• C'est bientôt le mois du livre, à Belfort, et commeLes chroniques d'un père au foyer, finaliste pour le prix littéraire 2017 de Belfort chaque année de nombreuses manifestations littéraires sont prévues, dont deux auxquelles je participerai et sur lesquelles je reviendrai très vite et plus en détails, ici. Depuis trois ans, à l'occasion de cette manifestation, est décerné par la ville un prix littéraire récompensant un livre paru dans l'année.
    Et j'ai le plaisir de voir mes Chroniques d'un père au foyer sélectionnées pour figurer sur la liste des finalistes, que voici : 

    - Arnaud Friedmann : La vie secrète du fonctionnaire ; Ed. JC Lattès

    - Gilles Laporte : Un parfum de fleur d'oranger ; Ed. Presses de la cité

    - Kate Wagner : La solitude des menteurs ; Ed. Parfum de nuit

    - Benoît Camus : Chroniques d'un père au foyer ; Ed. Jacques Flament

    - Michelle Ballanger : Il est temps de suivre un régime et d’apprendre à voler. Ed. Rouergue

     

    Le lauréat ou la lauréate sera désigné(e) et le prix remis par M. le maire et les membres du jury, lors du salon Savoureusement lire, le samedi 21 octobre 2017 à 18h, dans les salons du Novotel Atria de Belfort.


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  • Le grand saut

    Ce moment vertigineux où l'on jette les premières lignes de son nouveau roman, sans trop savoir où elles vont mener, ni même si elles mèneront quelque part. Comme un saut dans le vide, dont on a une idée de la trajectoire mais qui peut prendre des orientations imprévisibles. On ira au bout, la crainte n'est plus là, on a déjà tenté ce genre de voyage et l'on a toujours fini par dépasser le point final. La question est comment et dans quel état. Sur quoi cela débouchera-t-il et en sortira-t-on fracassé ? On est jamais certain du périple et le risque de se perdre est immense. Des heures, des jours, des mois de travail pour un résultat susceptible de rejoindre la plupart des précédents, dans un tiroir ou sur une étagère, et de seulement alourdir de quelques kilooctets supplémentaires le dossier "écritures" de son ordinateur.
    C'est sans doute cette incertitude qui différencie principalement et indépendamment de toute considération esthétique l'écrivant (ou l'écrivaillon) de l'écrivain. Ce dernier a conscience qu'il n'écrit pas pour "rien". D'une manière ou d'une autre, là ou ailleurs, le texte sur lequel il planche, n'importe lequel, trouvera preneur et sera éclairé (aussi ténu soit le rayonnement). S'agissant de l'écrivant, rien n'est moins sûr. Il espère la lueur mais s'empêche d'y croire, car il est déjà passé par là, s'est déjà cogné au mur de la réalité. Il écrit, consacre énormément de temps à sa tâche a-priori (statistiquement) pour l'obscurité, pour l'ombre immédiate et poussiéreuse des fonds de caves (avant de provisoirement rejoindre celui des poubelles). Je crois que, dans ces conditions, l'on n'écrit pas de la même façon. Il est impossible d'écrire de la même manière selon que l'on sait que la publication est au bout ou qu'on ne le sait pas. L'urgence, le sentiment de précarité, de tension, ne sont pas de même nature. Certes, réside dans les deux cas la nécessité de se dépasser, que ce soit dans le premier pour renverser les murs ou, dans le second, pour confirmer (ou ne pas décevoir) et creuser son sillon mais l'enjeu n'est pas le même. Pour l'écrivant, écrire revient à jouer son existence (le néant menace) et relève d'une quête ontologique. Chaque mot qu'il ajoute le rapproche du vide et plus il en ajoute, plus ce vide qui le guette gagne en ampleur. Il ne joue pas sa peau mais se joue soi-même et sa raison d'être ou d'avoir été pendant tout le temps passé à écrire. Plus ce temps est long, plus il prend le risque de l’annihilation (tout ça pour rien !). Et bien des fois, le doute l'assaillira ; il sera tenté d'abandonner et de se tourner vers des cimes d'accès plus rapides (comme d'écrire une nouvelle), aussi pentues soient-elle, dont la brièveté de l'escalade lui apparaîtra plus supportable et moins absurde. Pour l'écrivain, c'est tout le contraire. C'est de ne pas écrire qui rend précaire sa situation et le menace. Son angoisse est celle de la page blanche. Il craint de ne plus être à la hauteur, de ne plus y arriver. Ainsi, à la différence de l'écrivant, chaque mot supplémentaire étaiera son parcours en le légitimant et le confortera dans son rôle, dans son être au monde, lui apportera une relative "sécurité existentielle". Et il se consacrera tout entier à son oeuvre, puisque celle-ci, par son avènement et sa divulgation certaine, le justifiera. 

    Je me lance, me risque des mois comme fantôme.


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  • Plusieurs publications en perspective, les jours, semaines et mois prochains !Par ici, le programme des publis !

    L'instant fugace, tout d'abord, qui vient de paraître aux éditions Jacques Flament avec deux miens textes (j'en ai récemment parlé ici).

    Puis, 4 parutions dans 4 revues :

    ♦ Ainsi sortira bientôt  le prochain numéro de la revue Rue Saint Ambroise, avec une de mes nouvelles au sommaire.

    ♦ Au mois d'octobre, j'aurai le plaisir de contribuer à nouveau (après le n°4 et le recueil A-Marée) au numéro 6 de la revue Bloganozart.

    ♦ Le même mois, je serai également du numéro 33 (et je m'en réjouis) de la revue Dissonances.

    ♦ Puis, je me joindrai avec un grand plaisir aux auteurs du numéro de fin d'année (le 17) de la revue FPM (Festival Permanent des Mots).


    J'aurai la joie, par ailleurs, de participer à deux nouvelles anthologies.

    ♦ Je rejoindrai ainsi et à nouveau, après Parties Communes, les éditions Antidata pour un nouveau recueil.

    ♦ Et je participerai au prochain collectif des éditions Zonaires (après les deux derniers où je figurais déjà : Les cent derniers jours et Rendez-vous après la fin du monde)

    Voilà pour les prochaines réjouissances, si tout se déroule comme prévu...


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  • C'est aussi la rentrée pour les plumes comtoises ! Et parmi elles, j'aurai le plaisir de rencontrer les lecteurs à deux reprises en septembre.

    Avec les plumes comtoises, à Badevel puis à Audincourt

    D'abord à Badevel, dans le cadre des journées du patrimoine, pour un café littéraire. Je présenterai ainsi mes ouvrages à la salle des fêtes le samedi 16 septembre de 14h à 18h, en ce qui me concerne.

    Je retrouverai les plumes à la fin du mois, le samedi 30 septembre, toujours de 14h à 18h, à Audincourt, à l'espace Gandhi.

    Nous vous attendons nombreux.


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  • L'instant fugace aux éditions Jacques Flament

     

    Des instantanés littéraires pour cette nouvelle anthologie des éditions Jacques Flament : L'instant fugace. 150 très courts textes signés par une petite centaine d'auteurs inspirés. Des visions, des émotions, des cris, des souvenirs... en bref, la vie qui déboule, une mosaïque de sensations à laquelle j'ai eu le plaisir de contribuer avec deux petites pièces, un songe d'une nuit d'été et une évocation de mon papi.

    Le livre (au prix très modique) est disponible sur le site des éditions Jacques Flament


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  • Le bagne

    A.C.


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  • Janka laissa tomber la nuit à ses pieds. Alors qu’elle dégoulinait sur le carrelage, le constellait au fur et à mesure de sa progression, il décida de ne pas la ramasser. Le moment était venu d’en terminer. Il tâtonna entre les murs, à l’aveugle remonta le couloir. Ses mains glissaient sur des aspérités inconnues, les paumes écorchées par les pointes effilées d’étoiles traîtresses. Il avait vu bien des hommes se fracasser à cet instant contre des récifs imaginaires, happés par la marée des souvenirs montants, et sombrer dans des abîmes de regrets. Janka ne regretta rien. Pas même la tiédeur des girons de rencontre. Pas même le poids des corps précaires. Il avait fait ce qu’il fallait. Ce qu’il avait pu.
    Il avança. Pas après pas, se délesta de ses peaux successives. Les oripeaux se disséminèrent derrière lui, absorbés dans la masse noire. Il atteignit la porte, la poussa.

    La 1ère mort de Janka


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  • Le mari de la femme à barbe

    Quand Ringling, talonné par son collaborateur, atteint l’estaminet, il se donne trois minutes pour régler l’affaire. Il vient d’acquérir avec son frère le Barnum & Bailey Circus et de le promouvoir en Ringling Bros & Barnum & Bailey Circus. Opération qui, d’un coup de cuillère à pot, l’a propulsé à la tête de la plus phénoménale entreprise de spectacles qui ait jamais été fondée sur terre et ses environs. La planète est à ses pieds. Les artistes du monde entier se bousculent pour manger dans sa main. Et au souvenir des prévenances et des cajoleries des plus motivés pour décrocher un contrat, il ne peut endiguer la vague de contentement qui le submerge et réprimer le sourire carnassier qui entaille son visage poupin et moustachu. C’est donc en conquérant et sûr de sa victoire, qu’il ouvre la porte. Il en franchit le seuil au moment même où une énorme barrique à poils et en robe traverse la salle de l’établissement, en traînant par le col et le fond de son pantalon un éméché que sa ration de genièvre a rendu un peu geignard et batailleur. Il lui cède le passage et la regarde qui, d’un jet de bras, balance l’ivrogne sur le trottoir.
    C’est elle ! se dit-il. Il la considère. Il est fasciné. Il en a vu d’autres, pourtant, n’est pas du genre à s’émouvoir aisément. Mais le cas qui se présente dépasse ses espérances. Il se félicite de son flair. Il s’applaudirait aussi, exalterait par quelques hourras et hip hip hip sa perspicacité et sa légendaire bonne fortune si les mines patibulaires des clients du cru ne le contraignaient à une circonspection de façade. My god, quelle femme ! Il la contemple, admire son autorité naturelle qui fait converger vers elle toutes les attentions et jubile. Il a eu raison de s’écouter et, malgré les réticences et les mises en garde de ses conseillers, de se déplacer jusqu’ici, à Thaon-les-Vosges. L’énergumène valait bien le voyage et le séjour dans ces contrées humides et reculées. La série de cartes postales, où elle se met en scène, lui avait montré quel profit il aurait à s’attirer les services exclusifs de la tenancière, d’autant que la guerre l’avait promue égérie des poilus et lui avait apporté en même temps qu’une notoriété indéniable, une popularité de corps de garde. Oui, il avait identifié un beau filon à exploiter ; n’avait imaginé, cependant, gisement si prometteur. Il ne la quitte pas des yeux.
    La matrone revient à son comptoir en s’essuyant les mains.
    — Bon débarras ! lance-t-elle.
    Aussitôt, elle repère les nouveaux venus, les dévisage. Des inconnus un peu trop endimanchés, guère dans leur élément. Elle les laisse s’approcher du bar et s’enquiert de leurs envies.
    — Ce sera quoi, pour ces messieurs ?
    Ringling, qui peine à apprivoiser la langue de Molière, interroge d’un sourcil levé son adjoint. Celui-ci lui traduit l’entrée en matière à laquelle, sans hésiter, l’homme de spectacle répond d’un BARNUM tonitruant, certain de l'effet qu’il a déjà plusieurs fois éprouvé. Il est habitué qu’à ce simple vocable jeté à la cantonade, en pâmoison l’on tombe. Clémentine, puisque tel est son prénom, n’est toutefois guère impressionnée.
    — Regardez qui v’là, s’adresse-t-elle à l’assemblée, Barnum himself !
    La femme, rouée qu’elle est, a immédiatement deviné les intentions des deux hommes d’affaires. Elle se lisse des doigts sa barbe frisée et abondante, en souligne le double panache afin d’en dégager tout le potentiel. Elle attend de pied ferme la proposition du producteur. Ringling, quant à lui, se délecte de la situation. La pauvre me prend pour Barnum, se dit-il avec un peu de pitié. Elle ignore qu’il est mort, il y a presque trente ans. Néanmoins, comme il connaît l’impact de ce nom sur les esprits, il se garde de la démentir, plaque plutôt ses mains contre la table du comptoir, sa façon d’annoncer sa mise, et lui offre sur le champ de l’engager pour une tournée internationale et surtout américaine, ponctuée d’exhibitions de prestige sur toutes les places qui comptent dans l’univers. D’un coup de menton, il ordonne à l’adjoint de mettre les points sur les i et de tirer presto de sa serviette un contrat en bonne et due forme, à parapher séance tenante. Le voilà, le doigt en bas de page, qui lui tend une plume prête à l’emploi. Clémentine n’est pas aussi pressée que lui et regarde ailleurs si elle n’y serait pas, en prenant garde de tenir haut son front afin que sa barbe, à son avantage, s’épanouisse en volume et en longueur. De sorte que le passant qui jetterait, par hasard et à travers la vitrine, un œil à l’intérieur du café de la femme à barbe ne pourrait que s’extasier de sa prestance et de la luxuriance de sa toison. Ringling, désarçonné par son indifférence, réfléchit. Trois secondes seulement, qui l’amènent à conclure que la charismatique velue ruse et que son détachement apparent n’est que feinte. Comment résisterait-on à l’appel de Ringling Bros & Barnum & Bailey Circus ? Il s’interroge et, d’une pression sur le bras de son collaborateur, répond : je m’en charge.
    Les enchères montent. Et à mesure qu’elles montent, que le cachet grossit et s’enrichit d’avantages en nature, qu’il s’agrémente de fastueuses perspectives mondaines, le silence gagne la salle. Le cercle des habitués de l’établissement se resserre autour des protagonistes et de leur négociation titanesque. Bouches bées, les clients écoutent l’Américain se répandre en chiffres et en noms faramineux – New York, Paris et le roi d’Angleterre sont invoqués – et restent suspendus aux poils de la patronne qui ne bronche pas, se demandant quand, bon sang de bon soir, mais quand elle topera. Elle ne tope pas et Ringling commence à douter. Il a épuisé tous ses arguments, est à la limite de la rupture. Il ne comprend pas. Elle devrait avoir signé depuis longtemps, et lui, être déjà sur le chemin du retour. Et il se trouve encore planté là dans ce café d’un bled cafardeux, face à une bande de culs-terreux pantois et à une ourse mal léchée qui fait sa chochotte devant le pont d’or qu’on lui présente sur un plateau. Il abat sa dernière carte et, ignorant l’air effaré de son collaborateur, celui stupéfait des spectateurs, consent trois millions. Si avec ça, elle ne cède pas, il veut bien se couper la moustache.
    L’auditoire a vu qu’elle a cillé et Ringling croit un instant emporter le morceau, tant que, saisi d’un éclair de lucidité et, concomitamment, d’une bouffée de panique, sa témérité lui apparaît dans toute son inconséquence. L’échine glacée, il se rend compte qu’il s’est emballé et que l’aventure risque de lui coûter la peau de son menton. Suspendu aux lèvres de Clémentine, il se palpe les siennes, puis les poils qui les surplombent, et concède à part lui que leur sacrifice serait préférable pour ses finances. Mais une parole est une parole et la sienne, celle d’un Ringling !
    Clémentine se caresse doucement la barbe. Elle est tentée. Les grands noms résonnent dans sa tête ; des images de palaces et de salles combles défilent sur la toile de ses rêveries ; les bruits des vivats se mêlent aux roulements des tambours qui annoncent son entrée en scène. Elle est là, face à une assemblée de princes et d’artistes, qui n’ont d’yeux que pour elle et son opulente pilosité, qui redoublent d’hommages ; elle siège au centre de toutes les attentions. Oui, au centre de toutes les attentions. Ses prunelles brillent ; un frémissement parcourt la salle. Elle va consentir, elle va signer. Les clients du café sont figés dans l’attente de son acquiescement, quand Ringling et son collaborateur, tétanisés, le redoutent. On entend une mouche voler et soudain, le tintement du tiroir-caisse du bar, derrière lequel Joseph se tient. Joseph qui a rompu le charme sans le faire exprès et qui rougit.

    Quelques mois plus tard, Clémentine s’installe à Plombières-les-Bains, accompagnée de son mari et de sa fille adoptive Fernande ; sur le champ, y ouvre une boutique de lingerie fine et de dentelles. La renommée de l’imposante patronne barbue, trônant au milieu de ses petites culottes, se propage vite dans la région et la clientèle afflue. Elle songe parfois à ce jour où Ringling lui a déroulé le tapis rouge et offert le monde ; elle ne regrette rien. Elle n’est pas une bête, répète-t-elle à qui veut l’entendre, pour se convaincre elle-même qu’elle a pris la bonne décision. Elle n’est pas un animal de foire. Elle se tourne vers Joseph qui s’est à nouveau attribué la caisse, son poste de prédilection. Le regarde, apitoyée. Son pauvre homme est tout de même mieux ici, au cœur de cette cité thermale tranquille où les eaux bénéficient à sa complexion fragile. D’ailleurs, il souffre un peu moins de ses rhumatismes, note-t-elle. Il s’aperçoit qu’elle l’observe, lui adresse un petit sourire douloureux de son tabouret.
    — Joseph, murmure-t-elle dans un soupir.
    Que ferait-il sans elle ?


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  • J'ai eu le plaisir d'intégrer, cette année, un groupe d'auteurs franc-comtois issus pour beaucoup du Pays de Montbéliard et de Belfort et ses environs, un groupe judicieusement nommé Les Plumes Comtoises. Ce groupe informel constitué à l'initiative de Martine Blanchard (auteure), épaulée de Marie-Claude Guyot (auteure), rassemble plus d'une vingtaine d'écrivains s'exprimant dans tous les genres littéraires. Conduit par ses dynamiques inspiratrices, le groupe propose au public les ouvrages de ses membres à l'occasion de salons littéraires gourmands organisés dans les communes franc-comtoises (essentiellement du Pays de Montbéliard, mais pas uniquement) soucieuses de leur animation culturelle. Nous sommes ainsi allés à la rencontre des lecteurs de Mandeure, de Bavans, d'Etupes, de Pont de Roide et d'autres et, cet automne, nous rencontrerons, notamment, ceux de Badevel ou d'Audincourt. Et ce sont à chaque fois de très sympathiques moments de partage autour des livres et des gourmandises proposés par les auteurs !

     

    Les Plumes Comtoises

    Une partie des Plumes Comtoises à Etupes


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  • Lucien va tout casser !

    Grrrr... Lucien en a marre de chez marre. Va tout casser, le Lucien, si personne ne le retient. Ratatiner la terre entière. Fracasser les têtes de nœud qui la parasitent. Parce que, Lucien, il y a des limites, faut pas le chercher trop longtemps. Au-delà de son seuil de conciliation, il ne répond plus de rien. Il passe aux mesures de récurage. La purge à tous les étages. Grrr... Il ronge encore son frein. Dernière secondes avant allumage. Poings serrés, pieds tapageurs et bouche fulminante. Les yeux ne sont pas en reste, qui lancent à la volée des promesses de massacre en série. Carnage à tire-larigot. Boucherie, livraison imminente. Lucien a les nerfs en boule. Grr... Il serre les dent. Souffle. Tout rouge, sa face de furax. Ça va péter ! Déflagration en vue. Gare à l'onde de choc. Lucien n'est pas content et le monde s'en souviendra. Gr...
    — Bon, vous faites quoi ? Vous prenez quand même le sandwich au poulet ou pas ? lui demande la vendeuse, un tantinet agacée.
    — G...rglmph, répond-il, en acquiesçant grognon du menton.
    Lucien paie son déjeuner, prend son sachet, sort de la boutique et direct à la première poubelle, le jette dedans. Non mais... faut pas pousser, non plus ! Lui, c'est au thon qu'il voulait !


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