• En mai avec les "Plumes Comtoises" à Bavans, puis à Etupes

    J'aurai le plaisir de me joindre aux "Plumes Comtoises" pour présenter mes ouvrages aux lecteurs, lors de deux salons littéraires, au cours du mois de mai.

     

    Le samedi 13 mai, de 14h à 18h, je serai donc, en compagnie d'autres auteurs franc-comtois, à Bavans (25), à la salle des sociétés, rue du stade.

     

    Et le samedi 27 mai, toujours l'après-midi, aux mêmes horaires, je serai à Etupes, à la salle d'asile, 8 rue de la Libération..

     

    Deux bonnes occasions de se rencontrer en toute convivialité, autour de livres et de petites gourmandises.


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  • Lucien, la vrai vie, les vrai gensLucien est un vrai gens, qui vit dans la vraie vie.
    — Ben ouais.
    Il se tâte. Le pouls, la poitrine, les côtes, les glandes. Et plus il se tâte, plus il s'en convainc.
    — Ben ouais.
    Lucien n'est pas peu fier. Lui au moins est un vrai gens, pas comme tous ceusses-là qui sont obligés d'aller rencontrer des vrais gens pour savoir à quoi ça ressemble, la vraie vie, et qui malgré leurs efforts ne parviennent à s'en faire une idée. Les pauvres ! Cela ne doit pas être facile d'être un faux gens et de mener une vie factice. Il essaie de se représenter le calvaire. Une existence de zombie entre vie et mort. Coincé dans des limbes. Des personnes sans véritable consistance, ni épaisseur. Genre ectoplasme. À l'abri des contingences. Qui ne ressentent rien.
    Lucien se pince, tente de se rassurer encore une fois.
    — Aïe !
    Sûr, il est bien vrai ! Même que ça fait mal ! Toutefois, le doute subsiste.
    Oui, le doute subsiste car Lucien est un peu philosophe sur les bords et l'inquiétude le taraude. Il cherche l'argument imparable qui lui octroiera sans contestation possible son statut d'être véritable et non illusoire. Il se renseigne, se documente, s'informe, vérifie et, après plusieurs heures passées dans les arcanes du savoir accrédité et aux sources de la connaissance habilitée par les milieux autorisés, garants de la pensée valide, touche du doigt le principe fondateur du concept de vrai gens et de vraie vie, d'où il ressort, en gros, qu'un vrai gens est un raté et une vraie vie, une vie de merde.
    Lucien abasourdi par cette révélation, réfléchit. Alors ? Qu'en est-il ? Il se lance dans une vaste introspection de laquelle, au bout de dix secondes, il s'extirpe, réjoui et triomphant, fort de conclusions formelles et irréfutables. Il n'y a plus à s'angoisser : il est un vrai gens et vit dans la vraie vie.
    — Ouf, j'ai eu peur ! murmure-t-il, soulagé.


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  • Selon les pontes, les sachant penser,

    Tu es un pion, un Sancho Pança
    Un sans-dent, un d'en-bas
    Au sang chaud, prends-toi ça !

    Tais-toi et chair à pâtée. 

    Sancho


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  • "Pom pom pfff", primé et à lire sur nouvellescourtes.orgAprès monsieur Cornet, héros de ma nouvelle En trompette, primée lors de la précédente édition du concours de la nouvelle courte (voir ici), c'est au tour de madame Bruine, personnage de mon texte Pom pom pfff, d'avoir les honneurs du jury du concours.
    Ma petite facétie littéraire a en effet reçu le quatrième prix du sixième concours de la nouvelle courte organisée par l'association Ceraf Culture. j'en suis évidemment très fier et très heureux.

    On peut lire le texte, ici, sur le site nouvellescourte.org.


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  • Lucien vote UtileLucien a beaucoup réfléchi. Il s'est trituré les méninges, j'y vais, j'y vais pas, pour qui, pour quoi, a fini par se décider. Il votera Utile ! Et il est assez content de son choix. Je vais voter Utile, se réjouit-il, c'est bien, ça : Utile. Même que partout, on le dit, c'est le meilleur choix possible. C'est donc avec plein de bonne volonté et de détermination que Lucien se rend à son bureau de vote.
    Il se déclare, c'est moi : Lucien ; je viens pour le vote, se dirige vers les tables où sont empilés les bulletins à saisir. Il les passe en revue, les récupère les uns après les autres comme il se doit. À la fin de la recension, il s'étonne, revient sur ses pas, fait un deuxième tour. Il se gratte la tête, perplexe, et se plante au milieu, devant l'étalage, de façon à avoir une vision d'ensemble des cartes à jouer.
    — Veuillez avancer, monsieur, s'il vous plaît, intervient un assesseur, le préposé à la surveillance des bulletins de vote.
    — Je voudrais bien mais je trouve pas Utile. Il est où ?
    — Comment ça ?
    — Oui, Utile, il est où ?
    — Ben... euh, je ne comprends pas ce que...
    — Je veux voter Utile et je trouve pas le papier.
    Lucien se tourne vers le préposé à l'alimentation des piles de bulletins et lui montre les réserves adossées au mur, en attente de distribution.
    — Il est peut-être encore emballé. 
    — Tous les candidats sont sur la table, monsieur, lui répond-on, avec une relative fermeté, signe d'un certain agacement.
    C'est à ce moment que le préposé au maintien du bon ordre républicain intervient, soupçonneux à l'égard de ses collègues, flairant une tentative d'influence du corps électoral.
    — Que se passe-t-il ?
    — Ben, il y a que je veux voter Utile et que je le trouve pas ! 
    — Votre vote vous appartient, monsieur ! 
    Lucien considère son interlocuteur, s'interroge. Il se souvient des bulletins qu'il a en sa possession, les consulte, dubitatif.
    — Vous voulez dire qu'il est là, demande Lucien en agitant les papiers devant son nez.
    — C'est à vous de décider, monsieur.
    Face à l'air énigmatique du préposé, Lucien comprend qu'Utile se dissimule à l'intérieur du tas qu'il s'est constitué et qu'il lui revient de l'y repérer. Un peu comme dans les livres "Où est Charlie ?". Il hausse les épaules. Bah ! Il ne s'attendait pas à ce type d'épreuve. Faut toujours qu'ils compliquent tout, songe-t-il, et il n'est pas loin de le penser. Boudeur, il se résigne et entre dans le premier isoloir qui se présente.
    À l'abri des regards au-dessus de son épaule, il aligne les bulletins sur la tablette, les examine avec attention à la recherche de son préféré. En vain. Il les tourne, les retourne, eu quête d'un U, d'un T, d'un I et même d'un L et d'un E, à tirer dans l'ordre ou le désordre, sans lettre complémentaire. Rien. Au bout d'un moment, le préposé à l'intégrité des isoloirs tape à son rideau et interrompt ses investigations.
    — Monsieur, il faudrait laisser la place.
    — Je voudrais bien mais je trouve pas.
    — Des gens attendent, monsieur...
    Gna gna gna, marmonne-t-il. Z'ont qu'à pas le planquer, comme ça ! Je serais sorti depuis longtemps, si je l'avais trouvé. Lucien est un chouia contrarié. Et dépité, il décide d'abréger la partie. Il tire de sa veste son stylo fétiche, choisit le bulletin le moins froissé, raye sur le recto la mention inutile et, de sa plus belle écriture, en lettres majuscules, écrit UTILE au verso, si bien que le verso devient recto et vice versa. Voili voilà ! Soulagé, Lucien glisse le bulletin dans la petite enveloppe et sort, conquérant, de l'isoloir.
    Tête haute, il se dirige vers l'urne. Tend ses cartes d'identité et de votant au préposé à la vérification des inscrits. Et verse son offrande à la démocratie, dans le réceptacle. 
    — A voté, crie le préposé au remplissage des urnes.
    Il se tourne vers le préposé à la signature des registres, qui ressemble étrangement au préposé à l'intégrité des isoloirs – si ce n'est lui, c'est donc sa sœur – et se penche pour apposer son paraphe au centre de la case idoine. 
    — Vu que je l'ai pas trouvé, j'ai directement renseigné le bulletin, déclare-t-il en se redressant, assez content de sa sagacité et de son esprit de débrouillardise et pressé d'en référer au peuple à la ronde, afin qu'il en tire gouverne.
    L'assesseur le dévisage. Il a l'air un peu ennuyé.
    — Ah ben, c'est pas valide, alors !
    Lucien ne se laisse pas décontenancer. Il n'a que faire de ce Valide, dont il n'a jamais entendu parler.
    — Ben non, c'est ce que je dis, c'est pas Valide, puisque j'ai préféré Utile !
    Et fâché de tant de mauvaise volonté de la part des membres du bureau, à croire qu'ils veulent absolument empêcher les électeurs de voter selon leurs convictions, il quitte la salle en maugréant.


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  • Au-dessus de ses sourcils, je devine l'enfant qui dort. Des rêves tapis, enfouis sous des broussailles. Il passe la main dans ses cheveux, défriche une forêt d'idées noires. La paupière se lève. Des ailes se déploient.

    Après l'élan, l'envol.
    Et de mes lèvres, le vent qui porte. 

    Un souffle


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  • Il me dit prends ton bâton de pèlerin, Pilgrim, et essaie encore. J'en ai plein sous le coude, des mots empilés, des phrases à la chaîne que je continue à rallonger. Il me dit sème à tout va, le vent l'emportera. Je réponds j'en ai marre de taper aux portes, je voudrais maintenant qu'on me les ouvre. Oui mais. Mon énergie, je veux la consacrer à. Oui mais. Ecrire sans me soucier de. Mais non. Alors je choisis une île. Envoie vers, ma bouteille. Trois mois après, la sentence. Et trois mois supplémentaires pour m'en remettre et... retenter.
    Il me dit te plains pas, il y a pire. C'est vrai. Le pompon : j'ai pas à me plaindre, il y a pire. Il y a mieux aussi.

    Point blues. Petite humeur à vide. Mal chronique et guérison transitoire. J'écris. Je replonge.

    De guerre lasse blues


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  • Lucien revient !

     

    Voilà plus de deux ans que Lucien ne s'était pas manifesté !
    Une longue traversée du désert qui l'a éloigné des mondes virtuels. Une mauvaise passe dont il revient, mais pas mieux arrangé. Une période difficile au cours de laquelle le bonhomme s'est cherché sans succès derrière son ombre, sous la table et au bord du divan.
    La dernière fois qu'il est apparu, c'était là, sur mon ancien blog, et le pauvre, traumatisé comme tout le monde, se prenait pour Charlie. Sauf que chez lui, cela produisait de curieux effets secondaires.

     

    Je restitue ici le témoignage, tel que je l'avais alors (en février 2015) retranscrit : 

    Depuis que Lucien est Charlie comme les autres, ou presque, il souffre de troubles de la personnalité. "Je suis Charlie" a-t-il écrit en large sur son front pour mieux s'en convaincre, que tout le monde le sache et en prenne de la graine.
    — Je suis Charlie ! annonce-t-il d'entrée à son copain Max, qui vient de sonner à sa porte, en pointant du doigt l'inscription, au-dessus de ses yeux, la preuve qu'il ne raconte pas n'importe quoi.
    — Ouais, ben je sais...
    Lucien/Charlie est surpris. Les nouvelles vont vite, pense-t-il. Pour être sûr que son copain enregistre bien l'information, il répète :
    — Je suis Charlie !
    — Ouais, comme tout le monde, répond Max, qui se dit que Lucien est surtout neuneu.
    — Ah ?!!! Toi aussi, t'es Charlie ?
    Il n'en revient pas. Max est Charlie ! Et il ne l'apprend que maintenant.
    — Ben ouais...
    Mais s'il est Charlie, lui aussi, s'interroge-t-il, où est passé Max ?
    — Maaax ! crie-t-il à la cantonade, en quête de son ami absenté.
    — Ça va, j'suis pas sourd. Bon, Lucien, tu pourrais me filer les clés de ta bagnole.
    Lucien/Charlie regarde derrière lui. Personne ! Il scrute le fond du couloir. Pas de Lucien qui déboule !
    — Il est pas là, renseigne-t-il son nouveau camarade Charlie.
    — Quoi ?!! s'étonne le solliciteur. Qu'est-ce que tu me racontes ?
    — Ben Lucien, on dirait qu'il est pas là ! répète-t-il en fouillant à nouveau des yeux l'appartement, pour vérifier s'il n'y est vraiment pas.
    Max examine son interlocuteur. Une étude approfondie du spécimen. L'étendue des dégâts. « Putain... » marmonne-t-il, très impressionné.
    — Euh, Charlie, tu pourrais me passer les tiennes, alors ?
    Un temps de latence, avant que la connexion neuronale se fasse et que Charlie réagisse.
    — Ah ! Euh, oui... bien sûr.
    Et il lui confie les clés.

    Il referme la porte sur son ami. Un grand soupir de soulagement. Il l'a échappé belle. Quelle présence d'esprit il a eu, de lui donner les clés de Lucien plutôt que les siennes. On n'est jamais trop prudent. 

    Je me réjouis de retrouver Lucien sur les pages de ce blog. Il m'a en effet promis de donner de temps à autre de ses nouvelles. Je me ferai une joie de vous les transmettre, à l'occasion.


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  • L'association "Coeurs de Lyonnes" lance son concours d'écriture

     

     

    Un jour, un texte ! Tel est le défi littéraire ! 2000 signes espaces comprises, pour un projet solidaire de l'association "Cœurs de Lyonnes" ! Un concours littéraire ouvert à tous, lancé par l'auteure Emmanuelle Cart-Tanneur et son associée Véronique Jacomo.

     

    Le 12 mai à 19h, le sujet est dévoilé. 24 heures pour écrire. Et deux semaines au jury, dont j'ai le plaisir de faire partie (avec Danielle Akakpo, Valérie Laplanche et Frédéric Gaillard), pour délibérer ! Le 27 mai, les résultats sont dévoilés et trois prix sont décernés, avec un séjour à Roussillon en Provence offert au (ou à la) premier(e), l'occasion de découvrir les ocres et le Colorado (provençal) !!!

    Le règlement détaillé est consultable ici :
    Télécharger « cgv-reglement-1c66f2101a9648af90fbccfc7330f532 (1).pdf »

     Et les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes, cela se passe ici ! Il n'y a pas à hésiter !

    Vous pouvez suivre l'actualité de l'association sur sa page facebook !


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    A.C.


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