• Les Maîtres de Pierre, Sâar - T1, aux éditions L'Ivre-Book

    Je ne suis pas un lecteur de fantasy. De fantastique ou de SF, oui... mais pas de fantasy. Je l'apprécie de temps à autre au cinéma. J'y prends du plaisir et puis je m'en tiens là. Sans doute parce que les quatrièmes de couverture que j'ai parcourues m'ont laissé l'impression que l'on me resservait toujours la même histoire de quête, de rivalité ou d'initiation avec toujours les mêmes ingrédients et les mêmes artifices, que l'on rebattait toujours le même chemin narratif très balisé, ce qui me semble être le comble pour un ouvrage sensé vous ouvrir les portes d'un imaginaire et d'un ailleurs renouvelés. Sans doute aussi parce que les quelques pages feuilletées au gré des occasions m'ont paru ternes et fades, sans relief, d'une écriture au mieux basique quand elle n'était pas indigente... bref, en contradiction totale avec les invitations au voyage que l'on prétend nous offrir... Oui, mais voilà, il a suffi que je tombe sur quelques lignes de Nathalie Vignal pour balayer mes réticences ! J'ai eu cette chance au cours de mes pérégrinations sur le net et je m'en réjouis encore. 

    Les Maîtres de Pierre - Sâar, publié aux éditions L'Ivre-Book, est le premier volet d'une saga dont j'attends avec impatience la suite. Ça foisonne, ça fourmille ! L'auteure construit avec un grand sens du détail un univers élaboré où entrent en scène de nombreux personnages qu'elle fait exister en quelques lignes. Elle évite la caricature et le manichéisme et propose des caractères à la psychologie étudiée et complexe. Elle noue, croise les fils de sa trame, multiplie les enjeux, les mobiles, les embûches et les péripéties, posant les fondements d'une vaste fresque et la déployant. Elle respecte les codes du genre, intègre dans son récit les thèmes récurrents et emblématiques de la fantasy, se collette aux figures imposées pour se les approprier et s'en tirer avec brio et inventivité.
    Mais ce qui est le plus réjouissant et constitue à mon sens la grande réussite de cette belle entreprise littéraire, c'est la langue, le style qu'elle invente, entre modernité et tournures à l'ancienne (qui évoquent les récits médiévaux), assorti d'une très grande richesse sémantique, en parfaite cohérence avec l'univers décrit. La forme originale, à part, presque étrange, devient incarnation du monde proposé et lui donne vie. L'un produit l'autre et petit à petit, en devient le reflet. Il est rare qu'à ce point le verbe colle à son sujet, se lie à lui de façon si indissociable et exclusive. L'auteure a bel et bien réussi son coup : elle nous entraîne dans son aventure, sur les pas de Drayne, Zhara, Yoran ou Jaede, nous embarque dans son univers parallèle ; on est ailleurs... et à la fin, on a très vite envie d'y retourner.

    Alors, non, je ne suis peut-être pas un lecteur de fantasy (quoique...) mais un lecteur de Nathalie Vignal, ça, oui !!! Et pour longtemps... 

    Les Maîtres de Pierre, Sâar, Tome 1, de Nathalie Vignal aux éditions L'Ivre-Book, à lire sans hésitation !

     


    votre commentaire
  • Potineur

    Ils n'avaient pas Voici, à l'époque, mais ils avaient Brantôme et ses oui-dires. Qui plus est, sur le dauphin et sa propre cousine germaine... douée pour des tas de choses et des moins avouables.

    "J'ay ouy dire aux dames de ce temps-là qu'il leur estoit fort respectueux, et les servoit avec grand honneur ; et mesme sa maistresse, dont fut faicte cette chanson,

    Brunette suy
    Jamais ne seray blanche.

    C'estoit une fille de la reine, de la maison de Maumont, très bonne et ancienne, du haut Limosin. Elle estoit ma cousine germaine, fille de ma tante, sœur de mon père. C'estoit une très sage et vertueuse fille ; car les grands volontiers se font des maistresses pour la gentillesse et pour les vertus qu'elles ont, autant que pour autre chose."

    Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme et d'André, Vicomte de Bourdeille.

     

    La mort du dauphin François, aux éditions 15K.

     


    votre commentaire
  • Papa François

     

     

    « J’entends bien, vous ne m’osez de première entrée dire qu’il est mort, mais seulement qu’il mourra bien tos. » Gravée, citée dans les livres d’histoire, cette tirade de François 1er n’est guère contestée. Elle prouve quelle crème de père il était ; rien que du bon pain !

    In La mort du dauphin François, chez 15K


    votre commentaire
  • La mort du dauphin François, aux éditions 15K

    Ma nouvelle, La mort du dauphin François, est parue chez 15K, éditeur numérique de textes courts à lire et à écouter lire. Et c'est une grande fierté, pour moi, de rejoindre cette très dynamique maison et de figurer ainsi à son catalogue déjà riche et passionnant. L'on peut donc lire le texte en se rendant sur le site de l'éditeur ou bien sur ceux de toutes les librairies numériques mais aussi (et surtout, tant le texte est brillamment rendu par le comédien Emerick Guezou) écouter sa version audio avec la très alerte lecture qui en a été faite.

    Vous pourrez découvrir sur le même site de l'éditeur une présentation du texte et les coulisses de son écriture. En quelques mots, je dirai juste ici qu'il s'inspire d'un événement sportivement historique, qui modifia le cours de l'histoire de France, et des virulentes polémiques qui s'en sont suivies ; des controverses et des contradictions dans lesquelles je me suis allègrement et facétieusement engouffré pour en remonter/emmêler les fils et révéler enfin, avec l'esprit frappeur d'un joueur de jeu de paume, la vérité vraie et inventée de toutes pièces ainsi que la part, jusqu'alors cachée, qu'ont prise dans cette histoire un certain nombre d'illustres figures dont celle du sieur François Rabelais, autrement nommé Alcofribas Nasier ou encore Séraphin Calobarsy, selon les moments et ses humeurs farceuses.

    La nouvelle est donc disponible ici, chez 15K en texte ou en audio et je vous invite chaleureusement à la découvrir.

    Avec un extrait de la lecture d'Emerick Guezou :


    votre commentaire
  • Lucien refait le match

    Le jour décline. Lucien, à sa table de travail, joint avec précaution les ailes du dernier modèle qu'il s'est offert, la Ferrari 559 GTO, à son armature. La maquette calée entre son pouce et son index, il assemble tranquille les pièces de plastique, quand une clameur soudaine et tonitruante le fait sursauter et presser un peu trop fort la carrosserie qui se disloque sous ses doigts.
    — Oh, zut, zut, se lamente-t-il.
    Il abandonne son jouet tout foiré et se dirige vers la fenêtre ouverte, à l'affût d'une explication à cette explosion sonore intempestive. Il regarde dehors : rien. Pas un chat. Le calme plat. Il s'étonne. S'interroge.
    — Bah !

    Quelques minutes plus tard, Lucien encore contrarié par cette mésaventure et en quête de réconfort inspecte son réfrigérateur, en tire sa bouteille de Yop. Il la débouche, boit au goulot… au moment même où fuse une deuxième clameur suivi d'un raffut du diable. Le malheureux avale de travers et renverse du liquide sur son menton et son tee-shirt fétiche.
    Sans prendre le temps de se nettoyer, il se précipite sur le palier de son appartement. Mais que se passe-t-il donc ? Et s'enquiert auprès du voisin du dessus, qui dévale, hilare, les escaliers.
    — Qu'est-ce qu'il y a ?
    L'autre, sans s'arrêter, le considère, incrédule.
    — Comment ça : qu'est-ce qu'il y a ?
    Il hausse les épaules et poursuit son chemin en entonnant : « On est les champions, on est les champions ! »

    Alors que dans la rue, les hurlements, les coups de klaxons, les sirènes, redoublent, Lucien qui a enfin décelé la cause du tintamarre, téléphone à son pote Max.
    — Tu sais, il y avait match, aujourd'hui, crie-t-il afin de couvrir le bruit ambiant.
    — …
    — Oui... euh... moi aussi...
    — …
    — Ah… euh... oui ! Tu sais comment je pourrais le revoir, j'ai été un peu dérangé pendant le match ?
    — …
    — Ah… Merci… D'accord !

    Le soir suivant, à peine le livreur de pizzas décampé, Lucien se jette sur son canapé, s'arme de sa Napolitaine parce qu'il aime bien les anchois et, affalé face à son écran, nombril à l'air et une touffe de poils pubiens en étendard, lance le replay. Tendu, inquiet, il se ronge les ongles et la pâte. S'exclame à la moindre agression de l'adversaire, vitupère contre les décisions hasardeuses de l'arbitre, s'indigne face aux tricheries des mauvais joueurs. La bouche pleine, il exhorte son équipe, les conseille, « mais vas-y », « cours », « plus vite », « joue », « là-bas, il est tout seul », se rabat sur ses chips, s'en gave pour se rassurer, descend sa troisième bière, rote, se gratte les couilles, jure, « putain de putain » et à la fin, enfin libéré, laisse éclater son bonheur.
    Il court à sa fenêtre et hurle : « On est les champions, on est les champions. Ohé, ohé, ohé ! Qui ne saute pas n'est pas mou... euh, champion ! Hop, hop ! Et un, et deux... Lalala lalala... »
    Dans la rue, une à une, les fenêtres des immeubles s'éclairent. Des voisins fatigués, qui voudraient bien récupérer un peu et reprendre des forces en prévision du prochain tour, se penchent pour identifier l'origine du ramdam, alors que Lucien tout à sa joie d'avoir gagné, continue de la manifester et se fait ainsi repérer.
    — Oh, tu vas la fermer, ta gueule !
    — T'arrêtes ton bordel, connard !
    Jusqu'à ce qu'il prenne un seau d'eau sur la tête…

    Lucien, douché, ne comprend plus rien : « Ben quoi ?!!! »


    votre commentaire
  • Bientôt chez 15K, la vérité sur le match légendaire qui changea le destin de la France et déchaîna les passions pendant des siècles. Avec d'un côté, le challenger Sebastiano de Montecuculli, dit Montfroc, et de l'autre, le favori, digne héritier de son père, pourfendeur de balles et des cœurs, autrement appelé le Nadal des cours, j'ai nommé François.

    ... Et dans le fameux rôle du vase : un vase bleu, euh... non : rouge... enfin, si, bleu...

    Dès le 1er juillet, La mort du dauphin François en texte et en sons, chez 15K Editions et dans toutes les bonnes librairies numériques !

     

    Bientôt chez 15K

    François et sa tête de vainqueur par Corneille de Lyon

     


    votre commentaire
  • Carrés poétiques/2, aux Editions Jacques Flament

     

     

    Après le premier opus des Carrés poétiques (voir ici où j'en parle), voici le deuxième ! Et c'est à nouveau une fierté pour moi de voir l'un de mes textes figurer parmi les 80 retenus. Une très belle aventure poétique à laquelle je me réjouis de participer.

    L'ouvrage Carrés poétiques/2 est disponible sur le site de l'éditeur.


    votre commentaire
  • Au n°19 de la revue FPM (Festival Permanent des Mots)

    Après le n°17, au sommaire duquel j'avais eu le plaisir de figurer (voir ici), voici le n°19 de la revue FPM / Festival Permanent des Mots, avec à nouveau une contribution personnelle. L'opportunité pour moi de prendre davantage part à cette passionnante et exigeante entreprise éditoriale et littéraire, FPM, que mène Jean-Claude Goiri des éditions Tarmac. Et je suis d'autant plus ravi que je reviens avec un personnage qui m'est cher, Lucien (bien connu des habitués de ce blog), pour y relater l'une de ses lucubrations, une qui sera suivie d'autres puisque l'on pourra également retrouver Lucien dans les prochains numéros. Lucien qui n'en peut plus de fierté de voir ainsi retranscrites sur papier ses aventures.

    Un numéro à ne pas manquer, où je côtoie au générique : Antoine Basile Mouton, Annabelle Gral, Arthur Fousse, Benjamin Bouche, Sara Bourre, Céline Pieri, Louis Raoul, Fabien Drouet, Christine Guinard, Arnaud Forgeron, Ema DuBotz, Marthe Omé, Céline Walter, Miguel Ángel Real, Khalib El Morabethi Anne Duclos,  Sandy Vilain,  SNG, Issia Bouhali, Margueritte C., Lo Moulis, Valère Kaletka, Murielle Compère-Demarcy (MCDem), Caroline Bragi, Marc Guimo, Jacques Cauda, Frédéric Dechaux, Jacques Jean Sicard, Régis Nivelle, Dominique Boudou, Grégory Hosteins,  Antoine Ménagé, Christian Schott, B. Dorsaf, Mathieu Jaeger
    Avec des illustrations de La Demoiselle Hurlu.

    Pour se procurer le numéro, il suffit d'aller sur le site de la revue. Et je recommande vivement l'abonnement et les offres Tarmac !


    votre commentaire
  • Brèves revisitées, aux éditions Zonaires

    Brèves revisitées est un ouvrage collectif initié, conçu et réalisé par Patrick L'Écolier et ses éditions Zonaires.

    Il était demandé, d'abord sur le blog littéraire Calipso, à quelques auteurs d'écrire des textes (de fiction, d'humeur, poétique, polémiste...) d'après des brèves de l'actualité. Le projet a été prolongé, revu, développé et étoffé afin de constituer un livre riche et éclectique, traversé par les regards croisés d'une dizaine de participants sur le monde et son état. Un état des lieux à la fois subjectif et sincère, désespéré et révolté, distancié, ironique et empathique.
    J'ai contribué avec un grand intérêt à cette aventure littéraire, en proposant trois nouvelles : De chocolat et d'eau fraîche, Tête à claques, Tout ce qui brille. Et c'est un plaisir de figurer au sommaire aux côtés de Danielle Akakpo, Désirée Boillot, Emmanuelle Cart-Tanneur, Dominique Chappey, Jacqueline Dewerdt-Ogil, Joël Hamm, Patrick L'Écolier, Patrick Ledent, des camarades auteurs que j'ai déjà eu la chance de côtoyer dans les précédents collectifs de Zonaires, Les cent dernier jours et Rendez-vous après la fin du monde, et parfois, aussi, ailleurs... 

    Le livre, Brèves revisitées, est à se procurer ici, sur le site des Editions Zonaires, ou à commander dans toutes les bonnes librairies.

    Avec, en prime, la bande annonce conçue par Zonaires :


    votre commentaire
  • Le 9 juin 2018 à Montenois, avec les Plumes Comtoises

     

     

     

    J'aurai à nouveau, en cette fin de printemps, le plaisir de rejoindre mes camarades des Plumes Comtoises afin de rencontrer les lecteurs et de leur présenter mes ouvrages.

    Ce sera, cette fois, le samedi 9 juin 2018, de 14h à 18h30, à Montenois (25). Et toujours, en perspective, un très bon moment à passer dans la bonne humeur et la convivialité.


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires