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jacques flament

"Double Mixte", les coffrets de cartes postales littéraires made in JFE

Publié le par Pilgrim.

"Double Mixte", les coffrets de cartes postales littéraires made in JFE

 

Deux beaux objets littéraires, chez JFE, pour cette rentrée 2016 et deux cadeaux originaux à offrir. 

Jacques Flament a concocté deux coffrets de 24 cartes postales, chacun : le Double Mixte. Au recto, des textes courts à découvrir, puis à envoyer à qui vous voudrez pour le partage. 
Deux fois 24 textes, donc, d'auteurs différents, et je me réjouis de figurer parmi eux, avec Le veston de pépé, inclus dans le premier coffret, à aérer et à vous repasser.

Les coffrets sont à 15 euros, chacun. Pour se les procurer, il suffit de se rendre ici.

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La Chambre rouge de l'hôtel Sacher

Publié le par Pilgrim.

Marie Pontacq est une La chambre rouge de l'hôtel Sacherexcellente nouvelliste, elle est aussi une romancière de premier plan. Il suffit de lire ce roman pour s'en convaincre.

– Ce devait être difficile de l'aimer.
– Très difficile. C'est toujours difficile d'aimer une tombe.
Ainsi commence ce magnifique texte tendu entre deux mondes, entre Prague et la maison dans les landes, le présent et le passé, la fille et la mère, la lumière et l'ombre. Un texte porté par la quête d'amour, d'identité de la narratrice ; une quête animale, éperdue, où l'enfant sauvage, rejeté, ignoré, nié, aura le silence pour refuge et la nature pour alliée, matrice et complice, nature d'où surgira un homme, le seul avec sa sœur, à lui offrir la possibilité d'une île. Marie Pontacq a un talent fou pour faire parler le vent, la mer et les arbres, bruisser la nuit et personnifier la forêt, des lignes frémissantes de vie qui s'opposent à la présence ou plutôt à l'absence coupante de la mère qui apparaît, en regard, désincarnée et figée dans le marbre de la statue qu'elle s'est, à sa gloire et en rempart, dressée ; une absence contre laquelle la narratrice se cognera encore et jusque dans la vieille cité tchèque, enlisée dans les sables d'un passé mouvant.
Le lecteur est saisi, troublé, gagné par un sentiment d'oppression, de malaise et bouleversé... notamment par la fin, admirable, la fin qui finit de trouer le cœur et qui renvoie aux deux phrases du début (ce devait être difficile de l'aimer...). Où l'on se demande qui parle, et de qui...
Le roman figure dans le dernier trio pour le prix Alain-Fournier 2016 et c'est amplement mérité !

La chambre rouge de l'hôtel Sacher, de Marie Pontacq, chez Jacques Flament éditions.

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A propos de l'apéritif littéraire, dans l'Est Républicain du 3 avril 2016

Publié le par Pilgrim.

Un article dans l'ER, sous la plume alerte de Sophie Dougnac, à propos de l'apéritif littéraire du 2 avril, à la médiathèque de Montbéliard, autour du Bunker 3 : 

A propos de l'apéritif littéraire, dans l'Est Républicain du 3 avril 2016

Cliquer sur l'image pour lire l'article sur le site de l'ER !

Un excellent moment passé auprès des lecteurs et des membres de la médiathèque, dont Pascale Eglin qui a su mettre en valeur le texte par ses belles lectures. J'ai pour ma part, comme d'habitude, bafouillé et cherché mes mots mais heureusement, le public était bienveillant !
Il est gratifiant de présenter son travail et de discuter autour... et je trouve toujours étonnant et réconfortant que cela intéresse des personnes, alors que je figure parmi les inconnus du bataillon des scribouillards... Cela requinque !

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L'Impératif, la revue qui remue la culture !

Publié le par Pilgrim.

Voilà 6 ans que Jacques FlaL'Impératif, la revue qui remue la culture !ment, vaille que vaille et au nom d'une certaine idée de la culture et de l'art, contre vents et marée, tient la barre de sa maison d'éditions. Fidèle à ses convictions et débordant d'idées et d'énergie, il ne cesse de multiplier les projets et de stimuler les auteurs qui ont la chance de travailler avec lui (je le dis en connaissance de cause). Sa dernière création, audacieuse et passionnante, et véritable acte de foi en la culture comme vecteur d'humanisation et d'émancipation, témoigne de sa détermination. L'Impératif, tel est le nom de la revue culturelle qu'il vient de lancer ! Et l'injonction prend des allures de manifeste. Car il s'agit d'une défense en règle de la culture dans ce qu'elle a de primordial pour notre monde ou plutôt d'une offensive contre la médiocratie triomphante... car oui, la culture est un sport de combat.
Ici, l'on prend le temps de rencontrer, de discuter, de partager et la particularité est que ce sont des artistes qui interrogent leurs pairs, des personnalités reconnues et installées. L'échange se fait fraternel, éclairant, réconfortant. L'on prend aussi le temps de questionner notre société moderne à travers des dossiers (de Sonia Bressler) d'où il ressort encore et toujours l'urgence et la nécessité de la connaissance. Des vignettes enthousiastes de lecteurs sur leurs coups de cœurs artistiques complètent de façon alerte le menu copieux de la revue. Sans oublier la découverte de nouvelles d'auteurs contemporains et de textes plus anciens.
L'Impératif s'impose d'emblée comme un acteur essentiel et indispensable du paysage culturel francophone. Le projet, la démarche, l'esprit sont originaux et novateurs et l'on n'imagine déjà plus s'en passer.

La revue est trimestrielle. On peut se l'approprier dans la plupart des points presse dignes de ce nom et pour s'abonner, il suffit de se rendre ici. Il serait fou de se priver.

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L'ennui, par JFE

Publié le par Pilgrim.

L'ennui, par JFE

 

 

 

 

Le recueil autour de "l'ennui" et dont je parlais déjà ici vient de paraître aux éditions Jacques Flament. Une petite centaine de contributions comme autant de variations sur le même thème, où se côtoient artistes en tous genres et pas mal d'auteurs amis. Et vous savez quoi, j'ai le plaisir d'en être.

Le livre est disponible sur le site de l'éditeur. Y'a qu'à cliquer !

Publié dans Jacques Flament

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Où l'on parle du Bunker, dans la revue Harfang

Publié le par Pilgrim.

La revue littéraire et semestrielle Harfang consacre une page de son numéro 47 (novembre 2015) à la collection Le Bunker des éditions Jacques Flament.
Un éclairage sympathique, par une revue de Haute Qualité Littéraire !

Où l'on parle du Bunker, dans la revue Harfang

Cliquer sur la photo pour lire !

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"Different trains"

Publié le par Pilgrim.

Elles sont rares, les œuvres qui vous ébranlent à ce point, vous laissent dépouillés, lessivés, exsangues après leur découverte. Je connaissais Steve Reich, au moins de nom. Il a fallu un concert (intitulé À l'ombre du génocide), donné au CRAC de Montbéliard, où la pièce en trois mouvements du compositeur américain était restituée, pour que j'en mesure la puissance. Sans doute lui fallait-il, à cette musique, cet état de réceptivité, où l'auditeur plonge dès qu'il se trouve dans une salle de concert, toutes écoutilles ouvertes, disponible, pour frapper sa conscience et lui remuer les tripes. 

"Different trains"

 

Hypnotique, brutale, impressionnante, "Different trains" fait vivre une expérience intellectuelle et émotionnelle qui secoue en profondeur l'âme, et qui m'a d'autant plus touché qu'elle m'a rappelé ce projet littéraire auquel j'ai eu la chance de participer, Leitmotive Opus 2, publié aux éditions Jacques Flament, et qui regroupait une trentaine de textes, débutant tous par ces mêmes deux phrases : "Fatigué de lutter contre les forces d'inertie, nous roulions soudés vers la nuit, subissant l'odeur aigre des corps entremêlés. Le bruit sourd et saccadé de l'acier sur les rails étouffait les soupirs." Deux phrases en leitmotiv, comme les boucles répétitives de Reich, lancinantes et hypnotiques, qui ponctuent des textes dont les thèmes se renvoient et dont les regards se croisent comme les trains de la mort croisent ceux de l'enfance américaine de Reich, comme les trains du Reich se superposent dans l'anthologie à ceux, théâtres d'ombres, de notre époque. Et l'analogie se renforce quand les mots des déportés soulignés par les cordes du quatuor, répétés inlassablement, traduction de l'indicible, renvoient à ceux de certaines nouvelles (notamment la mienne : Silence, Terminus), qui reviennent en litanie. 

 

Nineteen forty, nineteen forty, entend-on scander, mots portés par les déchirements des cordes. He said "quick go"He said "quick go".

Different trains - Steve Reich

Et en écho, des noms et des chiffres :
"Je m'étais interrompu à Marthe Gluck.
Convoi n°48, avec son mari Altar, dit Jacques, et ses deux filles : Odette et Raymonde.
Juste les noms et les chiffres...
Auschwitz Birkenau Marthe Gluck convoi 48.

Pourquoi Marthe Gluck ?"

Silence, terminus (extrait), tiré de Leitmotive, opus 2.

L'effet miroir est troublant et le propos si proche que la "fraternité" (ou au moins la correspondance) de ces œuvres (toute proportion gardée et la supériorité de la musicale évidemment reconnue) s'impose à la conscience.

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Le bunker : les témoignages

Publié le par Pilgrim.

Ma visite du Bunker 3 s'achève et comment mieux l'achever qu'en ouvrant les portes des autres bunkers. 

A partir du postulat de départ proposé par Jacques Flament, plusieurs auteurs ont laissé courir leur imagination et leur plume. Chacun à sa façon à tenté l'expérience et livré sa version. Le résultat est passionnant. Si l'on retrouve des thèmes et des images similaires qui reviennent comme autant de leitmotivs et qui se font écho, il est étonnant de constater à quel point chaque oeuvre s'avère singulière, reflet de personnalités différentes et d'obsessions disparates. L'occasion est belle d'opérer un retour sur soi, d'explorer ses propres méandres, de questionner son art et le sens que cela a, d'écrire, de vivre... Des aventures intérieures et artistiques uniques !

Le bunker : les témoignages

Le bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignages

 

 

 

 

 

Le bunker : les témoignagesLe bunker, 6ème témoignageLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignages

 

 


 

 

Le bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignagesLe bunker : les témoignages

       

 

 

 

 

 

 

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"le lecteur s'ennuie"

Publié le par Pilgrim.

"le lecteur s'ennuie", tel est le titre de ma nouvelle rubrique inspirée du récent projet de l'éditeur Jacques Flament, grand agitateur d'idées devant l'éternel, dont voici le propos : "globalement, les gens s'emmerdent énormément". La phrase en exergue se pose là en point de ralliement pour l'édification d'un ouvrage encyclopédique sur l'ennui dans ses grandes largeurs. JFE appelle toutes les bonnes volontés à participer et ouvre ses portes aux contributeurs les plus variés pourvu qu'ils répondent à quelques contraintes très limitées. 

Pour tout savoir du projet, se rendre ici !
Et quelques précisions supplémentaires de l'éditeur :

"- format A4 PDF finalisé par le contributeur ;
- noir et blanc (pas de couleur) ;
- carte blanche sur le sujet.
Dessinateurs, détourneurs d'images, peintres, photographes, auteurs, polémistes, pamphlétaires, que vous soyez des jouisseurs de l'ennui ou imperméables ou incrédules face à ce sentiment, manifestez-vous, exprimez-vous…
Ce premier sujet s'inscrit comme une première étape d'une série de recueils thématiques autour de grands sujets de société que je voudrais mettre à jour. Et de son succès dépendra évidemment la suite de ce projet.
Autrement, je remiserai mes prétentions encyclopédiques collectives au vestiaire et mes initiatives futures en veilleuse, comme il se devra par la force des choses !
Vous connaissez des amis qui sont passionnés par le sentiment de l'ennui ou vous l'êtes personnellement ?
Partagez ou envoyez vos contributions à : jfe.globalement@gmail.com
Dead-line : 15 novembre 2015 !"

J'ai envoyé mon petit texte et me suis pris au jeu. Sur ma lancée, j'ai conçu une nouvelle rubrique pour ce blog, rubrique dans laquelle s'inscrit ce petit préambule et auquel s'ajoutera très bientôt une première facétie.

À suivre...

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Retour sur "Import - Export"

Publié le par Pilgrim.

Import - Export

 

 

L'envie de revenir sur mon recueil de nouvelles, Import-Export, paru en mai 2012 et toujours disponible chez Jacques Flament éditions.

"Ulysse rentrait chez lui. Eux partent de chez eux. Leurs voyages sont tout autant semés d'embûches. Ils s'appellent Moussa, Zhen, Hanif, Maria ou Roberto. Certains n'ont pas de nom. Ils vivent à Paris ou à San Diego, en Norvège, au Niger ou en Chine. Ils sont le silence. Ils sont les clandestins. Ils se cognent aux portes de notre monde verrouillé et, parfois, les forcent.
Des histoires inspirées de faits réels, pour accompagner ces femmes et ces hommes dans leur quête, les suivre dans leur périple. Fraternellement."

4ème de couverture

 

 

Un livre qui résonne plus que jamais aujourd'hui, dont j'ai écrit le premier texte, Lampedusa (que l'on peut lire ici), en 2007 et dont je relatais ainsi la genèse, lors d'une présentation : 
"Des mots. Tout commence toujours par des mots. Ceux d'un homme. À la radio. Le matin. Tôt. J'ai l'esprit encore embrumé de sommeil. La voix retient néanmoins mon attention. Une voix rauque. De fumeur. Une langue étrangère. L’italien. Le journaliste traduit. L'homme raconte. Son quotidien de pêcheur. Sur une île dont je n'ai jamais entendu parler. Dont je n'avais encore jamais entendu parler. Et qui est devenue célèbre, depuis. Tristement. L'homme raconte. Il raconte son travail à Lampedusa. Il raconte les clandestins dans les coques de noix. Il raconte ses filets, dans lesquels s'accrochent les corps. Ses filets bousillés.
Toute la journée, les mots me collent à la peau. Me poissent la cervelle. Et le soir, d'autres mots s'imposent. Les miens. Je suis pêcheur à Lampedusa. Comme mon père. Comme le père de mon père... Des générations que ça dure... Des mots qui s'acharnent. Obsédants. Comme une litanie. Il faut que j'écrive. Alors, j'écris.
J'écris l'histoire d'un pêcheur à Lampedusa. Et cette histoire en entraîne d'autres. Des histoires fortes, qui se suffisent à elles-mêmes. J'écris celle de Jia, le cueilleur de myrtilles. De ces hommes sans nom, qu'on envoie par-dessus bord. De ce père perdu, à Agadès. De Maria, coincée à Longyearbyen et que l'on prend pour l'ours blanc. Les personnages se multiplient. Je les suis dans leur quête. Ils me prennent par la main. J'essaie de me faire tout petit. Les accompagne."

Des faits qui se banalisent, notre lot quotidien. Les gens meurent dans des camions, les corps d'enfants s'échouent sur nos plages.On compte les cadavres. « C'est quoi, un migrant ? » me demande ma petite fille.

 

Pour en savoir davantage sur le recueil : "on en parle !"
Par ailleurs, 6 des textes présentés dans l'ouvrage ont été primés ou distingués lors de concours littéraire : Lampedusa (1er prix d'honneur, Talange 2007), Homme libre toujours tu chériras la mer (1er prix, Ecrire sans frontières 2010), Moi S tête de serpent (sélectionné (13ème) pour le recueil 2010 de Calipso), La course du sanglier... (sélectionné (7ème) pour le recueil 2009 de Calipso), Passer la frontière (3ème prix, Mortagne sur Sèvre 2011), Le touareg jardinier (finaliste, La Mandragore 2009)

 

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