Top articles
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Portrait en trottinette
Bah... oui, quoi ! Le temps de lever, de redescendre le guidon à la hauteur de la petite, je suis déjà arrivé à l'école, moi ! En plus, en position basse et aérodynamique, ça roule très bien... Et puis quand même : quel style ! ... by ma fille.
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Panthéon
La lune s'ouvre. L’œil du chat effaré se fait phare, affolé s'enfuit feu follet. La paupière tombe. Une chape de peau.
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Mots météores
Il n'y a personne dans la ville Que moi Un dimanche sans toi Des pavés roulent sous la langue Je les crache Pluie météores Tous les mots que je n'ai pas dits Tout à l'égout.
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Un léger souffle
Les fantômes font trembler les feuilles des arbres au-dessus des rivières.Passe l'eau vive.Les volets restent clos.
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Etoile trompeuse
Tu n'entends plus qu'elle,La rumeur du bord du gouffre. Tu t'en fous, t'as ta bonne étoile. Oreilles bouchées, yeux bandés, sauter à pieds joints ; on verra bien.
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Ardoise magique
Le sable n'a aucune mémoire. On peut lui dire nos secrets, les graver sur sa peau ; un coup de langue suffira à les effacer. La mer vient et emporte nos souvenirs. Table rase. La remise à zéro.
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Casquette
L'homme marche, la casquette vissée sur ses rêves. Mieux vaut les empêcher de s'échapper. On ne sait jamais ; il pourrait en avoir besoin, un jour. Lorsqu'il n'aura plus que ça à semer, pour retrouver son chemin.
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Mendimoter
Je tends l'oreilleSébile qu'elle garnit de motsJe prends les douxLes glisse dans ma poche trouée.
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Visite guidée du Bunker (10) : quelques films de cave
Le bunker troisième témoignage, chez Jacques Flament Editions. ... etc, etc, etc... Liste non exhaustive et images à cliquer.
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La piste des étoiles
Les nuits en décembre, les rues mouillées font des ciels scintillants sous les pieds comètes des passants.
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Sancho
Selon les pontes, les sachant penser, Tu es un pion, un Sancho PançaUn sans-dent, un d'en-basAu sang chaud, prends-toi ça ! Tais-toi et chair à pâtée.
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Soleil battant
Sous les doigts du soleilLanières d'un fouetIl y a ta nuqueDe sa claque la trace écarlate Marque au fer rouge Du piment sur l'épiderme Enflamme les langues des pores Le chalumeau décape Des pelures des squames Ta peau arracheCrache le feuFleur de soufre...
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A double tour
Blotti au creux de mon cou, tu marques ton territoire,Le tour du propriétaire,Et prends les clés. Entre quatre murs, ton petit cœur murmure ; contre mon corps, bat la mesure.
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Jamais content
A. C.
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Le ciel dévale
À ras de lumière, je glisse. Bras écartés, la caresse du vent. J'avale le vif.
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Un air de rien
Invisible et sans bruit, tu traverses l'époque comme un poème caché dans une poche.
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Une journée à un salon du livre
Par AC ©
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Sang d'encre
Les mots filent sous mes doigts, ne coagulent plus je les perdsLes mots rages ne tarissent pasJ'ai du sang sur les mots.
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Décalé
En société, il a l'euphorie factice, le rire forcé et le regard fou qui font fuir les gens comme il faut.Nulle part à sa place, à côté de la plaque, Seul. Alors qu'il voudrait se frotter à la foule, la fendre d'un sourire facile. Il ne sait pas y fai...
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Vieil ami
Vieil amiVentre au vent béanceRêve en silence Un arbre attrape le mondeLa ramure Entrelace les possibles.
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Qu'est-ce que tu regardes ?
A. C.
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Élixir
J'ai la foiDes coquelicotsFontaine de jouvence Tard dans la nuit
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Sans transition
Des notes notes notes tombent drues sur le parterre constellé de têtes Soudain s'arrêtentClapotis turbulences dans les travéesLe silence sursaute les premiers battements l'entraventClap clap clap Une déferlante tendue par les corps en pointe Des fauteuils...
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Le bunker 3, à suivre...
"Mais je reste persuadé que l'homme ne refusera jamais la souffrance véritable, c'est à dire la destruction et le chaos. Car la souffrance est la seule cause de la conscience." Fedor Dostoïevski - Les carnets du sous-sol Le bunker, troisième témoignage,...
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Nocturne
La lune aux doigts de pluie touche ton cœur, tu pleures. Tu baisses les armes et tes larmes à verse Dans l'abîme macadam. L'éclat du malheur Précipite le bout de la nuit ; l'aube blesse.