U de Montbéliard le lecteur est content ça c'est de l'événement je la considère elle a un peu changé forcément elle a grandi mais bon je la reconnais je n'en reviens pas de la retrouver là au milieu des produits frais et pasteurisés on se tombe dans les bras on s'embrasse on roule sur les sachets d'emmental pour faire l'amour faut fêter ça le lecteur applaudit c'est pas tout le temps qu'il se passe des trucs au Super U de Montbéliard du coup il se dit qu'il reviendra je fourre mon nez dans le cou de Jenny je trouve qu'elle sent un peu le fromage quand derrière moi on s'excuse hum on ne peut jamais être tranquille un monsieur voudrait accéder au parmesan je recule un peu et me demande si je dois prendre un sachet de 100 g ou de 200 g je réfléchis 200 g serait sans doute plus approprié et puis soyons fou je jette mon dévolu sur le parmesan norvégien faut vivre dangereusement les enfants ne seront pas d'accord ils tiennent à leur emmental en cellophane avec les pâtes c'est meilleur

Publié dans Le lecteur s'ennuie

Partager cet article
Repost0

Nouveau Monde : regard sur la présélection

Publié le par Pilgrim.

Alors que les duels littéraires vont bientôt commencer sur le site Nouveau Monde, dès le 12 septembre, et après que la liste des sélectionnés a été rendue, je me permets de partager quelques réflexions sur cette expérience de juré, à ce stade. Une expérience bien enrichissante qui permet de toucher du doigt la volatilité des goûts et des perceptions... 

Dire d'abord qu'il y a trois textes qui se détachent, plébiscités par tous les jurés, trois textes parmi lesquels devrait, en toute logique, se retrouver le lauréat. Trois textes talonnés, cependant, par de sérieux challengers.
Ces trois nouvelles figuraient parmi mes favorites (dans mes 8 premiers) mais n'étaient pas de celles que j'avais le mieux notées (l'une est tout de même arrivée 3ème de mon classement). Et j'ai été un peu surpris, de constater que l'un des deux textes qui m'avaient le plus séduit (l'autre arrivé 4ème de la sélection pourrait bien l'emporter sur le fil !) n'avait pas suscité le même enthousiasme chez tout le monde. Je me suis rassuré en constatant que ç'avait été aussi le cas pour d'autres jurés qui avaient particulièrement bien noté un texte sans que celui-ci emporte l'adhésion générale... ni la mienne. Ce qui relativise l'exercice... Il y a des écritures, des thèmes, qui "parlent" sans doute mieux à certains mais qui touchent moins universellement. 
Ce qui m'a davantage surpris, c'est de ne pas retrouver dans la liste des 40 (les 32 sélectionnés + les 8 hors-compétition) 4 des nouvelles que j'avais placées dans mes 15 premières et d'y trouver d'autres qui m'avaient semblé plus approximatives. Du coup, j'ai parcouru à nouveau ces textes, en me demandant si j'avais "loupé" quelque chose mais mon point de vue n'a pas évolué. Toujours cette perception du lecteur si variable et cette subjectivité tellement imprévisible !

Quelques considérations, aussi, sur les notations et la mienne en particulier.
Chaque juré a évalué à sa façon, plus ou moins sévèrement, en utilisant une gamme plus ou moins large de notes possibles. 
En ce qui me concerne, j'ai estimé les textes les uns par rapport aux autres et non de façon absolue en me référant à un modèle préétabli. J'ai donc attribué d'excellentes notes aux textes que j'ai préférés, puis de façon dégressive toujours relativement. Par ailleurs, j'ai été plutôt clément, et ai restreint mon champ de notation entre 5/20 et 19/20, ce qui a réduit l'amplitude de mes notes... et qui a peut-être, je m'en rends compte, desservi certains qui m'ont plu et qui sont passés à la trappe (l'écart entre ceux-ci et d'autres qui sont "passés" auraient pu être différents)... J'assume néanmoins. Je ne souhaitais pas mettre de note inférieure à 5, tant il me semble difficile de prétendre qu'il n'y a rien à sauver d'un texte. De la même façon, j'ai eu des difficultés à mettre plus de 18. Je m'y suis résigné afin de départager un peu mieux ma tête de classement mais je n'ai pu aller au-delà de 19, tant il peut toujours y avoir, selon moi, des points à améliorer. 

Les duels vont donc commencer et les internautes vont pouvoir choisir leur nouvelle préférée sur le blog. Afin que cette expérience reste jusqu'au bout passionnante et que les résultats ne soient pas biaisés, j'espère (et c'est sans doute un vœu pieu) que chacun votera pour un texte et non pour un auteur et que cette joute littéraire restera littéraire et qu'elle ne deviendra pas le concours de celui qui a le plus d'amis virtuels ou de celui qui saura le plus mobiliser derrière son nom... 

Partager cet article
Repost0

La mort du petit prince

Publié le par Pilgrim.

Le petit prince est mort sur une plage. C'était hier, depuis toujours, autant dire des siècles. On s'habitue aussi à la mort du petit prince. Il demandait : « dessine-moi ton pays ! » Mais personne ne voulait.
Alors l'autre jour, j'ai pris un crayon et dessiné des grilles. Derrière, il y avait mon fils qui refusait de regarder ; il regardait quand même. Il pleurait. Il n'acceptait pas que le petit prince soit mort. Je lui ai dit : « maintenant, tu n'es plus un enfant ».

Publié dans Bribes

Partager cet article
Repost0

Le bunker : les témoignages

Publié le par Pilgrim.

Ma visite du Bunker 3 s'achève et comment mieux l'achever qu'en ouvrant les portes des autres bunkers. 

A partir du postulat de départ proposé par Jacques Flament, plusieurs auteurs ont laissé courir leur imagination et leur plume. Chacun à sa façon à tenté l'expérience et livré sa version. Le résultat est passionnant. Si l'on retrouve des thèmes et des images similaires qui reviennent comme autant de leitmotivs et qui se font écho, il est étonnant de constater à quel point chaque oeuvre s'avère singulière, reflet de personnalités différentes et d'obsessions disparates. L'occasion est belle d'opérer un retour sur soi, d'explorer ses propres méandres, de questionner son art et le sens que cela a, d'écrire, de vivre... Des aventures intérieures et artistiques uniques !

Le bunker : les témoignages

Le bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignages

 

 

 

 

 

Le bunker : les témoignagesLe bunker, 6ème témoignageLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignages

 

 


 

 

Le bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignages

       

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

page 162 - du lourd

Publié le par Pilgrim.

page 162 - du lourd

Le lecteur s'ennuie et parfois il s'emmerde à un point que ça en est ahurissant, "ahurissant" dans tous les sens du terme. La mort de Virgile est un roman génial !

"la créature animale ; le cycle du symbolisme se referme là où n'existe aucune connexion dans l'incréé, là où les sphères se pénètrent, le vide éloignement des âges se renverse en un vide grimacement d'animal obsédant la vue comme si l'image consciente de la solitude originelle avait été transmise à travers tout le cycle infini des images, de reflet en reflet, pour se dévoiler au terme de tous les termes, dans l'absence d'images, jusqu'à apparaître dans sa suprême nudité ; et dans ce dévoilement, dans cette irruption sourdement grondante de la non-création et de sa solitude, éclatant avec toute la méchanceté qui se traduit dans le vide grimacement animal, dont l'agressivité se dissipe au hasard, dans cette irruption apparaissait la malédiction qu'on pressent derrière tout ce qui est créé et non-créé, derrière la pré-création et derrière tous les lointains solitaires, le pressentiment menaçant éclaté dans la malédiction de la mort fantômale, apportant la révélation, grosse d'inquiétude, que tous les chemins qui mènent au bouleversement des choses, à leur rigidité, comme ceux qui mènent au jeu et à l'ivresse, aboutissent inéluctablement à l'animalité ; que tous les chemins de la beauté, inéluctablement, aboutissent à l'horreur grimaçante. Et sur le toit du sépulcre, qui avait voulu transfigurer la"

Et ça dure, et ça dure. Y'a pas à dire, La mort de Virgile, de Hermann Broch, c'est du lourd, c'est l'ennui du lecteur porté à sa quintessence, un châtiment infligé digne du dernier cercle des enfers :
« Et à la fin, tu reprendras au début. 
— Noooonnn ! Pitié ! Pas ça !
— Si. »

Partager cet article
Repost0

"le lecteur s'ennuie"

Publié le par Pilgrim.

"le lecteur s'ennuie", tel est le titre de ma nouvelle rubrique inspirée du récent projet de l'éditeur Jacques Flament, grand agitateur d'idées devant l'éternel, dont voici le propos : "globalement, les gens s'emmerdent énormément". La phrase en exergue se pose là en point de ralliement pour l'édification d'un ouvrage encyclopédique sur l'ennui dans ses grandes largeurs. JFE appelle toutes les bonnes volontés à participer et ouvre ses portes aux contributeurs les plus variés pourvu qu'ils répondent à quelques contraintes très limitées. 

Pour tout savoir du projet, se rendre ici !
Et quelques précisions supplémentaires de l'éditeur :

"- format A4 PDF finalisé par le contributeur ;
- noir et blanc (pas de couleur) ;
- carte blanche sur le sujet.
Dessinateurs, détourneurs d'images, peintres, photographes, auteurs, polémistes, pamphlétaires, que vous soyez des jouisseurs de l'ennui ou imperméables ou incrédules face à ce sentiment, manifestez-vous, exprimez-vous…
Ce premier sujet s'inscrit comme une première étape d'une série de recueils thématiques autour de grands sujets de société que je voudrais mettre à jour. Et de son succès dépendra évidemment la suite de ce projet.
Autrement, je remiserai mes prétentions encyclopédiques collectives au vestiaire et mes initiatives futures en veilleuse, comme il se devra par la force des choses !
Vous connaissez des amis qui sont passionnés par le sentiment de l'ennui ou vous l'êtes personnellement ?
Partagez ou envoyez vos contributions à : jfe.globalement@gmail.com
Dead-line : 15 novembre 2015 !"

J'ai envoyé mon petit texte et me suis pris au jeu. Sur ma lancée, j'ai conçu une nouvelle rubrique pour ce blog, rubrique dans laquelle s'inscrit ce petit préambule et auquel s'ajoutera très bientôt une première facétie.

À suivre...

Partager cet article
Repost0