• Chroniques d'un père au foyer, aux éditions Jacques FlamentAprès Import-Export et Le bunker, troisième témoignage, je suis fier de vous présenter Chroniques d'un père au foyer (avec une couverture bien colorée et "bédéesque" de ma fille aînée). Changement de registre et de ton, puisque je m'éloigne de la fiction (quoique) et qu'ici, la légèreté est de mise.
    Les lecteurs du blog et de ma rubrique Père ou fou à lier ne seront pas dépaysés. Le recueil en constitue la prolongation et l'aboutissement : une version imprimée corrigée, largement étoffée, qui, je l'espère, donnera le sourire.

    Le livre est à découvrir sur le site des éditions Jacques Flament, avec un extrait proposé. Vous pouvez, si vous le souhaitez, le commander directement sur le site (le moyen le plus simple et le plus rapide) ou bien passer par un libraire indépendant, qui ne manquera pas (s'il est consciencieux) de satisfaire votre demande. Vous pouvez aussi passer par moi si vous tenez à ce que je gribouille sur votre exemplaire une dédicace.

    Et pour accompagner de façon sonore cette présentation, voici en podcast l'émission "Ils font bouger la Franche-Comté" de France Bleu Belfort Montbéliard, à laquelle j'ai eu le plaisir de participer le 18 janvier, lors de la matinale.


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  •  Sortie imminenteTrès bientôt, aux éditions Jacques Flament, paraîtra mon troisième opus et j'en suis tout heureux !

    Il a à voir avec ÇA... Y sont même inclus trois (sur des dizaines) des textes de cette rubrique. Les autres proviennent (après révision générale) de mon ancien blog (d'où ils ont subrepticement disparu) ou ont été écrits avant ou exprès (un bon tiers d'inédits). En revanche, vous n'y trouverez aucun des croquis de ma fille mais les habitués du blog reconnaîtront sa patte puisqu'elle a accepté après moult et insistantes prières, pour mon plus grand plaisir, de se charger de la couverture. Et je dois dire que lorsque mon éditeur Jacques Flament a validé et adopté son illustration pour l'ouvrage, cela a été un grand moment de fierté.
    Encore un peu de temps et je lève le voile...

    Et pour l'occasion, j'en parlerai à la matinale de France Bleu Belfort Montbéliard, le 18 janvier à 06 h 50, puisque Florent Loriol me fait l'honneur de m'inviter pour sa rubrique "Ils font bouger la Franche-Comté"


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  •  

    Carver en exergue de ce recueil de nouvelles, c'est l'évidence. Ici aussi, leParfait amour, chez Zonaires Editionss gens sont cabossés, perdus ou invisibles. Ici aussi, l'incommunicabilité mine les relations humaines. Des personnages seuls, sur le fil, en recherche d'eux-mêmes, en quête de sens, qui se cognent contre les murs, se cognent contre les autres (et leur insondable et ontologique étrangéité).
    Fabienne Rivayran se penche sur nous, sur notre voisin, sur ceux qu'on ne voit pas et pose un regard aigu sur notre condition. Un regard lucide, sans concession mais qui n'a rien d'accablant, car l'auteure se garde bien de s'immiscer. Elle accompagne, elle se met à la place de. Et c'est sans doute là que réside la principale réussite de ce recueil, dans la faculté qu'a la nouvelliste de se mettre dans la tête de ses protagonistes, de suivre les linéaments de leurs pensées en se posant sur tel élément du décor, en s'attardant sur un menu ou sur la couleur d'une robe, en revenant aux préoccupations des personnages. La nouvelle "Deux jours sans rien faire" est à cet égard un modèle de maîtrise car il en faut de la maîtrise pour rendre l'état de conscience d'un personnage, sinuer dans les méandres de ses pensées, passer d'une observation simple à un souvenir, à une angoisse, sans qu'aucun artifice ni aucune ficelle n'apparaisse. C'est fluide, c'est cohérent et on touche à l'essentiel alors que rien n'est explicitement dit ni démontré.

    Parfait amour est un recueil de nouvelles de Fabienne Rivayran, paru chez Zonaires Editions, à se procurer ici.


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  • — Je sors un peu ! Tu viens avec moi ?Flânerie
    Le fiston lève la tête de son écran, me regarde. Ricane. J'ai l'impression d'avoir proféré une ânerie. 
    — Bah non, répond-il comme si cela allait de soi.
    — Si, viens ! Tu prendras l'air, comme ça.
    — Non, j'ai pas envie.
    — Ça te fera du bien.
    — Non, j'ai dit. J'ai pas que ça à faire.
    Bon. Inutile d'insister. Je le laisse à ses occupations et m'en vais toquer à la porte de ma fille aînée. J'entre. Disparaît instantanément la fenêtre qui éclairait son écran d'ordinateur.
    — Qu'est-ce que tu regardais ?
    — Rien.
    Elle tape des doigts sur son bureau, clopidop, clopidop, façon de me déclarer que la sortie est juste derrière moi, que je peux dégager quand je veux.
    — Je vais marcher. Tu m'accompagnes.
    — Pourquoi ?
    — Ben, pour se promener. Pour prendre un peu l'air.
    Elle soupire. Lève les yeux au ciel. Comme si elle avait que ça à faire : glander.
    — Bah non, il faut que je bosse. 
    — Ah, tu bosses ?
    — J'ai mon DM de math à faire. Tu me l'as toi-même rappelé.
    Bon. Si je le lui ai moi-même rappelé... Je la laisse et tente ma chance auprès de la petite. Je la rejoins dans sa chambre. Elle m'accueille aussitôt.
    — NAN.
    Bon. Je me la jouerai promeneur solitaire, donc.

    J'enfile mon manteau, quand je vois débouler ma grande.
    — Papa, si tu sors, tu peux passer à la pharmacie me prendre ma crème ?
    Mon fils, soudain sur ressort, la relaie illico.
    — Il faudrait me racheter des cartouches d'encre. J'en ai plus.
    — C'est que... je comptais me promener... pas faire les courses.
    — Ben, ça t'empêche pas de te promener.
    Je les considère. Ils me sourient.
    — Oui, et autant en profiter puisque t'as rien à faire.


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  • En 2017

     facétieux
         insolent         jubilatoire
                                          énergique
                     ému     
         énervé         créatif                 triste
                                fraternel
      gentil                            ébloui                             joyeux               optimiste
     bienveillant      iconoclaste       vivant        généreux                      curieux
            impitoyable                         drôle
       désinvolte              enthousiaste
                 révolté
                                      à bout de souffle

     

     Excellente année 2017 à tous !


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  • ... PAF, les chros !

    Bientôt...

     

    Chez Jacques Flament Editions, fin janvier 2017.


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  •   "En trompette", sur nouvellescourtes.org

    Mon petit texte "En trompette" a reçu le septième prix du cinquième concours de nouvelles courtes organisé par l'association Ceraf-Culture. J'en suis évidemment heureux.
    La nouvelle est en accès libre sur le site. Pour la lire, c'est juste là : En trompette. En guise de friandise !


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  • Des notes notes notes tombent drues sur le parterre constellé de têtes 
    Soudain s'arrêtent
    Clapotis turbulences dans les travées
    Le silence sursaute les premiers battements l'entravent
    Clap clap clap
    Une déferlante tendue par les corps en pointe

    Des fauteuils claquent
    L'appel du parking

    Sans transition


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  • Petit arrêt au retable

     

    Rien que pour le plaisir ! Le plaisir d'évoquer ce chef d'oeuvre de l'art rhénan, le fameux polyptyque de Grünewald, exposé au musée Unterlinden, de Colmar.

    Puissance créatrice, expressionnisme échevelé, art consommé de la miniature et maîtrise de la composition. Dans le cadre strict de l'exercice sacramentel, l'artiste laisse libre cours à son imagination débridée. Le détail joint de la Tentation de Saint-Antoine en témoigne, dont l'inspiration ardente et le caractère fantastique ne sont pas sans rappeler les œuvres de Jérôme Bosch. Grünewald partage avec le peintre flamand (son contemporain) un sens narratif foisonnant, une densité dramatique, qui confèrent à leur oeuvre, une modernité indéniable.


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  • Le prince des charlatans

     

    "There is a sucker born every minute."* Elle est de Phineas Taylor, cette sentence apocryphe. Bateleur incomparable, mystificateur authentique, Barnum fait feu de tout bois et multiplie les succès, les billets de banque et les déclarations à l'emporte-pièce. Des vérités aussi bien senties que le vent qui tourne, assénées et démenties avec le même aplomb. La mauvaise foi, poussée à son plus haut degré. Plus qu'un sacerdoce : un art de vivre ! Et un modèle pour des générations d'enfumeurs. Donald T n'est pas né de sa cuisse pour rien.

    *Chaque minute voit naître un nouveau naïf.


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