• à son tour il fallait bien que celui-ci arrive on peut dire que ça lui pendait au nez ou plutôt que ça pendait au bas de la cent quinze et son tour difficile de le passer quand la cent neuf la cent dix la cent onze la cent douze la cent treize la cent quatorze et donc la cent quinze précèdent on s'y attend on n'est pas étonné la logique est respectée après la cent quinze vient la cent seize d'autant plus quand à la fin de la cent quinze aucun point ne se manifeste pour conclure l'ouvrage si ça se terminait là l'existence de la cent seize en serait compromise on s'en plaindrait ce serait dommage mais peu probable alors qu'une cent dix-sept se présente au portillon et que suivent une cent dix-huit une cent dix-neuf et même une deux mille trois cent quatre-vingt-trois oui une deux mille trois cent quatre-vingt-trois c'est dire à quel point l'absence de la cent seize dans ces conditions inquiéterait d'aucuns évoqueraient un phénomène étrange voire bizarre de quoi se réveiller en pleine nuit en se demandant si on n'a pas perdu le sens des réalités et oublié de remplir sa déclaration d'impôt j'en ai des frissons dans le dos rien que d'y penser heureusement la question ne se pose pas la cent seize ne manque pas à l'appel on peut en être certain vu qu'on a les lunettes dessus et qu'on est en train de la lire la preuve de sa réalité en se demandant quand elle finira car on la trouve un peu longue on passerait volontiers à autre chose à la page deux cent trente-trois par exemple où une jolie fille attend que l'auteur la rejoigne dans son lit entre ses cuisses il paraît que ça tient chaud à condition que d'abord il enlève ses chaussettes même s'il a froid aux pieds et retire ses doigts de là ils n'ont pas gardé les cochons ensemble c'est sûr que ça mettrait un peu de piment et relancerait l'intérêt ou à la page neuf cent cinquante-six où l'auteur toujours lui pète les plombs et fracasse la tête de son dentiste contre la portière de son véhicule raye sa carrosserie avec les dents tombées sous le choc et d'autres raflées dans son cabinet pour le punir de son manque de respect ça lui apprendra à essuyer ses semelles sur n'importe quelle langue on ne vit pas dans une porcherie le genre de scène qui insufflerait un peu de rythme et d'action et qui changerait de la cent seize parce que là on s'emmerde la page cent seize traîne en longueur vivement qu'on passe à la cent dix-sept et justement ça tombe bien pile au moment où on en parle faut croire que l'auteur a un sens aigu du récit on s'émerveille de son talent la voilà qui arrive la cent dix-sept on ne l'espérait plus le lecteur a beaucoup de chance il se réjouit de sa bonne fortune va brûler un cierge et la voiture du dentiste se roule dans la fange au milieu des cochons tape des pieds saute de joie et remercie le ciel la mer et la terre sans oublier son 

    p 116 : la page cent seize


    3 commentaires
  • hier dans la série ma vie est passionnante je suis allé à la poste parce qu'il y a encore une poste dans notre petite ville j'ignore jusqu'à quand durera ce privilège je croise les doigts pour qu'on nous le préserve déjà que celui de se soigner devient rare qu'on nous parle en plus de nous supprimer nos liaisons ferroviaires une façon de désengorger les cabinets des grandes villes qui n'ont pas besoin de nos dérisoires problèmes de santé ils ont assez des leurs inutile d'en rajouter on raconte que certains prennent le train pour consulter il y a des petits futés partout et d'autres qui ne se refusent rien donc hier je suis allé à la poste en me disant que je devrais changer de lunettes avant qu'on brise les lignes je me le suis d'autant plus dit que j'ai croisé monsieur Biglet et que je ne l'ai pas reconnu j'ai vérifié mes verres ils étaient pourtant propres bonjour il a lancé en me tendant la main je lui ai prêté la mienne en me demandant qui il pouvait être cela m'arrive souvent de ne pas savoir à qui je m'adresse je ne suis pas un sauvage je souris quand même il s'est enquis de mon état général ça va j'ai hoché la tête et répondu oui et vous et puis je me suis rendu compte mais bien sûr c'est monsieur Biglet pas étonnant que je ne l'ai pas identifié il avait changé de coiffure il était blond alors que d'habitude il est chauve on n'est à l'abri de rien il m'a certifié que ça allait aussi de son côté malgré la tignasse qui lui avait poussé sur le crâne et a observé qu'on se retrouvait à la poste alors on va à la poste s'est-il exclamé il est perspicace monsieur Biglet à la nuance près qu'on n'y allait pas puisqu'on n'y était déjà je me suis gardé de l'objecter cela m'aurait amené à développer et je ne me sentais pas de m'étendre sur le sujet je me suis contenté de mesurer notre chance oui il faut en profiter ça ne durera pas éternellement il m'a considéré bizarre il avait le regard un peu absent sans doute que lui aussi avait besoin de nouvelles lunettes et il s'est rappelé qu'il devait partir il avait un train à prendre pour voir un ophtalmo et il comptait en profiter tant que c'était encore possible il m'a salué en me souhaitant une bonne journée bien que je n'aie rien contre et s'est dirigé vers la sortie je n'étais pas contre non plus son départ tombait à pic surtout que je n'avais pas que ça à faire j'avais une place à occuper dans la file devant la machine distributrices de timbres un passage obligé si je voulais envoyer ma lettre je me suis donc mis derrière une dame que je ne connaissais pas même si elle avait aussi des cheveux et j'ai attendu mon tour qui n'arrivait pas vite pas de quoi se plaindre non plus on n'était pas aux

    p 352 : à la poste

    MIB 3


    votre commentaire
  • m'ennuie je m'ennuie je m'ennuie je m'ennuie tiens un ver de terre desséché échappé du bloc compost le pauvre ça pardonne pas déshydratation en règle c'est assez répugnant sur le parquet je vais chercher la pelle la balayette je ramasse et hop poubelle je remets les ustensiles à leur place et retour au salon je m'ennuie je m'ennuie je m'ennuie je tourne en rond pourtant j'ai des tas de trucs à faire tant que je sais pas par quoi commencer et inutile de me lancer alors que j'ai à peine vingt minutes devant moi je serai obligé de m'interrompre en plein milieu j'aime pas ça du coup je m'ennuie je m'ennuie je m'ennuie tiens il pleut mince c'était pas prévu faut que je change de chaussures que je choisisse des pas trouées des qui prennent pas la flotte je sais pas comment ils se débrouillent aujourd'hui les chaussures au bout de trois mois les semelles sont percées j'admets que creuses comme elles sont on peut pas s'attendre à autre chose que de la merde avant les semelles étaient pleines enfin je crois du moins elles prenaient pas l'eau aussi facilement c'est le sens de l'histoire le creux on nous vend du vide après à nous les pieds trempés bon ben y'a plus qu'à changer de chaussures alors j'opte pour les de randonnées qui sont pas encore percées c'est pas très classe mais j'aurai les pieds au sec et je préfère avoir les pieds au sec qu'être classe à vrai dire je m'en fous de la classitude ma fille elle est pas d'accord elle trouve que je devrais faire un effort personnellement j'estime que c'est du temps perdu le temps que tu cherches comment avoir un peu d'allure tu peux l'employer à des choses plus intéressantes par exemple là je tourne en rond dans le salon je regarde par la fenêtre et qu'est-ce que je vois madame Gardon qui sort frétillante comme un ah ah ça me fait toujours rire bref si je m'étais occupé de mon apparence j'aurais pas vu madame Gardon sur le trottoir ç'aurait été dommage d'autant qu'elle vient de se vautrer elle me fait penser au ver de terre que je viens de ramasser et expédier à la poubelle je me demande si elle s'est fait mal faudrait peut-être que je descende lui apporter mon aide elle est gentille madame Gardon même si elle est moche elle aussi comme quoi ça signifie rien je pourrais descendre et faire mon zorro tadam pas de souci j'arrive apparemment c'est pas la peine elle se redresse toute seule se frotte un peu le derrière regarde autour si on l'a vue elle est un peu honteuse et puis elle reprend son chemin en se tâtant les hanches sous la pluie parce qu'il pleut toujours je la suis des yeux et elle disparaît au coin de la rue je m'écarte de la fenêtre je m'ennuie je m'ennuie je

    p 525 : le ver et la semelle creuse


    votre commentaire
  • me gratte le front soupire lève la tête tiens il y a un fil d'araignée qui pend un vieux fil empoussiéré il se balance il n'y a pas un souffle il se balance quand même il en faut peu c'est tellement léger un vieux fil d'araignée que ça peut bouger avec rien en mouvement juste un imperceptible flux d'air qui se propage sans que le moindre cheveu soit déplacé je le regarde le fil pend au plafond c'est curieux que je ne l'aie pas remarqué avant je me demande depuis combien de temps il se trouve là quelques jours ou plusieurs semaines je l'avais peut-être remarqué mais n'y avais pas prêté attention des fois on remarque des choses on ne s'y attarde pas on n'intériorise pas ça stagne à la surface de la conscience puis ça coule dans ses limbes il faudrait que je l'enlève un coup de balai suffirait sauf que j'ai plus important à faire j'ai ce texte à rédiger avec tous ces mots qui ne viennent pas sûr que ça me faciliterait l'existence si le fil se décrochait de lui-même mais c'est peu probable ça ne tombe pas tout seul un fil qui pend c'est dommage je n'aurais plus à m'en occuper il voletterait jusqu'à moi dégoulinerait sur mon visage je n'y tiens pas mieux vaut que le fil demeure pendu là-haut tout bien considérer je m'interroge et le lecteur commence sans doute à s'ennuyer je le comprends à sa place moi aussi je m'ennuierais les histoires de fil qui pend ne m'intéressent que modérément peut-être que si je lui dis au lecteur si je lui dis que derrière moi sur le lit défait pendant que j'essaie de travailler sous le fil qui pend si je lui dis que derrière moi sur le lit défait une femme étendue et nue attend que j'en vienne à bout et m'y mette si je lui dis ça au lecteur s'ennuiera-t-il moins je peux légitimement me poser la question une femme nue derrière moi tandis que je regarde ce fil qui pend et qui risque d'y rester longtemps au plafond des semaines voire des mois si je ne lui règle pas son compte maintenant au fil qui pend il suffit que je passe à autre chose que je n'y pense plus et le problème se reposera le fil qui pend m'empêchera de me consacrer à l'essentiel aux mots à aligner il me détournera de mon travail surtout s'il se balance le fil qui pend au-dessus de moi d'autant qu'avec un simple coup de balai il ne pendrait plus

    p 122 : le fil au plafond (et le poil dans la main)


    votre commentaire
  • je tourne en boucle je recommence consulte mon blog le forum ma boîte mail facebook retour au blog des fois qu'un truc se soit produit pendant que j'étais sur facebook mais rien alors direction le forum et retour sur le réseau j'ai peut-être reçu un message une notification un signe de reconnaissance mon statut est resté vierge les gens se moquent de ce que j'écris je les comprends une photo de chat se répand suscite l'enthousiasme la dernière indignation du jour provoque un tombereau de réactions des insultes des vérités qu'on détient et assène des saloperies des invectives il y a eu les révoltés du Bounty on ne compte plus les révoltés de facebook si bien qu'on se demande pourquoi notre monde n'a pas encore sombré pourquoi il n'est pas meilleur avec autant de révoltés de certitudes de solutions des mots des mots ectoplasmes jetés dans un puits sans fond je clique sur mon blog j'ai eu un visiteur supplémentaire le compatissant je le remercie je lui souris je passe en revue ma messagerie retourne sur facebook j'aime un poème j'aime une nouvelle j'aime un livre j'aime un salon du livre j'aime qu'on m'aime ce n'est pas souvent pas autant que je le souhaiterais certains s'y risquent je les connais il n'y a jamais assez de "j'aime" et beaucoup trop de gens qui veulent qu'on les aime mais qui rechignent à aimer qui crient "aimez-moi bande de salauds" et qui sont eux-mêmes coincés du clic poing et pouce baissés faut pas déconner non plus la réciprocité est un gros mot pire que de vendre son âme on ne va pas s'abaisser à ça signaler un statut qui ne nous concerne pas lui prodiguer un petit intérêt qui nous manquerait un éclairage une lueur l'important est d'être aimé pas d'aimer je reviens à mon "journal" j'aime un événement je fatigue me lasse d'aimer des murs j'aime une page je partage on aime que je partage on s'indigne c'est à celui qui s'indignera le mieux qui saura le mieux qui pensera le mieux des contradictions du vide jeté dans le vide qui n'avance à rien ne mène à rien ce n'est pas grave c'est pour parler occuper la place répéter ce que tout le monde dit à longueur de temps et de pages et le clamer comme si on le disait en premier que de la gueule des postures on prend la pose il s'agit de le croire de s'en convaincre de le faire croire je retourne sur mon blog rien de nouveau je consulte mes mails rien de nouveau je repasse sur facebook on s'indigne on réclame de l'amour garde le sien pour soi se plaint du manque d'attention garde la sienne pour soi le monde s'enlise pareil je consulte mes mails je tourne je con je tourne tourne je tourne je con je tourne tourne tourne con tourne tourne tourne tourne tourne tourne tourne tourne

    p 13208 : dans une roue

    Par PenyulapAnna Frodesiak — https://en.wikipedia.org/wiki/File:The_Fairybread_Barnstar.gif, CC BY-SA 3.0,
    https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=48767635


    votre commentaire
  • qui vole c'est fou en cette saison on devrait être tranquille au moins pas être emmerdé par les mouches mais non elle est là elle revient sans gêne se pose sur mon index ça chatouille je la chasse rien n'y fait elle a décidé de m'enquiquiner se colle à mon front des claques oui elle mérite je frappe aïe raté elle s'enfuit je bats des mains des bras des pieds elle insiste me tourne autour me persécute j'essaie de l'attraper de l'assommer de la fracasser un bon coup de pied au derrière je me cogne contre la table ça fait mal et la voilà qui rigole elle est contente se moque de moi et bzzz et bzzz elle en rajoute tu m'as ratée tu m'as ratée t'es un gros naze t'es un gros naze j'essaie de la choper en traître elle se débine de justesse un peu plus et je la scotchais sur le mur elle s'est échappée j'ai rien vu entre mes doigts vive comme l'éclair et la voilà qui se ramène encore et me nargue t'es un gros naze t'es un gros naze je m'énerve lui dis que ce n'est pas correct que le lecteur s'emmerde qu'il faudrait adjoindre un peu de sexe à cette relation entrer dans les détails être plus précis quitte à être redondant et pointilleux ne rien laisser au hasard aller au fond des choses développer et étayer par souci d'exhaustivité et de précision mais rien n'y fait elle n'en a pas terminé elle vole me titille me harcèle elle a décidé de me

    p 213 : la mouche


    votre commentaire
  • sonne je n'ai pas envie de répondre alors je ne réponds pas il sonne malgré tout ça m'énerve ce n'est pas la peine de sonner je ne répondrai pas inutile d'insister il insiste quand même il ne comprend pas il sonne il est bête ce téléphone je n'ai pas envie je n'ai pas envie c'est comme ça et l'autre malgré tout sonne et re-sonne tu parles d'un casse-pieds quel sans gêne il sonne cela devient insupportable tête à claques pour qui il se prend je ne suis pas le genre de gars qu'on sonne non ça on ne me sonne pas moi enfin ça dépend le four il peut il faut reconnaître qu'il a des arguments si je l'ignore il brûle la tarte c'est dommage quand la tarte est brûlée parce qu'elle est moins bonne et moi je la préfère quand elle est bonne tandis qu'avec le téléphone aucun risque il ne brûle pas de tarte tant pis pour lui sauf quand je réponds ça m'arrive des fois et là paf je réponds et la tarte brûle parce que si je lui réponds je ne peux pas répondre au four en même temps on ne se comprendrait plus du coup la tarte brûle et forcément elle devient moins bonne voire cramée c'est ballot alors je ne réponds pas il ne vaut mieux pas il sonne je ne réponds pas il sonne sonne toujours je lui lance tu perds ton temps

    p 56 : Gaston


    votre commentaire
  • au tour de la chaussette jaune d'être trouée c'est triste mais il faut se rendre à l'évidence se résigner et accepter son sort je n'ai pas le choix mon gros orteil que ça lui plaise ou non est condamné à s'exhiber il se rétracte tente de tirer à lui les mailles en bordure pousse ses frères dans leurs retranchements afin qu'ils lui cèdent un peu de terrain à l'abri des courants d'air la démarche est vaine ils ont beau être unis comme les doigts du pied quand il n'y a plus de place il n'y a plus de place le pouce n'a qu'à assumer son air bête révélé au grand jour et supporter l'impudeur qui lui est imposée il n'est pas fier le pauvre je sais à quel point cette exposition lui coûte qui préfère la discrétion passer inaperçu et vivre caché pour vivre heureux il se sent vraiment idiot là à travers le trou de la chaussette jaune je compatis comprends son désarroi sa situation est délicate c'est ainsi je n'y peux rien du moins pas pour le moment il devra vaincre sa timidité et affronter le ridicule les regards en biais les sourires narquois vivement que j'enfile ma chaussure espère-t-il qu'il souffle un peu retrouve un chouia d'intimité je sais ce qu'il pense que je pourrais enlever la chaussette la remplacer ou la remiser ce serait sympa faut pas rêver non plus j'ai d'autres priorités que de combler le trou j'ai des responsabilités je le lui explique inutile d'insister de me faire l'ongle doux il n'en est pas question et puis n'exagérons rien ce n'est pas si grave pas de quoi m'obliger à prendre une aiguille et du fil il y a des limites déjà que le lecteur s'ennuie je ne vais pas en plus lui infliger une séance de raccommodage avec le bout du fil à effiler dans la bouche puis à introduire dans le chas à essayer réessayer me voilà contraint d'enlever mes lunettes parce que je peine à y voir le fil m'échappe me glisse des doigts où est-il je l'avoue je ne suis pas très habile de mes mains et les travaux minutieux me portent sur les nerfs d'autant que moi aussi je vieillis à l'instar de la chaussette jaune elle c'est le trou moi c'est presbyte et des cheveux blancs et des rides alors 

    l'heure de la chaussette jaune


    2 commentaires
  • non tu ne t'ennuieras pas non tu ne t'ennuieras pas non tu ne t'ennuieras pas non tu ne t'ennuieras pas non tu ne t'ennuie-

    Mantra 

    Concentre-toi cinq minutes sur les points colorés et cligne des yeux trois fois.

    Alors ? C'était bien ?

     


    3 commentaires

  • sais pas comment j'ai pu l'oublier j'y ai pensé pourtant faut que je prenne mon parapluie il va pleuvoir et je pars sors et merde il pleut c'est pas de chance je n'ai pas emporté mon parapluie l'ai laissé chez moi alors que j'avais prévu de l'emmener ben oui je m'étais dit il va pleuvoir je prends mon parapluie et puis j'enfile mon manteau me mouche parce que j'étais un peu bouché ouvre la porte franchis le seuil descends quitte l'immeuble et merde il pleut trente pages que ça dure et j'ai pas mon parapluie avec moi je l'ai oublié dans le feu de l'action malgré ma préparation psychologique je le voyais bien qu'il allait pleuvoir dans ces cas-là mieux vaut sortir couvert le parapluie est tout indiqué dans ces circonstances je me prépare prends mon manteau je verrouille la porte me dirige vers le hall d'entrée me voilà dans la rue et merde il pleut


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique