• Âme BATée

    Âme BATée

     BAT

    Ce moment où l'on valide le BAT*, où l'on signe le contrat. Le soulagement est là ; l'exultation, aussi. Et l'appréhension. Et le sentiment d'abandon. On coupe le lien, tranche dans le vif. On se dessaisit, s'aliène le texte.
    Dès lors, on s'en gardera autant que possible. On n'ouvrira l'ouvrage qu'à contrecœur avec la sourde angoisse d'y trouver des défauts, des passages à amender. C'est une épreuve d'être confronté à un texte "achevé", pour lequel on ne peut plus rien, et de se heurter à un mot, une tournure, une phrase dont on se dit qu'on les changerait bien, qu'il y aurait mieux à écrire... On en a des suées. L'on préfère donc le tenir à l'écart ; l'on n'y reviendra que si on y est obligé, pour une présentation, une lecture, un échange avec des lecteurs. Il faudra du temps... du temps pour l'accepter tel qu'il est, le lire pour ce qu'il est, comme on le fait d'un autre livre, sans que s'impose l'idée d'en modifier le contenu, l'idée qu'il s'en trouverait mieux... bref, pour l'/s'affranchir.

    *BAT : Bon À Tirer (dernière version de l'ouvrage, prête à l'impression).


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