• Tu ajustes l'idée au fusil et à bout portant tires. Dreling, dreling, tinte-t-elle en s'échappant par les mailles de ton crâne poreux. Tu tentes de la rattraper, lances ton filet au petit bonheur la chance ; le tends, geste dérisoire. Entre tes doigts, un papillon t'a laissé la poudre de ses ailes.

    Poussière d'idée


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  • Deux soleils se couchent
    En reflet le rouge à joues
    Les fruits ronds du jour

    J'ai chaud quand tu rougis.

    Tout rouge


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  • Sous les doigts du soleil
    Lanières d'un fouet
    Il y a ta nuque
    De sa claque la trace écarlate

                         Marque au fer rouge

                                             Du piment sur l'épiderme
                                             Enflamme les langues des pores
                                             Le chalumeau décape
                                             Des pelures des squames

    Ta peau arrache
    Crache le feu
    Fleur de soufre

    En cendre le cache-cou

    Pollen d'étoile

    Je secoue le transat.

    Soleil battant


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  • Je tends l'oreille
    Sébile qu'elle garnit de mots
    Je prends les doux
    Les glisse dans ma poche trouée. 

    Mendimoter


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  • Selon les pontes, les sachant penser,

    Tu es un pion, un Sancho Pança
    Un sans-dent, un d'en-bas
    Au sang chaud, prends-toi ça !

    Tais-toi et chair à pâtée. 

    Sancho


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  • Au-dessus de ses sourcils, je devine l'enfant qui dort. Des rêves tapis, enfouis sous des broussailles. Il passe la main dans ses cheveux, défriche une forêt d'idées noires. La paupière se lève. Des ailes se déploient.

    Après l'élan, l'envol.
    Et de mes lèvres, le vent qui porte. 

    Un souffle


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  • Sur la table, le pain a la couleur de la peau de cette fille dont j'ai oublié le prénom et qui m'avait dit qu'un jour je me souviendrais d'elle.

    Reste encore à mordre les corps caverneux de ma mémoire en mie et en miettes.

    Pain béni


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  • Des notes notes notes tombent drues sur le parterre constellé de têtes 
    Soudain s'arrêtent
    Clapotis turbulences dans les travées
    Le silence sursaute les premiers battements l'entravent
    Clap clap clap
    Une déferlante tendue par les corps en pointe

    Des fauteuils claquent
    L'appel du parking

    Sans transition


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  • Les chacals ont la kalach facile. Ils chassent. Le crachat et l'insulte à ta face. La crasse dans le cortex, la graisse dans le cœur. 
    N'écoute pas leurs hurlements. Sois le bienvenu !

    Puisses-tu trouver, après tout ce que tu as enduré, répit et bienveillance. C'est le moins.


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  • J'ai du bruit dans le ventre et la tête, du vent entre les doigts. Le bruit court, le vent tourne. Accablé, dépassé, je ravale mes cris dérisoires. Les logorrhées ne cassent pas les murs, ne brisent pas les chaînes, ne renversent pas même les tables ; elles se périment sitôt versées. Le cours de la parole périclite tant, que chacun y va de sa vente. Déprime. Le bruit au bruit n'a jamais engendré que du bruit, que le vent au vent dissémine dans l'oubli. Vestiges.

    Le silence prime. Le silence rend seul. Le prix du silence.

    Beaucoup de bruit pour rien


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