• Les portes closes

    J'ai plusieurs textes sous la main. Sans en terminer aucun, comme si je leur refusais de s'émanciper. Je retarde l'échéance, reprends, corrige. Me dis que c'est bon. J'envoie à un éditeur, l’Éditeur. Au compte-goutte, tant le geste me coûte. Un éditeur qui devrait être le bon ou alors c'est à n'y rien comprendre. Je n'y comprends rien. On se compare, on se jauge, on se trompe. Je suis habitué. La lettre retour, quand il y en a une. Deux mois après, parfois cinq. Et la ligne éditoriale, le programme complet pour deux ans qui verrouillent l'accès. Justement la ligne éditoriale, dans laquelle je suis en plein, malgré ce qu'ils racontent. Je regarde. Je lis. Des mots pour faire passer la pilule du refus. Avec un peu de désinvolture pour que ça glisse. Ça glisse. Je suis habitué. J'ai eu le temps d'écrire depuis mon envoi. De me détacher du texte. Absorbé par autre chose. Les semaines passent. Puis j'y reviens et recommence : un autre éditeur. Le bon, cette fois !

    Je suis las de taper aux portes closes.
                                   Néanmoins, je continue.
                                                       La tête contre les murs.
                                                                                    Avec parcimonie.

    Aïe !


  • Commentaires

    1
    Lundi 10 Août 2015 à 14:48

    Courage Benoit ! Tu peux toujours me faire une proposition pour la collection Lapidaires...

    2
    Lundi 10 Août 2015 à 19:11

    Merci patrick !!! biggrin

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