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Ailleurs les murs sont moins gris

Publié le par Pilgrim.

© Illustration d'Amandine Camus

 

L’autre, jean et sweat-shirt à capuche, roulait sans discontinuer des épaules, à la façon du puma qui ronge son frein. Il avait visionné maints reportages animaliers et, de leur étude, tiré un convoité savoir. Il pouvait avec aisance restituer de la bête la démarche souple et puissante, qui faisait se gondoler les jeunes filles du secteur et se mordre les doigts ses copains, fâchés de découvrir un peu tard l’effet des ondulations félines sur les mirettes langoureuses.

Les protagonistes : Momo Maestro, Édouard, Manitou
Des hommes et des façades
Titre auquel vous avez échappé : Les murs porteurs

Ailleurs les murs sont moins gris, une nouvelle du recueil Un si doux mirage, disponible chez Zonaires.

 

Nota : une version antérieure de cette nouvelle a été publiée en 2016 au sein du collectif des éditions Antidata : Parties communes.

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Le réseau de la nouvelle

Publié le par Pilgrim.

Le réseau de la nouvelle est un regroupement d'acteurs de l'édition, adeptes de la forme courte, réunis afin de mutualiser leurs efforts, leurs moyens, leurs réseaux, pour la soutenir, la développer et la promouvoir, notamment à travers des événements littéraires, organisés durant l'année. Un modèle collaboratif et coopératif dont on ne peut que se féliciter.

Le réseau de la nouvelle

Le groupe offre un bel aperçu de ce qui se fait autour de la nouvelle (trop souvent aujourd'hui reléguée dans les marges de la production littéraire), témoigne de sa vitalité par la diversité et le foisonnement des démarches et des propositions. Il compte plusieurs dizaines de membres, parmi lesquels des éditeurs avec lesquels j'ai la chance de travailler, tels qu'Antidata (avec trois collectifs) et Zonaires qui a publié mes trois derniers recueils personnels (et plusieurs autres textes en collectifs). Je me réjouis que Zonaires ait rejoint cette aventure solidaire et, par son biais, d'y être aussi associé. On y trouve également Rue Saint Ambroise, l'un des précurseurs à l'initiative et à la manœuvre de ce réseau, qui a déjà beaucoup œuvré pour la diffusion de la nouvelle (patrimoniale et contemporaine) à travers sa revue (à laquelle j'ai eu le plaisir de contribuer) et qui, depuis quelques années, s'est aussi lancé dans l'édition.

L'on peut suivre les activités et l'actualité du réseau, découvrir ses membres, sur le site suivant : reseaudelanouvelle.fr

 

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Mes publications 2023

Publié le par Pilgrim.

Mes publications 2023

À l'heure des bilans annuels, voici celui de mes publications de cette année 2023 !

On y trouve mon recueil personnel, bien sûr, Un si doux mirage édité chez Zonaires, que j'invite tout le monde à découvrir et trois collectifs, très différents les uns des autres, conçus par trois éditeurs passionnants : Jacques Flament, Antidata et Zonaires (dans l'ordre de parution). 

Des lectures que je recommande, évidemment ! 

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Stand-by, un collectif des éditions Antidata

Publié le par Pilgrim.

Stand-by, un collectif des éditions Antidata

Après mes contributions aux collectifs Parties communes (2016) et Petit ailleurs (2017), j'ai le très grand plaisir de revenir au sommaire du nouveau collectif des éditions Antidata, consacré cette fois à l'attente et intitulé Stand-by.

Ma nouvelle a pour titre Godotte et rejoint celles de Olivier Boile, Guillaume Couty, Antonin Crenn, Véronique Emmenegger, Amélie Hamad, Jean-Luc Manet, Gilles Marchand, Cécile Matt, Stéphane Monnot, Benjamin Planchon et Bertrand Redonnet. Un très beau générique pour un ouvrage qui devrait remplir toutes les attentes des lecteurs !

Le livre est à commander dans toutes les bonnes librairies.
Stand-by sur le site des éditions Antidata.

Publié dans Antidata, Stand-by

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"Petit ailleurs", un collectif d'Antidata

Publié le par Pilgrim.

"Petit ailleurs", un collectif d'Antidata

Après le collectif Parties communes paru chez Antidata, en 2016, où j'avais déjà le plaisir de figurer, voici Petit Ailleurs, le nouveau collectif de la maison, avec à nouveau l'une de mes nouvelles au sommaire : Le réveil du nain de jardin.

Cette fois, le thème proposé était la cabane ! Et c'est une grande joie d'être à nouveau associé à l'aventure et de rejoindre ce superbe sommaire composé des textes de Laurent Banitz, Guillaume Couty, Thierry Covolo, Antonin Crenn, Louise Fonte, Nicolas Houguet, Johanna Jossau, Gilles Marchand, Fabien Maréchal, Stéphane Monnot, Bruno Pochesci, Pascale Pujol, Christophe Ségas.

Et avis aux Parisiens, mercredi 22 novembre 2017 à partir de 19h, soirée de lancement de l'ouvrage à la librairie Charybde (129 rue de Charenton, Paris 12ème) !
L'on peut d'ailleurs, et l'on aurait tort de se priver, découvrir les mots (toujours éclairés) de la librairie, à propos du recueil, à cette adresse !

Le livre est à commander dans toutes les bonnes librairies.
Pour davantage d'informations : le site d'Antidata !

Publié dans Antidata, Petit Ailleurs

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Une rentrée en publis !

Publié le par Pilgrim.

Plusieurs publications en perspective, les jours, semaines et mois prochains !Par ici, le programme des publis !

L'instant fugace, tout d'abord, qui vient de paraître aux éditions Jacques Flament avec deux miens textes (j'en ai récemment parlé ici).

Puis, 4 parutions dans 4 revues :

♦ Ainsi sortira bientôt  le prochain numéro de la revue Rue Saint Ambroise, avec une de mes nouvelles au sommaire.

♦ Au mois d'octobre, j'aurai le plaisir de contribuer à nouveau (après le n°4 et le recueil A-Marée) au numéro 6 de la revue Bloganozart.

♦ Le même mois, je serai également du numéro 33 (et je m'en réjouis) de la revue Dissonances.

♦ Puis, je me joindrai avec un grand plaisir aux auteurs du numéro de fin d'année (le 17) de la revue FPM (Festival Permanent des Mots).


J'aurai la joie, par ailleurs, de participer à deux nouvelles anthologies.

♦ Je rejoindrai ainsi et à nouveau, après Parties Communes, les éditions Antidata pour un nouveau recueil.

♦ Et je participerai au prochain collectif des éditions Zonaires (après les deux derniers où je figurais déjà : Les cent derniers jours et Rendez-vous après la fin du monde)

Voilà pour les prochaines réjouissances, si tout se déroule comme prévu...

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"Parties communes" le nouveau collectif des éditions Antidata

Publié le par Pilgrim.

"Parties communes" le nouveau collectif des éditions Antidata

Il fallait écrire sur le thème des voisins. J'ai proposé un texte intitulé Ailleurs, les murs sont moins gris et j'ai eu la chance et le bonheur de le voir sélectionné par la maison Antidata et de me retrouver aux côtés de brillants auteurs (me suis senti tout impressionné !). Un sommaire garant d'un grand plaisir de lecture...

Et le mieux, c'est que le recueil collectif vient de sortir des presses et que vous pouvez le commander chez tous les bons libraires. 

Pour plus de renseignements, aller sur le site des éditions Antidata.

Au générique, je suis avec : Laurent Banitz, Louise Caron, Guillaume Couty, Anne-Céline Dartevel, Jean-Claude Lalumière, Malvina Majoux, Gilles Marchand, Arnaud Modat, Pascale Pujol, Murielle Renault et Christophe Ségas.
... et j'suis content...

Publié dans Antidata, Parties communes

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"Au-delà des halos" et "Dernier avis avant démolition"

Publié le par Pilgrim.

Focus sur les éditions Antidata et deux de ses recueils de nouvelles : Au-delà des halos de Laurent Banitz et Dernier avis avant démolition, de Fabien Maréchal.

L'étrangeté, dans ces deux recueils, règne en maître. Il s'immisce dans des vies à la banalité apparente, dans des situations ordinaires, vient enrayer la routine d'existences tracées. Un hiatus s'opère, le décalage porté par un humour jamais en défaut provoque le malaise, l'inquiétude ou le rire (parfois jaune). Un lien indéniable, donc, entre ces livres, d'autant qu'ils sont tout deux portés par une écriture fluide et sans fioriture, un air de famille qui ne masque ni une différence de traitement ni une spécificité des points de vue et du propos.

 

Au-delà des halos et Dernier avis avant démolition

Laurent Banitz met ses personnages à rude épreuve, les confrontant à des situations extraordinaires, fantastiques, souvent absurdes. Avec un art consommé du découpage (quasi cinématographique) et du rythme, un style élégant et pince-sans-rire et le sens de la formule, il fait oeuvre d'entomologiste (ou de clinicien). Ses héros sont passifs et impuissants. Ils subissent les événements, s'y adaptent, les intègrent dans leur schéma de vie, de pensée, se laissant portés par eux, même si ou, plutôt, parce qu''ils n'y comprennent rien (l'impressionnant Céphalées) ; et les faits s'enchaînent selon une logique que les circonstances exceptionnelles imposent (Divan mutique). Mais si le monde bascule et les repères se brouillent, c'est aussi pour dépasser les apparences et révéler aux protagonistes leur seconde nature, notamment par la figure du double (mimétique ou transgressif), récurrente (du tentateur de De l'insecticide dans le confessionnal au poilu de Tripes et boyaux en passant par le patient mutique ou l'alter ego de cinéma, ses représentations abondent). Une inversion s'opère. Les masques tombent et le héros, jouet de la fortune, aliéné, devient petit à petit l'ombre de son double, le double de son double.

 

Au-delà des halos et Dernier avis avant démolition

 Chez Fabien Maréchal, ce sont les personnages qui sont à l'oeuvre et à l'origine du détournement de la norme. Par leur conduite, leur volonté, leur éthique de vie, ils se placent en marge de la société et tordent le réel afin qu'il soit plus en phase avec leurs aspirations, afin d'en faire bouger les lignes. Ainsi Norbert (dans Démolition) peint-il son monde aux couleurs d'un futur utopique avant de le teinter du sépia d'un passé idéalisé, avec pour motif du temps qui file et point d'ancrage dans un présent inconciliable : le cimetière, l'extension du domaine de la mort. Ainsi Paulin, le photographe (dans Le monographe), recompose-t-il par son œil le monde qui l'entoure, en lui conférant une dimension sauvage et mythique. Le récit prend un tour quasi fantasmagorique voire épique, alors que se succèdent non-événements et petits riens. Le décalage plonge le lecteur dans un état second et rend la nouvelle particulièrement étonnante, d'autant que l'auteur sait à merveille instaurer des "climats", des atmosphères et y glisser des singularités (le froid glacial dans La guerre froide, l'objet du voyage dans Le grand départ) qui viennent troubler le jeu et déporter le regard.

 

Deux recueils à découvrir aux éditions Antidata et à commander dans toutes les bonnes librairies.

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